Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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mercredi 24 mai 2017

La ''Comtesse de Syreeni'' et ses micro-imprimés sur les Réseaux Sociaux


Je suis sur une lancée! Je ne sais pas si ce que je me suis décidée de faire est bon ou pas. Tout ce que je sais est que je fonce. La tête haute, le coeur battant. Je fonce. 

J'ai ma participation à une foire du livre qui s'en vient. Ma première présence au Festival de BD de Montréal en tant qu'exposante. Je préfère ne pas y penser et avancer dans mes projets en cours. Si j'y pense, le stress grimpera et me paralysera. Je n'y pense pas. 


J'ai mon projet de sociofinancement qui bouillonne. Bonne nouvelle! Sa soumission sur la plateforme Ulule a été accepté! ! ! 😃-V Deux jours et demi à me demander : Est-ce que je fais bien? Est-ce que je suis sur la bonne voie? Est-ce que mon idée est correcte? Assez attirante? Amusante? Intelligente? J'ai pas le temps d'y voir! Pas avant vendredi, en tout cas. Ouf!

J'ai un de mes micro-livres sur les chats à recomposer ce soir dans sa version anglaise. Tout est là et se mets en place, avec précision et attention.

J'ai pensé : Pourquoi pas une page Facebook dédiée à ces petits imprimés qui pourrait également servir de base de promotion pour ma campagne sur Ulule? Et voilà! Hop! Hop ! Hop! La Page montée, dévoilée! Manque juste un peu de visuels, quelques textes explicatifs. Ah! Mais ils s'en viendront avec ma campagne sur Ulule.

L'adresse de cette page : http://bit.ly/2qhLpSo 


Pour le moment, 
cette page s'intitule 

« Les Petites Histoires de la Comtesse de Syreeni »


Cet intitulé se rapporte à une fantaisie qui m'a traversé mon esprit la semaine passée. Une fantaisie, toute belle, toute drôle, toute singulière... D'une part, je pensais à la Comtesse de Ségur qui avait publié nombre de charmantes histoires pour les enfants, dont Les Malheurs de Sophie. Comme cette homologue écrivaine, mes petites histoires sur les chats étaient destinées en premier lieu aux enfants. Puis, suite à mes différentes participations à des foires et mes rencontres que j'y ai faites, mes publications ont trouvé d'autres publics, tout aussi avisé et intéressé. 😏 D'une autre part, je ne sais pas si vous vous rappelez, je vous avais partagé dans mon article portant sur une sculpture/installation que j'avais créé en 2013 en vous expliquant le pourquoi de mon choix de couleur. Eh bien! En faisant son ménage du printemps, une parente remis la main sur cette collection de livres dont l'auteure s'avérait être la Comtesse de Ségur! O.O Je l'avais complètement oubliée! Seule la couverture unique et caractéristique de cette série me revenait en mémoire. Parfois le monde est petit, bien petit!

D'une troisième part, informelle celle-là, je saisie des jeux de mot dans mon expression « La Comtesse de Syreeni ». C'est Celle qui Conte des histoires. Celle qui est habille et maitre* dans son art de la fabulation. Celle qui essaie des choses, des inventions, des idées. Et enfin, celle qui proviendrait « d'un lieu mi-imaginaire, mi-réel où les lilas** sont rois! hihi Une pure fantaisie, je vous dis. En tout cas, pour cette semaine, je peux vous le confirmer : cet odorant arbuste, magnifique dans son allure est ROI. J'en vois partout où (mon nouveau quartier) je vais à présent. Des blancs, des mauves, des rose tendres, des lilas pâles... C'en étourdissant... et ça confirme un peu que c'est vraiment mon nouveau chez moi, ici. 💜


*Je le deviens, lentement mais sûrement. 
**En plus de jouer sur bien des sens du mot « syreeni » (sérénité, sirène (signal), sirène (animal mythique, etc.), celui-ci, d'origine finnoise, signifie « lilas » pour le nom de l'arbuste. Seuls mes amis les plus proches connaissent les raisons cette passion pour ce mot, cet arbre, cette couleur, cette fantaisie. 

Je peux vous confirmer que cette expression sera employée également dans l'intitulé de ma campagne de sociofinancement. Je n'en ai pas encore le lien. Je travaille en ce moment à sa configuration. Dès que je le lancerais, je vous en redonne des nouvelles à coup sûr! 

Sur un coup de tête, ou presque, j'ai décidé de réutiliser mon compte Twitter pour faire la promotion de mes zines, autant pour leur présence à ma prochaine foire, en français et en anglais (comme ce que je fais avec mon compte Instagram), autant pour parler de ma campagne de sociofinancement à venir. (L'adresse de ce lieu de gazouillis)

Plus j'en parle sur différentes plateformes, plus j'atteins du public, plus mes chances de réussites s'accroîssent. Exemple : Il y a deux jours, j'ai partagé sur quatre groupes Facebook différents ma participation à la foire de BD qui s'en vient. D'après les statistiques Facebook, cette « promo » aurait atteint près de 500 personnes. O.O Le truc est que mes petits imprimés attirent peut-être 5% d'intéressé-e-s sur une centaine d'individus. Donc, si j'ai bel et bien atteint 500 personnes (ou comptes Facebook différents), j'estime avoir rejoint une quinzaine de personnes. C'est mieux que de ne l'avoir partagé à personne et espérer que le hasard soit bon pour moi, une fois rendue à ma foire. J'ai fait plus que ce que je ne fais pas, d'habitude. Par manque de temps ou d'initiative.

* * * *

Merci de continuer à me suivre et à me lire, chers lecteurs et lectrices déjà présent-e-s dans cette salle. 💕😍 N'hésitez pas à partager mes nouvelles (ma foire de samedi et ma Campagne à venir). Plus je réunie du monde qui aiment vraiment ce que je fais, plus j'en percevrai sa portée, plus je serais satisfaite du résultat, et saurais l'avenir de mes prochains projets qui me tiennent déjà drôlement à coeur. 

samedi 20 mai 2017

Présence au Festival de Bande Dessinée de Montréal !

