L'Histoire de Tout en Syreeni

« Tout en Syreeni » vous convie à la découverte de cette contrée verdoyante par le biais de ses différentes productions arts et plus encore.
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- Pour en apprendre plus sur ses origines ;
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À Propos de Syreeni

Derrière le nom d'artiste « Syreeni » se cache une passionnée des arts et de la culture au point d'en avoir fait mon métier. J'oeuvre comme Agente à l'Accueil et à l'Information de type Touristique depuis 2013 sous différents rôles.

J'avais ouvert ce blogue en 2009 afin de partager directement mes passions et de laisser une trace de leur existence dans le filin du temps.

En espérant vous émerveiller à chacun de mes billets. Mes plus cordiales salutations.


Pour me contacter : gabriellelavoiearts@outlook.com

mercredi 15 février 2017

Lecture : Les Libraires #97 (automne 2016)


Revue Les Libraires #97
Édition d'octobre et de novembre 2016


Depuis des années que je lis la revue Les Libraires. Or, le flot de ses parutions me dépasse. Quand j'en ai une entre les mains, je ne la lis pas assez rapidement, déjà un nouveau numéro paraît! Pour ne pas en perdre une miette, je la glisse dans un coin de mon bureau avec ses sœurs. Et je lui dis « Un de ces jours... » Depuis, j'en ai accumulé deux dizaines!

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Une nouvelle allure?


Pour cette édition automnale, il est précisé que la revue aurait subi une cure de rajeunissement. Déjà que la manufacture d'auparavant (datant de moins d'un an ou deux) était ordonnée, agréable, pour la variante actuelle, je me m'y plonge pas de manière aussi aisée. Les artisans du livre ont beau être enthousiasmés devant son allure, son esthétisme, sa qualité... Pour ma part, je me perds, à ne plus trop trouver que ce que j'y cherche. Mes yeux traînent, se perdent sous la multitude d'informations qui y circulent. Autant du côté éditorial gorgé de mots, de paroles, d'idées, de mouvements, autant du côté des publicités de maisons d'édition ou se dédiant au Salon du Livre de Montréal. Comme s'il y avait trop d'images sur une même page. Pourtant, ce ne sont pas les textes informatifs qui manquent. Peut-être est-ce sa dimension gargantuesque qui occasionne ma confusion? 


Reportage « Qu'est-ce que la littérature québécoise en 2016 »


À première vue, cet intitulé me parut unique, et sympathique. Qu'est-ce que les artisans du livre québécois avaient à dire sur le sujet? Je lis le reportage avec attention... comme bien d'autres le liront. Séparé en trois volets, l'un propose un aperçu tantôt global, tantôt ciblé sur cette littérature, l'autre sur ses écrivains et un dernier, sur ses éditeurs. Mon préféré a été le troisième. Les éditeurs décrivent notre littérature d'une manière poétique, charmeuse, aussi lente et douce que le respir d'un ensommeillé. Sur le bord d'un rêve... à atteindre ou déjà atteint. Je ne m'y attendais pas. Je vous remercie, vous m'avez envoûtée.

Pour les deux premières... Je m'attendais à quelque chose de plus... de moins... de... Je ne me suis pas reconnue. Pas dans cette littérature que je côtoie pourtant depuis un moment. Comme si ma réalité était non partagée avec celle-là. Aucune mention d'auteurs des littératures de l'imaginaire ou fantaisiste. Que des auteurs d'écrits réalistes, blanc sur blanc, avec pour toute originalité une vision du monde – pour chacun – personnel. Comme s'il s'agissait de la dernière cuvée de parutions pour cette année, et non pas, d'une sélection choisie du pouls des écrits québécois de ces dix dernières années par exemple.

Les autres textes de ce reportage du reste présentent ce qui se feraient de mieux au Québec à travers la bande dessinée, la littérature policière qui nous fait voyager au-delà des noms d'auteurs connus qui circulent sans cesse (eh ben! Il en existe d'autres!!) et la littérature jeunesse (toujours des publications de ces deux dernières années! Cela semble signifier que la vie des livres ne peut s'étirer davantage, à moins de gagner des prix là où le temps n'a plus d'importance, comme pour Mlle Blouin. (Jetez un œil sur son blogue!)).

Pour lire les articles de ce dossier (qui sont également disponibles en ligne), c'est ici


Un titre qui ne m'aurait pas intéressée autrement


Bien sûr, comme à chaque numéro, il y a un lot de publications qui attirent l'attention et dont les titres reviennent, d'article en article, comme un rappel, un appel à les suivre, à les apprécier. Ces titres ont eu la grâce d'avoir été choisis par ce bassin de lecteurs avisés (que sont les libraires et autres gens du milieu du livre). Je ne leur en tiens pas de rigueur. Ils font leur travail. En général, ces livres m'attirent peu. Toutefois, en lisant la chronique de M. Dominic Tardif, je parviens à saisir l'éloge convié à la première publication de la chanteuse Stéphanie Boulay, laquelle ne m'aurait pas intéressée autrement. Dans l'article de M. Tardif, je lus : « [L'héroïne] vit dans une maison rongée par la crasse et les souris, laissée à l'abandon par Titi […]. Cette enfant [collectionne] les trèfles à quatre feuilles et passe beaucoup de temps au bord de l'eau […] ». (p.21) Ce résumé et sa protagoniste singulière me convainquirent.

Pour lire cet article (qui est également disponibles en ligne), c'est ici


Autres offrandes, autres micromondes


Les autres articles portent sur des thématiques qui reviennent de numéro en numéro. Ici, un article sur des essais sur les finances offert par le professeur en philosophie Normand Baillargeon – lui-même essayiste de profession. Là, un article de la Mme Vonarburg en remplacement soit Ariane Gélinas. Un premier article pour Les Libraires qui rappelle plus le texte littéraire qu'un texte d'informations vulgarisées. Sa lecture est pétrie d'éléments issus du récit de ses titres de romans choisis... du moins la première partie dédiée à l'auteure de fantastique Martine Desjardins. Quant à l'article de Philippe Fortin, libraire chez Marie-Laura, il nous fait découvrir la plume incisive, ironique et cynique du français Jean-Paul Dubois, où pour lequel tous les héros – peu importe le roman – optent pour l'un de ses prénoms. Quelle singularité! Une intrigue qui m'incite à analyser l'ensemble de son oeuvre afin de cerner si ce « Paul » est un dédoublement de l'auteur ou pas. 

En somme, cette revue s'avère être une pièce maîtresse pour toutes parutions littéraires d'actualité, qu'elles suscitent l'attention ou pas, tout en demeurant une option personnalisée pour tout artisan du livre désirant proposer des œuvres qui n'auraient pas toujours d'autres réalités, d'autres prises en charge que leur simple parution chez un éditeur, et distribution sur les étalages déjà surchargés.

FIN

La chronique de Normand Baillargeon est disponible également en ligne
L'article d'Ariane Gélinas est disponible également en ligne
L'article sur Jean-Paul Dubois est également disponible en ligne

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