Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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dimanche 29 janvier 2017

Indésirable cyberdépendance : rechutes et vérités

L'année 2016 a été une année particulière pour moi pour tenter, à plusieurs reprises, de laisser tomber les jeux virtuels et aller de l'avant. 

J'ai rechuté à plusieurs reprises. 

Je suis mal à l'aise de le souligner, surtout que je l'affirmais le contraire dans un billet antérieur, ici. Ce n'est vraiment pas facile de quitter un tel patern. Il est développé en soi comme une urgence ou un besoin indésirable d'être assouvie, là, maintenant, sans entrave, comme si la chose était accessible en tout temps, à tout moment, suffit juste de s'y pointer. 

Or, en y retournant, est-ce que j'en tire vraiment du positif? À part pour pratiquer mon anglais lorsque je communique avec d'autres joueurs? Pas grand-chose. Sauf le plaisir de gagner une partie. Et d'en redemander une autre, et une autre encore. 

À la fin décembre, je m'étais donnée congé de Toile*. Quatre jours d'affilés à ne pas m'y rendre. Cela m'avait fait du bien et permis de revenir dans le monde réel ou concret. Or, je ne voyais pas ces jours comme des jours de désintox. Juste des moments où je pouvais retrouver mes petites affaires sans personne n'ait à rétorquer quoique ce soit, moi y compris. Après 3 jours, je commençais un peu à m'ennuyer. Pour vrai! Comme si je n'arrivais plus à me trouver une activité bien pour me changer les idées ou juste pour avoir l'esprit occupé. La Toile me manquait. O.O J'ai osé une quatrième journée, coupé du monde. Et après, je suis revenue « à la vie ». Ouin. Et c'est bizarre. À peine revenue et le désir jamais insatisfait de jouage virtuel est revenu en moi. Et j'y suis retournée. Bon an, mal an. Et je me suis couchée à deux reprises autour de 4 h du matin. Pour me lever à des heures de fous. Même si une toute petite voix me disait « Mais c'est le temps des fêtes! Tu y as le droit ! » Mais, les autres fois... Ce n'était pas le temps des fêtes. Je n'aurais pas dû plus me le permettre. Si une activité dans ce style devient une habitude, elle n'est plus perçue comme une récompense, mais presque comme un parasite ou un tic, non? 

Durant les trois dernières journées de ce mois, j'ai décidé de me concentrer à autres choses. La Toile, certes, toujours présente, toujours accessible, mais je sais que j'ai mieux à faire dans ma vie que de m'y perdre (jouage inclus). J'ai vaqué à des projets d'écriture que j'avais sur la table. La première fois - durant une sorte de sevrage que je m'impose - n'a pas été évidente. J'étais assise à mon bureau à coucher sur des feuilles une histoire que je désirais développer. Et ç'a recommencé à me tiquer. L'idée de retourner à un jeu virtuel. D'y aller et de me « faire plus de fun » que ce travail en cours serait à temps perdu ou laborieux. Et ma petite voix d'écrivaine disait « Non. Tu n'en pas besoin. Tu as mieux dans ta vie. Et tu as des projets à arriver à terme. Tant de projets à arriver à terme. Ne me lâche pas. Pas encore ! » Et à cette idée ou addiction, je lui ai tenu tête. « Non! » Et j'ai continué mon travail. Après, j'ai fait une activité physique, soit pelleter de le neige, puis à mon retour, au moment où je désirais commencer à retranscrire mes notes sur mon ordi., l'idée compulsive ne semblait plus exister en moi. Elle était partie pour un long sommeil. 

Et je me suis couchée à une heure raisonnable. Mais je me suis levée bien plus tard que ce que j'avais espéré. Saviez-vous que demeurer devant un écran, toujours dans la même position, des heures et des heures durant et à errer (même si on n'a l'impression de faire de la recherche et d'en tirer du plaisir) dans le cyberespace peut être épuisant? Je suis souvent vidée après mes séances de jouage intensives. Et le pire c'est que ça peut prendre jusqu'à 3 jours pour me remettre. Si je n'ai pas l'envie irrésistible d'y retourner avant. 

Avoir une tendance de cyberdépendant, je ne le souhaite à personne, même s'il s'agit d'un mal du XXIe. 

Et dire qu'ils ont créé des casques de visionnement d'univers virtuel pour y « vivre » des expériences uniques, comme si nous y étions. :-/ Je comprends la stupeur et la frénésie qui peut avoir alentour de ce type de création, mais si vous saviez combien je suis réservée devant celle-ci?