Ça y est! Je peux enfin vous faire l'annonce! Cela m'a prise du temps. Je suis occupée. Tellement occupée! Je suis prise un peu partout! Pouvoir consacrer un peu de temps pour ma campagne de financement participatif à venir et ma foire... tient presque du miracle !

Je me suis payé une table (d'une seule journée) au FBDM -- c'est-à-dire LE Festival de Bande Dessinée de Montréal ! ! ! Une vraie folie! Une personne de mon entourage m'avait pratiquement mise au défi. Elle me déclarait tout bonnement que ce n'était pas une place pour moi, que je n'avais pas assez de moyens, de matériels... Ces arguments m'ont poussé à lui démontrer le contraire! hihihi

La folie dont je parle étant le coût de cette prestigieuse table. Elle m'a coûté plus cher encore que celle de la Foire d'artisans à l'automne dernier.  MAIS! Elle n'est pas donnée, avec raisons. Si vous saviez toute la promotion que je constate entourant ce festival. Sur Internet, à travers plusieurs média, dans des lieux publics précis - dont des parcs. 
 
Au Québec, le mois de mai, c'est le mois de la BD

Il y a de la BD un peu partout. Il y a des conférences, des lancements, des primeurs. De l'enthousiasme à revendre. Même les Booktubeurs que je suis depuis un an ont été invités à travailler en partenariat avec l'organisation du festival. Donc, il est possible que mon kiosque soit visité par les Simplement Camille, Audrée M ou MaxBooking de ce monde ! Ah là là! Ça m'intimide un peu. Parce que j'adore leur travail. Et j'aimerais bien – parfois - les imiter. Ah ! J'vais me sentir gênée, un tantinet, j'en suis sûre! O_O

Simplement Camille a été de passage à la conférence de Presse du FBDM, ainsi qu'Audrée M, que l'on voit à partir de 3 minutes.  

* * * * *

Je vous convie à découvrir mon kiosque, dans la section « Autoédition/Fanzine » dans le cadre de ce festival! L'événement se déroulera durant trois jours, soit les 26, 27 et 28 mai 2017, à l'Espace Lafontaine, dans le parc du même nom. Les éditeurs et artisans du fanzinat se retrouveront réunis sous la grosse tente blanche. 

Je serais sur place, à mon kiosque, seulement le 27 mai, de 10h à 18h. J'ai hâte de vous y voir ! Et de vous faire découvrir la version anglophone de « Chat plein d'amour » ^.^ 
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Voici ma première affiche promotionnelle. Faites-la circuler, si le coeur vous en dit. ;o)



samedi 6 mai 2017

Contribuer à la vitalité de la culture québécoise : les campagnes de sociofinancement

Je suis intéressée par la chose, depuis quelque temps. Ce nouvel engouement (le financement participatif) qui peut accomplir des miracles. De la chanteuse Annie Villeneuve qui avait préféré atteindre directement ses admirateurs en leur proposant des produits de sa signature, au lieu de quémander, par un chemin traditionnel au gros projet de BD du groupe théâtral de musique Jardin Mécanique qui espérer rendre au public, leurs folies et fantaisies, de bien des façons (planches originales signées, BD en français ou en anglais, t-shirt, affiches, etc.)

Je cherche à comprendre le fonctionnement des algorithmes des réseaux sociaux comme Instagram et Facebook, afin de comprendre comment y faire mes promotions (boutique Etsy, nouveaux travaux, concours-maison) adéquatement. J'ai lu, récemment, un long article sur le sujet que je conseille à tout le monde de lire pour ne pas commettre d'erreurs en partageant certaines données sur ces plateformes. De plus, mon collègue-bédéiste, Simon Pothier ou SIM (nom d'artiste), avait rapporté le cliché suivant :



Moi qui croyais qu'en simplement « appréciant » une publication, celle-ci reviendrait systématiquement dans le fil des nouvelles de mon entourage virtuel. Eh non! Il faut aussi commenter.



Campagne de sociofinancement du bédéiste SIM


Le bédéiste avait entamé au mois d'avril, pour la deuxième fois, une campagne de sociofinancement sur KickStarter afin d'accumuler des fonds pour imprimer à grand déploiement sa récente publication. Par solidarité, j'ai tâché de parler de son projet sur Facebook pour essayer d'attirer le regard. Je ne sais pas si j'ai aidé beaucoup. Sûrement un peu, parce que je me rappelle qu'en une semaine, le montant des dons atteint était passé de 30% à 45%!

Je ne suis pas particulièrement passionnée par ses dessins. Son style ne m'accroche pas, MAIS comme il s'agit d'un projet local (du QUÉBEC), que c'est une entreprise créative, qui apporte sûrement son lot d'émotions (humour, drame, fantaisie, etc.) dans ce monde, je me suis dit que d'autres pourraient être intéressés-es à y collaborer. Alors, j'ai offert ma contribution, en sachant que parfois, un simple petit geste peut inciter les autres à imiter.

SIM avait choisi pour objectif final le « Tout ou Rien » et ne parvint, en un mois, qu'à atteindre 45% sur 100%. Pauvre lui! Il espérait cumuler un montant de 2500$ et sa campagne n'était parvenu qu'à ressembler 1100$* des donateurs.

D'un certain regard, il aurait peut-être dû choisir une autre stratégie que le « Tout ou Rien ». Et préférer être financé par d'autres options, parce qu'elles existent. Peut-être est-ce KickStarter qui l'empêchait de faire autrement.


