Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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dimanche 30 avril 2017

...pour de la poésie (fin de mon billet « Quitter une mauvaise ambiance»)

Vous vous en doutez, le processus long dans lequel s'amoncelait un amas de difficultés lié au déménagement de mes pénates est terminé – à quelques détails près. Je suis épuisée par tout ce que cette activité demande. Un bon mois à m'habituer à mon nouvel environnement, qui est vraiment différent de l'endroit où je vivais avant. C'est tellement silencieux.

Un bout de texte lyrique pour conclure  :

Déménagée!

Mon nouveau chez moi est tellement autre chose. 
Je me sens à la campagne ici.

Pourtant, je n'ai pas quitté Montréal.

Le silence est prenant.

La moindre voiture passant sur ma rue
semble être un événement, comme à la campagne.

Les oiseaux se posent sur les cordes à linge, 
les fils électriques,
joyeusement, tranquillement, 
chez eux.

 Les enfants du voisinage courent, rigolent... 
n'ont pas à s'inquiéter de l'environnement qui les surplombe.

La neige tombe en poésie.

Je me réveille, au matin ou quitte mon écran d'ordi 
et fais « Mais où je suis déjà? » 
Et me perd dans les pièces de cette maison, grande, grande comme ça se peut pas.

Ici, c'est la sérénité qui mène et me mènera loin.

Enfin...

vendredi 28 avril 2017

Quitter une mauvaise ambiance... (et des douceurs du quartier)

Je ne vis plus dans Hochelaga. Hochelaga est un quartier qui se meurt. Les autorités ont beau rénover les parcs, créer de nouveaux espaces verts, rallonger les pistes cyclables, ce n'est pas ce dont les citoyens ont le plus besoin. Leurs demandes quotidiennes d'écoute, d'entraide, leur soif de sécurité et de quiétude, sont ignorées. Les citoyens ont besoin de se sentir chez eux, et non jugés à la volée parce qu'ils vivraient dans un quartier stigmatisé « malfamé » depuis trop longtemps. À force de continuer à le dire, l'endroit n'évolue pas, il reste minable. Ce n'est pas une façon de faire! Pas une façon de respecter les gens! De respecter la vie!

Je ne regrette pas d'avoir vécu dans ce quartier. Ce que je regrette ce sont des mentalités qui demeurent là, condamnées comme l'adhésif d'une vieille étiquette, autant chez certains qui y vivent que chez certains qui y promeuvent leur commerce ou immobilier. L'hypocrisie, le non-respect de l'autre, voire d'eux-mêmes, un désintérêt de travailler à avoir un environnement sain et sauf. Ce que je déplore et suis impuissante à remédier.

Pauvre est celui qui détruit les autres!
La méchanceté n'a jamais rendu personne plus heureux !

Proverbe chinois

J'ai appris - trop tard hélas - que je ne vivais pas dans le bon secteur d'Hochelaga. Personne n'avait jugé bon de me prévenir par le passé. Encore de l'insouciance, de l'imprudence.

J'y ai quand même vécu des jours, des mois, des années heureux. J'en conserve de beaux et doux souvenirs. Je n'avais pas peur de me promener sur la grande rue des magasins qui était intitulée « Les promenades Ontario ». (Je dis ça, parce que j'ai déjà vécu à des endroits où se promener seule octroie des rencontres bizarres et indésirables... oui, même à Montréal... ce genre de bêtises humaines arrivent.)

Mais pourquoi l'avoir changé pour seulement « Hochelaga » ? Tandis que nombre de commerces sont clos à présent. Je ne parle pas pour le super Club Vidéotron – le seul club vidéo du coin -, qui a fermé ses portes un peu partout dans la ville. Je parle pour les artisans du secteur : les restaurants de nourriture maison (comme Chez Clo, dont je suis tellement triste que le projet ne soit jamais revenu sur la table), les boutiques qui vendent des objets utilitaires ou décoratifs, les librairies qui peinent à demeurer vivantes...

Quand je parle de « librairie », je parle de Plume et Chocolat qui se consacrait à la cause des enfants (et du chocolat ;-D ) qui n'a survécu que deux ans après ouverture. Rien avoir avec la Librairie Z  qui demeurera sur place, parce qu'il a derrière un beau bassin de souteneurs issu de la Bande Dessinée Québécoise.

Je ne m'inquiète donc pas. Pour l'actuelle librairie La Flèche Rouge, est-ce que ses jours sont comptés?
1) pourquoi subsisterait-elle plus longtemps que ma première mentionnée ci-dessus? 
2) j'ai lu qu'un projet de Place Publique allait émerger pile devant ce commerce, sur l'espace du stationnement de l'église se trouvant de l'autre côté. Comme il s'agit de financement politique (lié au 375e anniversaire de la création de la Ville de Montréal), comment pourrait-elle vivoter, car elle y accueille nombre de gens de gauches (pas que je suis contre... si seulement la Gauche était vraiment la Gauche de Charles Dickens ou de Victor Hugo...), alors qu'habituellement, les relations entre autorités et ces gens sont assez tendues et compliquées merci ?
Je ne m'avance pas davantage sur ce sujet. Je suis touchée par le propos (de l'origine de la librairie et des fanzines qu'elle y promeut), parce qu'il s'agit de sociofinancement et de DIY, mais pour les autres sujets, je ne me sens pas concernée.

Je retournerai sur les non « Promenades Ontario » rien que pour visiter mes commerces préférés comme la Fruiterie Papaye et Mangue où j'y déniche à chacune de mes visites des aubaines à petits prix. La Biscuiterie Oscar qui fait le bonheur des petits et grands en offrant tous les bonbons et chocolats possibles et inimaginables (dont les friandises Harry Potter), y compris la vente de biscuits en vrac qui est pratique, si un client en désire plus que le simple paquet pré-mésuré vendu dans les épiceries et aussi, pour éviter le gaspillage d'emballage. Il y a aussi les boutiques Aliments Merci (une sur Ontario, une au Marché Maisonneuve – plus à l'est) où on trouve vraiment de tout : fruits séchés en vrac, bio comme non-bio, céréales de toutes sortes, produits végans, etc. La Papeterie de L'Est qui fonctionne comme un magasin général, mais qui a aussi des rangées garnies de matériel de bureau. C'est bien simple, j'y trouve plus ce dont j'ai besoin – en particulier – qu'au Bureau en Gros, voire à la COOP de l'UQAM. Et il vend parfois des produits pratiques et meilleurs encore que chez Dollorama – entreprise riche à craquer – qui lui fait face, à l'autre bout d'un stationnement interminable.

Bon, j'ai assez faite ma promo pour ces commerces. hihi ^ ^