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J'ai appris deux choses que la plupart du monde ne savent pas ou préfèrent ignorer. 

1) lorsque les créateurs d'ordinateur confectionnent leur machine, ils insèreraient un mécanisme dans l'écran qui ferait en sorte que quand une personne joue à un jeu avec celle-ci, des signaux invisibles seraient envoyés à son cerveau qui créeraient un dépendance. Et l'inciterait (son cerveau) à se remettre encore et encore à cette même activité, lui suggérant que c'est une bonne chose, etc. 

2) L'Industrie du jeu virtuel se contrefiche des conséquences vers lesquelles un client de ses produits se dirigeraient immanquablement. Lui, tout ce qu'il veut, c'est créer des produits et les vendre, et de faire des profits avec eux. Je n'ai pas encore entendu dire que certains montants de cette fortune iraient dans des fonds pour aider les gens qui se seraient retrouvés avec un problème de cyberdépendance ou d'en parler un minimum autour de soi (dans les médias, à des conférences, etc.) Rien. L'industrie fait l'autruche, comme s'il n'y avait aucun problème rencontré. Et vous savez pourquoi? Parce que c'est nouveau. Parce qu'il n'y a pas beaucoup d'études sur ce sujet. Comme autrefois, quand les cigarettes (non électroniques) venaient d'être créées. Les commerçants finissaient par lancer « Fumer, c'est bon pour les poumons ! ». Alors que dans l'avenir, au moins 20 à 40 ans plus tard, les scientifiques ont affirmé le contraire! Hep!

À partir de ces éléments, ce doit être la raison pour laquelle un individu ne se retrouve pas dépendant aux jeux vidéos** sauf peut-être avec les télé/écran modernes. Avec les anciennes télévisions démesurées, cela ne m'était jamais arrivé. Sauf peut-être une fois, alors qu'il était très tard et que j'étais très concentrée à réussir un niveau (dans Super Mario RPG) que je n'étais pas capable de réussir autrement... Ce doit être aussi le pour quoi il ne survient pas le même phénomène quand nous jouons à un jeu de table. Personne n'en devient dépendant! À moins que ce jeu soit sa propre création! Mais ça, c'est comme un livre ou une nouvelle. Nous y sommes attachés, passionnés, avec des vrais émotions, de vrais contacts physiques. Si un tel produit est transféré sur une plateforme virtuelle, il n'en résultera que ce que je vous avais déjà mentionné, dans ce billet. Triste n'est-ce pas? 

J'ai écris ce billet pour partager mon expérience et mes défaites pour aspirer à une vie saine, tranquille et normale. En 2016, j'y suis arrivée... de temps à autre. En 2017... il faut que j'avance dans la vie... plus que où je suis parvenue à me rendre. Plus loin que ÇA! Croyez-vous que j'y parviendrais? 


*Version française d'«Internet ». 
**Pour ma part, je les distingue. Les jeux virtuels (sur écran d'ordinateur ou avec un casque pour visiter le cyberespace) et les jeux vidéos (devant un téléviseur).

2 commentaires:

  1. Je compatie! Je suis moi-même un peu accroc au web. Je ne suis pas une grosse gamer en ligne où tu joues contre plein de monde à part le bingo et un jeu de slot machine lol

    mais je comprends ton sentiment. Quand je suis fatiguée, que je décide d'aller me coucher... je finis quand même à surfer pendant 30 min-1h sur mon cell ...

    Y'a des sevrages pour tout et qui dit sevrage dit difficile! Lache pas! :)

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  2. Bonjour ou Bonsoir!

    Merci de votre commentaire (je sais que je peux dire « tu », mais ici, je préfère vouvoyez tout le monde). C'est bien de se savoir non isolée surtout en tant que femme, dans cette problématique. Dès que je parle de cyberdépendance devant les hommes, ils ont tendance à me répondre avec de gros yeux, comme si ce problème ne pouvait pas exister, alors que nous y sommes (toutes les personnes employant quelques technologies) tous touchés, de près ou de loin.

    Un jour, peut-être pas si lointain, l'enjeu sera plus évident et les autorités (surtout ceux évoluant en santé) reconnaîtrons la situation et offrons des ressources pour aider la population intoxiquée.

    On m'a fait part qu'il en existait déjà à certains endroits (à Québec, à Vancouver, etc). Mais je ne considère pas cela suffisant.

    Et Merci pour ton mot d'encouragement. Il est apprécié.

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