*À noter que j'ai remarqué à l'instant de la publication de ce billet que le montant avait été dépassé. Je ne sais pas depuis quand.



Expériences de vie pour ce collègue et pour moi


SIM a tenté quelque chose. Il a lâché son projet dans le monde. Et… ce dernier n'est pas devenu le prochain Best-Seller! Son créateur a perdu le pied, mais il a appris quand même de cette aventure.

J'ai appris à mon tour. J'ai suivi sa campagne, pas à pas, comme celle dédiée au groupe théâtral de musique Jardin Mécanique qui s'était terminée, tout juste avant. Et en cours, il y a celle de la Maison d'Édition Les Six Brumes, dont je vous parlerai prochainement.


Et si j'en lançais une, de mon côté?


En étudiant pour chacun, leurs paramètres, leurs avancées, leurs défaites, leur visuel, je me suis mise dans l'idée d'en organiser une, de mon côté, prochainement. Une version bien plus modeste que les trois que je vous ai rapporté l'existence dans ce billet.

Mes raisons d'en partir d'une :

1) trouver mes publics (ceux que j'ai déjà parmi mes proches, ceux que j'aurais du côté des amis de mes proches, ceux de ma famille, celui parmi mes lecteurs de blogues et abonnés à mes plateformes, et enfin, ceux que j'ai atteints par le biais de mes kiosques d'exposante.)

2) rassembler des fonds pour financer mes présences dans la cadre de foires et mes travaux d'édition en vue.

Si j'obtenais un petit coup de main par mes admirateurs et admiratrices, ça ne serait pas de refus! ;o) Un peu comme les Patreon que mes collègues-auteurs et bédéistes ont entamé. Je suis tentée également par la chose. Or, j'attends qu'il en sorte une version québécoise. Cette première, Patreon, est américaine. Je sais qu'il existe Tipeee, en France. S'ils ont sorti Haricot, comme KickStarter québécois, la version « Patreon » ne saurait tarder.

Je sais que ce ne sera pas facile de me lancer dans pareille aventure. Surtout que, sur l'heure, mon entrain habituel n'est pas au rendez-vous. Je ne peux vous en parler ici. Je me dis que j'y arriverai coûte que coûte…, au moins que cette activité m'encourage à tenir debout. Comme ce blogue qui a toujours été pour moi une épaule sur laquelle compter pour l'écriture.

dimanche 30 avril 2017

...pour de la poésie (fin de mon billet « Quitter une mauvaise ambiance»)

Vous vous en doutez, le processus long dans lequel s'amoncelait un amas de difficultés lié au déménagement de mes pénates est terminé – à quelques détails près. Je suis épuisée par tout ce que cette activité demande. Un bon mois à m'habituer à mon nouvel environnement, qui est vraiment différent de l'endroit où je vivais avant. C'est tellement silencieux.

Un bout de texte lyrique pour conclure  :

Déménagée!

Mon nouveau chez moi est tellement autre chose. 
Je me sens à la campagne ici.

Pourtant, je n'ai pas quitté Montréal.

Le silence est prenant.

La moindre voiture passant sur ma rue
semble être un événement, comme à la campagne.

Les oiseaux se posent sur les cordes à linge, 
les fils électriques,
joyeusement, tranquillement, 
chez eux.

 Les enfants du voisinage courent, rigolent... 
n'ont pas à s'inquiéter de l'environnement qui les surplombe.

La neige tombe en poésie.

Je me réveille, au matin ou quitte mon écran d'ordi 
et fais « Mais où je suis déjà? » 
Et me perd dans les pièces de cette maison, grande, grande comme ça se peut pas.

Ici, c'est la sérénité qui mène et me mènera loin.

Enfin...

vendredi 28 avril 2017

Quitter une mauvaise ambiance... (et des douceurs du quartier)

Je ne vis plus dans Hochelaga. Hochelaga est un quartier qui se meurt. Les autorités ont beau rénover les parcs, créer de nouveaux espaces verts, rallonger les pistes cyclables, ce n'est pas ce dont les citoyens ont le plus besoin. Leurs demandes quotidiennes d'écoute, d'entraide, leur soif de sécurité et de quiétude, sont ignorées. Les citoyens ont besoin de se sentir chez eux, et non jugés à la volée parce qu'ils vivraient dans un quartier stigmatisé « malfamé » depuis trop longtemps. À force de continuer à le dire, l'endroit n'évolue pas, il reste minable. Ce n'est pas une façon de faire! Pas une façon de respecter les gens! De respecter la vie!

Je ne regrette pas d'avoir vécu dans ce quartier. Ce que je regrette ce sont des mentalités qui demeurent là, condamnées comme l'adhésif d'une vieille étiquette, autant chez certains qui y vivent que chez certains qui y promeuvent leur commerce ou immobilier. L'hypocrisie, le non-respect de l'autre, voire d'eux-mêmes, un désintérêt de travailler à avoir un environnement sain et sauf. Ce que je déplore et suis impuissante à remédier.

Pauvre est celui qui détruit les autres!
La méchanceté n'a jamais rendu personne plus heureux !

Proverbe chinois

J'ai appris - trop tard hélas - que je ne vivais pas dans le bon secteur d'Hochelaga. Personne n'avait jugé bon de me prévenir par le passé. Encore de l'insouciance, de l'imprudence.

J'y ai quand même vécu des jours, des mois, des années heureux. J'en conserve de beaux et doux souvenirs. Je n'avais pas peur de me promener sur la grande rue des magasins qui était intitulée « Les promenades Ontario ». (Je dis ça, parce que j'ai déjà vécu à des endroits où se promener seule octroie des rencontres bizarres et indésirables... oui, même à Montréal... ce genre de bêtises humaines arrivent.)

Mais pourquoi l'avoir changé pour seulement « Hochelaga » ? Tandis que nombre de commerces sont clos à présent. Je ne parle pas pour le super Club Vidéotron – le seul club vidéo du coin -, qui a fermé ses portes un peu partout dans la ville. Je parle pour les artisans du secteur : les restaurants de nourriture maison (comme Chez Clo, dont je suis tellement triste que le projet ne soit jamais revenu sur la table), les boutiques qui vendent des objets utilitaires ou décoratifs, les librairies qui peinent à demeurer vivantes...

Quand je parle de « librairie », je parle de Plume et Chocolat qui se consacrait à la cause des enfants (et du chocolat ;-D ) qui n'a survécu que deux ans après ouverture. Rien avoir avec la Librairie Z  qui demeurera sur place, parce qu'il a derrière un beau bassin de souteneurs issu de la Bande Dessinée Québécoise.

Je ne m'inquiète donc pas. Pour l'actuelle librairie La Flèche Rouge, est-ce que ses jours sont comptés?
1) pourquoi subsisterait-elle plus longtemps que ma première mentionnée ci-dessus? 
2) j'ai lu qu'un projet de Place Publique allait émerger pile devant ce commerce, sur l'espace du stationnement de l'église se trouvant de l'autre côté. Comme il s'agit de financement politique (lié au 375e anniversaire de la création de la Ville de Montréal), comment pourrait-elle vivoter, car elle y accueille nombre de gens de gauches (pas que je suis contre... si seulement la Gauche était vraiment la Gauche de Charles Dickens ou de Victor Hugo...), alors qu'habituellement, les relations entre autorités et ces gens sont assez tendues et compliquées merci ?
Je ne m'avance pas davantage sur ce sujet. Je suis touchée par le propos (de l'origine de la librairie et des fanzines qu'elle y promeut), parce qu'il s'agit de sociofinancement et de DIY, mais pour les autres sujets, je ne me sens pas concernée.

Je retournerai sur les non « Promenades Ontario » rien que pour visiter mes commerces préférés comme la Fruiterie Papaye et Mangue où j'y déniche à chacune de mes visites des aubaines à petits prix. La Biscuiterie Oscar qui fait le bonheur des petits et grands en offrant tous les bonbons et chocolats possibles et inimaginables (dont les friandises Harry Potter), y compris la vente de biscuits en vrac qui est pratique, si un client en désire plus que le simple paquet pré-mésuré vendu dans les épiceries et aussi, pour éviter le gaspillage d'emballage. Il y a aussi les boutiques Aliments Merci (une sur Ontario, une au Marché Maisonneuve – plus à l'est) où on trouve vraiment de tout : fruits séchés en vrac, bio comme non-bio, céréales de toutes sortes, produits végans, etc. La Papeterie de L'Est qui fonctionne comme un magasin général, mais qui a aussi des rangées garnies de matériel de bureau. C'est bien simple, j'y trouve plus ce dont j'ai besoin – en particulier – qu'au Bureau en Gros, voire à la COOP de l'UQAM. Et il vend parfois des produits pratiques et meilleurs encore que chez Dollorama – entreprise riche à craquer – qui lui fait face, à l'autre bout d'un stationnement interminable.

Bon, j'ai assez faite ma promo pour ces commerces. hihi ^ ^

mardi 28 mars 2017

Activités de blogueuse encore suspendues

Pour des raisons que j'énumère ici et ici (billet précédent), les activités de Tout en Syreeni sont encore suspendues... pour jusqu'à la mi-Avril ou avant. Je vous en redonnerai des nouvelles. 

Merci de votre attention et patience. 

À bientôt!

Syreeni        


jeudi 16 mars 2017

Mes dernières activités : Infolettre, Etsy, film « Yes », concours, du sociofinancement en perspective...

Sur mes pages Facebook d'artiste et d'auteure, j'ai l'habitude de publier au début de la semaine une sortie de résumé de mes activités en cours, à venir, et celles passées. 

Je considère cette plateforme comme un lien direct avec vous, mes chers lecteurs, admirateurs ou passionné-es de mes aventures. 

Mon processus de déménagement est désormais effectif. Je n'aurais plus Internet chez moi pour au moins un mois. Je ne pourrais plus accorder suffisamment de temps ici, et même sur Facebook. Aïe! Ce n'est pas facile. Quand Avril arrivera, une nouvelle vie s'affirmera. J'hâte à celle-ci. Cela fait des mois, mêmes des années que le toit que nous avons... que le toit où je vis... n'est plus sain pour nous/moi. Il était temps de rejoindre d'autres horizons. (En espérant que la tempête de neige du siècle que nous venons d'avoir au Québec retire ses traces d'ici une semaine... je crois que cela est possible... parce qu'au Québec, les aléas de la température sont tellement bizarres. Vous savez qu'il y a deux semaines, à peine, environ, nous humions les prémices du printemps... un printemps assez doux où il y avait déjà des hommes qui se promenaient en short... - c'est bon pour attraper la grippe ça, s'habiller aussi frêlement!) 

Pour cette fois, je vous fais mes petites annonces, puis, paraîtra un autre billet qui précisera de nouveau la suspension des activités de Tout en Syreeni. 

✽  D'abord, toutes mes activités d'écrivaine sont suspendues. Suspension forcée... manque de temps, d'énergie, d'intérêts... Un peu de tout'. Là où je vis, ce n'est plus chez moi. Je n'ai plus accès à tous mes livres, ma documentation, mon univers. Je vous en redonnerai des nouvelles. 
✽   J'ai désormais 1 abonné à mon Infolettre. Ouf! Enfin! Document que j'envoie jusqu'à 10 jours de retard... Grr... Faute de temps pour tout. Merci d'être compréhensif. 
✽  J'ai rouvert ma boutique Etsy. Demandez-moi pas pourquoi avant même d'avoir déménager. C'était tellement long avant d'arriver au bout du bout que j'ai fini par la réouvrir. Ce que vous ignorez c'est que je dois payer un certain montant, par mois, en guise de frais administratifs. Rappelons que les activités suspendues de ma plateforme ne sont pas très rentables. 
 ✽ Je vais peut-être, un gros PEUT-ÊTRE réhabilité mon compte Twitter pour faire de la promo pour cette boutique. Mais peut-être que j'emploierai une autre plateforme. Je boycotte Twitter toujours pour la même raison. Raison que vous pouvez connaître en lisant ma FAQ
✽ J'ai eu l'opportunité de visionner le film Yes réalisé par les Éric Rose et Piccoli. Un film qui porte sur la souveraineté du Québec et ce qui est arrivé durant le dernier référendum en Écosse. Ce n'est pas un film politique, mais poétique ou artistique (si tous les artistes du Québec avaient la chance de voir leur travail promu de cette façon! Oh! ça serait génial!) Le protagoniste dont nous suivons le travail est Simon Beaudry, un artiste visuel ouvert sur le monde et les possibilités. Tant et si bien que je me suis questionnée « Mais c'est vrai! Au Québec, nous avons nos us et coutumes, mais nous ne les partageons vraiment que durant des moments précis, comme le temps des fêtes. (des danses à nous... et même encore, que je ne vois jamais... la cabane à sucre, les tours en calèche pas cher, les contes populaires (nommez-m'en plus de trois conteurs connus au Québec?), La Fête des neiges, le carnaval de Québec, etc.) Et nous avons notre habit patrimonial qui est la ceinture fléchée que nous ne portons jamais. C'est vrai! Je me toujours dite que je m'en procurerai une un moment donné. Or, c'est pas un vêtement accessible, alors que ça le devrait, si ça représente le Québec non? Ça représente notre culture, à la fois nos ancêtres et où nous sommes aujourd'hui... Pourquoi à la St-Jean Baptiste, qui est censé être notre fête nationale, je ne vois personne porter ce vêtement emblématique? Les seuls personnalités que j'ai vu étaient les membres du groupe hip-hop Loco Locasse. Ce sont les seuls! »
Oups! Désolée! J'ai trouvé ce film instructif, poétique, qui fait voyager... pour vrai (et où on découvrir l'origine de la laine utilisée pour tresser les ceintures fléchés), et suscitant forces discussion et manifestation artistique. Un jour, je ferais un truc artistique sur le sujet. Il m'anime trop. 

 ✽ Dans une semaine ou deux, sur ma page Facebook d'Artiste multidisciplinaire (oui, je l'ai rebaptisé encore... ce titre-là sera définitif), je diffuserai un concours que j'ai intitulé « L'Amour est dans l'Air » qui sera une sorte d'hymne au printemps et où je fais tirer deux exemplaires de mon mini-livre « Chat plein d'amour » et une affiche. Suivez cette aventure directement sur Facebook.
Je peux le faire parce que Facebook me permets de programmer en avance les publications que je désire diffuser sur mes pages.  

 ✽ Enfin, je songe de plus en plus à me lancer une campagne de sociofinancement pour 1) rejoindre le public que j'ai déjà 2) rejoindre d'autres publics qui pourraient aussi être intéressés par mes créations 3) faire la promotion de mes activités 4) autofinancer celles-ci pour 2017. Je ne demanderai pas un gros montant. Juste ce qu'il me faut pour payer mes espaces durant mes prochaines foires (je vise au moins 4 présences, et dont la prochaine s'avèrera être au Festival de BD de Montréal!!) Et des sous pour effectuer mes nouveaux tirages de mini-livres. Je vous donnerai bien sûr des détails de la chose. 
Un aperçu de mes contre-parties : mini-livres sur les chats, exemplaires en édition limitée des titres à venir (soit Cat full of love (traduction anglaise de Chat plein d'amour), Chat pas d'âge et À hauteur de chat), des reproductions de ses illustrations, et des surprises.

* * * * * * * *

Ouf! Voilà! Du beau travail à venir. J'ai hâte de m'y remettre! ^ ^ 

Sur ce, je vous souhaite une belle fin d'hiver qui se prolonge... merci de votre patience, attention, soutien, et à bientôt!


Syreeni          

samedi 4 mars 2017

Activités de blogueuse suspendues

Ayant nombre d'obligations personnelles et professionnelles à voir ces derniers temps, je suspends les activités de mon blogue pour une durée indéterminée... (minimum 2 semaines)

Je vous reviens dès que je peux enfin consacrer un peu de temps à moi, à mes travaux créatifs et de commerçantes... et à compléter enfin cette deuxième partie de billet laissée en suspend (je m'en excuse d'ailleurs).

Merci de votre attention. Merci de votre patience. 

Syreeni


jeudi 23 février 2017

Rafales #1 : Recueil Les nouvelles du père (Bellavance, Simard, Lévesque... à suivre)


Recueil Les nouvelles du père
Éditions Québec Amérique, 2015

Petit recueil de onze nouvelles orchestré par l'auteur québécois de séries jeunesses telles Arielle Queen et Soixante-Six, Michel J. Lévesque. Dès le départ, la parole est donnée aux pères, par l'entremise de l'écriture de fiction se rapportant à la relation père-enfant, à l'enfance ou au passé, sans être de l'autofiction ou du fantaisiste glissant hors de la réalité ou du réalisme. 

Pourtant, dès le premier texte en scène (What child is this ? de Matthieu Simard), l'autobiographie respire à plein poumon. Son texte semble être un hommage à la naissance d'un enfant de l'auteur-protagoniste. D'une narration « Je » à un destinataire « Tu » qui n'est pas, à première vue, le lecteur, mais bien l'enfant à naître ou déjà née. Pour cette raison, ce n'est pas une « histoire », mais bien un moment authentique, précieux et unique dans une vie. Nous observons en périphérie ce qui arrive au père-protagoniste survivant à l'accouchement en plein air de sa compagne, en plein coeur du Plateau Mont-Royal. Le tout, étape par étape, explore comment l'auteur-protagoniste parvient à intégrer ses nouvelles responsabilités de père. Un texte convenu qui attirera l'intérêt par curiosité. Pour ceux qui aiment les récits concrets, directs, avec un peu d'incertitudes dans la voix. 


Le texte suivant (Coincée dans la gorge de Dominic Bellavance) appartient à l'auteur de la série jeunesse Alegracia éditée chez Les Six Brumes, et de quelques autres romans coup-de-poing parus ici et là au Québec. Ce fut la première fois que je lisais un texte complet de cet auteur. Ma première rencontre – je ne sais plus où - avec son style d'écriture (hors blogue) m'avait laissée entendre qu'il avait le don de la mise en scène et c'est effectivement le cas avec cette nouvelle. Dominic Bellavance est un auteur de la relève à suivre autant pour ce don qui lui sied fort bien que pour son style simple, avec mots justes, plein d'images et de sensibilité. Le récit de cette nouvelle explose tantôt une partie de sa propre vie à travers la création publicitaire (liée ici à un sirop pour la toux et un père de famille en émoi), tantôt en divulguant petit à petit des anecdotes savoureuses, réalistes et directes. Sa plume n'y va pas par quatre chemins.


La nouvelle Le grain de riz de Michel J. Lévesque est énigmatique. C'est l'histoire de Michel, 34 ans, en 2005, qui n'arrête pas de boire de la bière pour une raison pas claire et essai le mieux du monde, entre deux lampés, de poursuivre LE roman de sa vie. Dès le départ, je me questionne. Est-ce l'auteur qui se mets en scène? (En sachant que c'est plus ou moins ce qui est arrivé dans les deux nouvelles précédentes) Le narrateur se décrie comme un ivrogne* dans une narration au « Je », puis dans un temps futur, ce même protagoniste mute sous une narration au « tu » où il a eu un enfant, Simone (or, Michel J. Lévesque a vraiment une enfant qui porte ce prénom) et voit l'univers complètement autrement depuis son arrivée dans sa vie? 

Or, je n'adhère pas, en tant que lectrice, au personnage de l'ivrogne. Les raisons qui le plonge dans cette drogue sont nébuleuses. D'accord pour l'idée que c'est parce que sa compagne est partie... mais... le travers, l'impression de révolte ou de mal être semble inexistant. Presque comme s'il buvait pour meubler le temps et l'espace ou comme pseudo-raison de sa déchéance ou sa difficulté à compléter son roman. Disons que dans le roman The Shining de Stephen King, le personnage ivrogne de Jack Torrence était plus convainquant. Celui de J. Lévesque opte pour un discours assez propret... même si ce pourrait être un cliché de le voir nécessairement grossier...

Néanmoins, la nouvelle étant divisée en deux narrations, c'est dans la deuxième que j'ai perçois réellement l'émotion, le désir de vivre, de se battre, que je peine à saisir dans la première.


Outre cet inconfort, j'ai fini par plonger dans cette histoire une fois passée dans une narration au « tu » qui ne désigne pas le narrataire (lecteur), mais le protagoniste; une narration qui le ramène constamment à la réalité, à chacune de ses actions entreprises ou à entreprendre, de cet homme devenu adulte et responsable. Bien loin de ce qu'il avait affirmé jadis à la future mère de Simone : « Marie... je suis un enfant. Et ce roman-là, c'est mon seul univers ».


En somme, cette nouvelle est de loin la plus peaufinée des textes que contient ce recueil, par ses narrations dédoublées, par sa projection dans le passé et le futur, par ses oppositions identitaires du côté du protagoniste (aimant/détestable, enfant/adulte, mauvaise estime de soi/en pleine possession de ses moyens, etc.) et de ses mises en abîme déroutantes. D'une part, parle-t-on réellement ou pas de l'auteur lui-même? D'une deuxième part, à quelques occasions, la première narration mentionne l'arrivée, anticipée, de la petite Simone, alors que le protagoniste n'est centré que sur lui-même et son présent, et ne nous laissent que peu présager de son devenir. Tandis que son devenir « adulte » survient et s'entremêle avec ces séquences du passé, à la manière d'une danse ou union symbolique (comme le ballet qui est mentionné à même le texte), malgré les désaccords que ses deux aspects de sa vie entretiennent.

* * * * *

Comme j'ai effectué une sorte d'analyse de texte de la nouvelle de Monsieur J. Lévesque - qui m'a impressionnée par sa qualité d'écriture, je sépare en deux ce billet, qui autrement serait trop long. La deuxième et dernière partie de ce compte-rendu de lecture vous sera disponible à partir de dimanche, 26 février 2017.

dimanche 19 février 2017

Rafale de lectures #1 : La patrouille du temps

de Poul Anderson

(éditions J'ai lu, 1960)

Note : J'viens d'apprendre sur la Toile que ce roman serait considéré non pas comme un roman divisé en parties, mais comme un recueil de nouvelles. Or, je l'avais lu comme un roman, et je ne changerai rien de mon compte-rendu à son sujet. Merci de votre attention et respecter ainsi cet écrit. 

Note 2 : Chaque fois que je regarde la couverture de cette édition, je me pose cette question : « Mais pourquoi le personnage présenté voyage-t-il nu ? » Alors qu'il n'arrive rien de tel dans les histoires. Je suppose qu'à sa parution, ce fut un moyen d'attirer l'oeil...  


Ce roman en est un que je possède depuis très longtemps. Je ne me rappelle même plus où je me l'étais procuré. Je sais seulement qu'il est de seconde main. Comme je travaillais – en juin et juillet 2016 – sur une nouvelle de science-fiction, il était naturel que j'entame la lecture d'histoires de SF comme celle-ci pour m'inspirer et découvrir une vision de ce genre littéraire qui pourrait m'être utile.


Du présent au futur...


Son histoire est simple. Manse Everard, ancien vétéran de la deuxième Guerre Mondiale, donc issu du 20e siècle, répond à une petite annonce où un type de profil est recherché. Aussitôt embauché, il découvre qu'il est possible de voyager dans le temps par l'entremise d'une machine inventée au XXXe siècle et dont le passé est scrupuleusement contrôlé par une organisation paramilitaire ultra-secrète. Everard reçoit des conditionnements mentaux, d'une part, sur les différents époques qui lui seront possibles de visiter (dont leurs langues, leurs cultures, leurs armements, leurs styles de combat, etc.), et d'une autre part, pour qu'il lui soit dans l'incapacité de transmettre ses informations aux citoyens qui ne connaissent pas la vérité.



Quatre chapitres d'une vie en mouvement


Le roman est divisé en 4 sections qui s'apparentent aux nouvelles littéraires longues. Chacune expose une expérience particulière vécue par Everard. 

Dans la première, La patrouille du temps, le lecteur découvre en même temps que le héros cette possibilité de voyager dans le temps et les règlements importants auxquels tous aspirants patrouilleurs devront se conformer. Or, Everard est têtu et imprévisible, et ses réflexions (pour lui-même et d'autres, exposés à ses collègues) sont parfois plus judicieuses que les ordres et consignes reçus par son supérieur dans la poursuite de ses missions. Le second texte, Le Grand Roi, relate la disparition de son collègue et ami, l'anglais Keith Whitcomb, dans une époque donnée sans avoir redonné signe de vie depuis son départ. Everard se lance à sa recherche, pour le retrouver à une époque où les événements indigestes auraient pu se passer autrement. Puis, l'Anglais disparaît de nouveau. Le lecteur est alors projeté tantôt au courant de la Deuxième Guerre mondiale, tantôt à l'époque des grands rois de la civilisation grecque. (Un voyage dans le passé qui fut pour moi fort intéressant et instructif; une mise en scène vivante et haletante de faits historiques qui m'auraient été moins faciles à assimiler dans un simple livre-documentaire sur la même époque. Fascinant.) Le troisième texte, Échec aux Mongols, pose une question élémentaire. Que serait-il passé si les Mongols avaient réuni leur traversée des terres sauvages? Un patrouilleur rebelle d'une époque proche d'Everard tentera de changer le cours des choses en donnant raison au roi mongol au lieu de le laisser suivre le cours de son chemin, et écrire l'Histoire telle qui avait été contée à Everard qui s'ingéniera à contrevenir aux plans de l'autre en faisant appel en ses capacités de patrouilleur non attaché. (Je n'ai jamais lu de récit aussi détaillé en scènes de combat dont la plupart certes m'échappaient ou bien je finissais par en perdre le fil, cela étant dit, tout en leur confiant n'empêche une attention marquée.) Le quatrième texte, L'Autre univers, avance une autre question hypothétique. Si un fait du passé réussi effectivement à être modifié, qu'adviendrait-il dans le futur? C'est ce qui arrivera à Manse Everard et son collègue Piet Van Sarawak, dans cette histoire. Après un court voyage d'agrément dans le passé, reviennent à leur présent et constatent qu'il n'est plus le leur. Pour s'en sortir, les patrouilleurs essaient d'en apprendre davantage sur l'Histoire de ce « nouvel univers » en espérant retourner dans le passé exact qui a été modifié, bien qu'ils soient maintenus captifs et que leurs outils de voyage leur ont été confisqués.


Tous ces textes ou chapitres de vie d'Everard tissent une trame précise; une trame qui évoque nombre de faits et récits vécus antérieurement par le héros qui le guideront vers la prochaine étape à surmonter ou le prochain secret à percer. 


Suivre pas à pas ses aventures uchroniques


Ma lecture a été plaisante et animée. Beaucoup de scènes de combat finirent par me perdre. Pas que je n'en suis pas familière, j'en vois souvent au cinéma. Peut-être parce que je connais moins les façons de les décrire. Bref, j'en tire ce qui me plaît et laisse le reste aux autres. Au surplus je ne m'attendais pas à un récit aussi détaillé en faits historique, tant et si bien qu'ils ont rendu le récit si vraisemblable qu'ils m'ont permise de suivre de plus près les aventures uchroniques d'Everard... comme si je les vivais avec lui. L'auteur sait comment les mettre en place sans en abuser ou rendre son texte trop lourd. Enfin, ce roman doit être considéré comme un roman archétype de science-fiction dans son sens le plus profond. Car il y a un peu de tout, rassemblé à merveille, dans un étroit ouvrage de quatre histoires. À mon sens, un incontournable, si le lecteur désire en apprendre davantage sur le principe d'une uchronie et comment parvenir à obtenir une histoire réaliste et palpitante tout en demeurant fictive au plus haut point.

mercredi 15 février 2017

Rafale de lectures #1 : Revue Les Libraires


Revue Les Libraires #97
Édition d'octobre et de novembre 2016


Depuis des années que je lis la revue Les Libraires. Or, le flot de ses parutions me dépasse. Quand j'en ai une entre les mains, je ne la lis pas assez rapidement, déjà un nouveau numéro paraît! Pour ne pas en perdre une miette, je la glisse dans un coin de mon bureau avec ses sœurs. Et je lui dis « Un de ces jours... » Depuis, j'en ai accumulé deux dizaines!

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Pour ne pas perdre de vue le numéro en cours, j'ai décidé de l'inclure dans ma Rafale #1 et sous les catégories suivantes : « Un titre non romanesque » et « Provenant d'un éditeur québécois ».
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Une nouvelle allure?


Pour cette édition automnale, il est précisé que la revue aurait subi une cure de rajeunissement. Déjà que la manufacture d'auparavant (datant de moins d'un an ou deux) était ordonnée, agréable, pour la variante actuelle, je me m'y plonge pas de manière aussi aisée. Les artisans du livre ont beau être enthousiasmés devant son allure, son esthétisme, sa qualité... Pour ma part, je me perds, à ne plus trop trouver que ce que j'y cherche. Mes yeux traînent, se perdent sous la multitude d'informations qui y circulent. Autant du côté éditorial gorgé de mots, de paroles, d'idées, de mouvements, autant du côté des publicités de maisons d'édition ou se dédiant au Salon du Livre de Montréal. Comme s'il y avait trop d'images sur une même page. Pourtant, ce ne sont pas les textes informatifs qui manquent. Peut-être est-ce sa dimension gargantuesque qui occasionne ma confusion? 


Reportage « Qu'est-ce que la littérature québécoise en 2016 »


À première vue, cet intitulé me parut unique, et sympathique. Qu'est-ce que les artisans du livre québécois avaient à dire sur le sujet? Je lis le reportage avec attention... comme bien d'autres le liront. Séparé en trois volets, l'un propose un aperçu tantôt global, tantôt ciblé sur cette littérature, l'autre sur ses écrivains et un dernier, sur ses éditeurs. Mon préféré a été le troisième. Les éditeurs décrivent notre littérature d'une manière poétique, charmeuse, aussi lente et douce que le respir d'un ensommeillé. Sur le bord d'un rêve... à atteindre ou déjà atteint. Je ne m'y attendais pas. Je vous remercie, vous m'avez envoûtée.

Pour les deux premières... Je m'attendais à quelque chose de plus... de moins... de... Je ne me suis pas reconnue. Pas dans cette littérature que je côtoie pourtant depuis un moment. Comme si ma réalité était non partagée avec celle-là. Aucune mention d'auteurs des littératures de l'imaginaire ou fantaisiste. Que des auteurs d'écrits réalistes, blanc sur blanc, avec pour toute originalité une vision du monde – pour chacun – personnel. Comme s'il s'agissait de la dernière cuvée de parutions pour cette année, et non pas, d'une sélection choisie du pouls des écrits québécois de ces dix dernières années par exemple.

Les autres textes de ce reportage du reste présentent ce qui se feraient de mieux au Québec à travers la bande dessinée, la littérature policière qui nous fait voyager au-delà des noms d'auteurs connus qui circulent sans cesse (eh ben! Il en existe d'autres!!) et la littérature jeunesse (toujours des publications de ces deux dernières années! Cela semble signifier que la vie des livres ne peut s'étirer davantage, à moins de gagner des prix là où le temps n'a plus d'importance, comme pour Mlle Blouin. (Jetez un œil sur son blogue!)).

Pour lire les articles de ce dossier (qui sont également disponibles en ligne), c'est ici


Un titre qui ne m'aurait pas intéressée autrement


Bien sûr, comme à chaque numéro, il y a un lot de publications qui attirent l'attention et dont les titres reviennent, d'article en article, comme un rappel, un appel à les suivre, à les apprécier. Ces titres ont eu la grâce d'avoir été choisis par ce bassin de lecteurs avisés (que sont les libraires et autres gens du milieu du livre). Je ne leur en tiens pas de rigueur. Ils font leur travail. En général, ces livres m'attirent peu. Toutefois, en lisant la chronique de M. Dominic Tardif, je parviens à saisir l'éloge convié à la première publication de la chanteuse Stéphanie Boulay, laquelle ne m'aurait pas intéressée autrement. Dans l'article de M. Tardif, je lus : « [L'héroïne] vit dans une maison rongée par la crasse et les souris, laissée à l'abandon par Titi […]. Cette enfant [collectionne] les trèfles à quatre feuilles et passe beaucoup de temps au bord de l'eau […] ». (p.21) Ce résumé et sa protagoniste singulière me convainquirent.

Pour lire cet article (qui est également disponibles en ligne), c'est ici

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Une lecture prochaine donc, en vue, pour mes Rafales!!
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Autres offrandes, autres micromondes


Les autres articles portent sur des thématiques qui reviennent de numéro en numéro. Ici, un article sur des essais sur les finances offert par le professeur en philosophie Normand Baillargeon – lui-même essayiste de profession. Là, un article de la Mme Vonarburg en remplacement soit Ariane Gélinas. Un premier article pour Les Libraires qui rappelle plus le texte littéraire qu'un texte d'informations vulgarisées. Sa lecture est pétrie d'éléments issus du récit de ses titres de romans choisis... du moins la première partie dédiée à l'auteure de fantastique Martine Desjardins. Quant à l'article de Philippe Fortin, libraire chez Marie-Laura, il nous fait découvrir la plume incisive, ironique et cynique du français Jean-Paul Dubois, où pour lequel tous les héros – peu importe le roman – optent pour l'un de ses prénoms. Quelle singularité! Une intrigue qui m'incite à analyser l'ensemble de son oeuvre afin de cerner si ce « Paul » est un dédoublement de l'auteur ou pas. 

En somme, cette revue s'avère être une pièce maîtresse pour toutes parutions littéraires d'actualité, qu'elles suscitent l'attention ou pas, tout en demeurant une option personnalisée pour tout artisan du livre désirant proposer des œuvres qui n'auraient pas toujours d'autres réalités, d'autres prises en charge que leur simple parution chez un éditeur, et distribution sur les étalages déjà surchargés.

FIN

La chronique de Normand Baillargeon est disponible également en ligne
L'article d'Ariane Gélinas est disponible également en ligne
L'article sur Jean-Paul Dubois est également disponible en ligne