Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le mardi, vers midi et le vendredi, en soirée. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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vendredi 19 février 2016

Festival Montréal Joue - Départ demain pour sa 4e édition!!!!!



Dès le 20 février, commenceront deux belles grandes semaines montréalaises dédiées aux activités ludiques sous toutes ses formes offertes dans le cadre du festival Montréal Joue. Pour sa quatrième édition, l'événement étend ses tentacules…

  • Une fin de semaine (26 au 28 février) au Centre Pierre Charbonneau où près de 500 jeux de société modernes vous attendent! (fournis par les passionnés et experts du Randolph Pub)
  • Une thématique principale émerge : la place des femmes créatrices dans l'univers du jeu virtuel. Comment ces conceptrices de jeux virtuels* parviennent à se tailler une place dans un univers encore très masculin (seulement 7% des employés sont de sexe féminin).
  • De la costumade** à profusion! Des guerriers issus du jeu de rôle Dongeons et Dragons au Randolph Pub; des magiciens à la bibliothèque Saul Below (ville de Lachine); un Geekfest Nano à la bibli Le Prévost (Villeray); des Pac-Mans géants à la Nuit blanche (Quartier latin).
  • Et bien sûr, nombre de jeux de société, de jeux vidéo, d'activités récréatives en plein air, pour tous et tous les goûts. À tester! À savourer! À imaginer! À manger! Partez à la découverte de la SAT (Société des Arts Technologiques de Montréal) tout comme au TAG (Technoculture, Arts & Games) de l'université Concordia, pour y découvrir les créateurs de demain (jeux vidéo indépendants).
  • Les 300 activités et + offertes à 99 % gratuites!!!! ^ ^ 





Voici le livret-guide de ce grand festival. 

(Les versions papier seront très certainement disponible à l'accueil des bibliothèques de votre quartier, l'un des 100 partenaires principaux du festival Montréal Joue, pour cette année (l'an passé, il en avait une soixantaine). 








*Oui, je fais la promotion des jeux vidéo. Oui, y'en a pour qui l'activité demeure un passe-temps, et non une névrose. Non, je n'ai pas perdu mon regard d'ex-cyberdépendante. Non, je ne rejette pas mon avis sur le sujet. Or, comme le festival est encore jeune et qu'il désire, comme tout jeune festival, grandir, l'espace « ex-cyberjoueur » aura sa place un jour, mais pas pour le moment. Parler de cette problématique ne serait pas très bien accueillit. :P
**Version française de du mot anglophone « cosplay ». 

lundi 15 février 2016

Dépouillement de Brins d'Éternité : Pourquoi mon nom n'y apparaît pas?

Vers la fin novembre de l'an passé, l'auteur, professeur et philosophe Jean-Louis Trudel, grand passionné de littératures de l'imaginaire, avait fait paraître sur son blogue un « Petit dépouillement de [du fanzine devenu revue] Brins d'Éternité ». Voilà où ça setrouve.

Près de 221 textes de fiction ont été comptabilisé pour 43 numéros*, dont un numéro spécial hors série : « Plus de la moitié de ces textes (114) avait été signée par 22 auteurs qui ont trois parutions et plus à leur crédit. En ordre de productivité, ce sont les auteurs suivants qui se classent en tête du palmarès :

  • Jean-Pierre April & Pierre-Luc Lafrance = 9 publications
  • Michel J. Lévesque & Jonathan Reynolds = 8 publications
  • Ariane Gélinas, Caroline Lacroix, Élyyse, Vincent Saint-Aubin Émard, Jean-Louis Trudel & Guillaume Voisine = 6 publications
  • Alexandre Lemieux = 5 publications
  • Phil Becker, Geneviève Blouin, Claude Bolduc, Mathieu Fortin, Martin Lessard & Daniel Sernine = 4 publications 
  • Dave Côté, Pat Isabelle (SF), Annette Luciani, Yves Narbonne & V. K. Valev = 3 publications.
  • Benoît Bourdeau = 2 publications » [Fin de la citation]

Où souhaitais-je en venir? Le fait que mon nom n'apparaît nulle part. Je n'ai jamais soumis de textes à Brins d'Éternité. L'idée ne m'a pas traversé l'esprit. Je ne sais trop pourquoi. Contribuer au projet en tant que critique cinéma – et peut-être, éventuellement, critique littéraire – allait de soi. Mais d'y contribuer comme auteure? Quand je vous affirme (dans ce billet-ci) que ces auteurs étaient arrivés à leur heure pour publier et pas moi. 

Pas que je ne me sentais pas prête. 


(Silence)


Ah! Pis... peut-être que si! Enfin, surtout pour mes textes. J'ai tendance au perfectionnisme. Un peu comme Kafka, mais lui, c'était exagéré. J'avais entendu dire que cet écrivain était minutieux au point de ne même pas avoir le désir de publier – parce que ses textes ne seraient jamais finis, un peu comme un tableau pour un peintre. C'est un de ses amis, après son décès, qui s'est empressé de le faire. Pour ne pas que sa grande oeuvre tombe dans l'oubli. 

Quand mes textes seront prêts, là, je me lancerai. 


(Soupir)


Quand j'en aurais de fini, parce qu'ils sont rares... Beaucoup sont entamés et laissés de côté, des idées nouvelles surplombant leurs prédécesseures. Et si ce n'est pas pour un projet d'écriture, c'est pour un projet d'artiste! Ah là! là! Il faut que la jardinière que je suis se concentre et se recentre. Que sur un ou deux concepts. Pas un paquet en même temps. 


*Le 43e numéro étant le dernier numéro en cours.



Références
La revue en question : Brins d'Éternité
Le blogue de mon collègue : Culture des futurs

vendredi 12 février 2016

Mes projets d'auto-édition : explications

Récemment, j'ai lu le billet suivant : « Prendre soin des auteurs qui commencent » sur le blogue Une doyenne, une sorcière et un caniche

Je ne me considère pas comme une auteure qui débute complètement. Mes premiers textes de fiction sont parus en 2010 dans des publications indépendantes (Katapulpe, ...Lapsus). Mais... en raison de différents problèmes personnels, j'avoue que j'accuse un certain retard de travaux de littéraire comparé à mes collègues qui sont – ou presque - reconnus pour leurs écrits et demandés ici et là. Bien sûr, moins je me compare, moins j'engendre de stress. Car ces gens étaient sans doute rendus là. C'était leur heure en tant qu'auteur à être publié. Pour certains, ça se poursuit, pour d'autres, non.

Parfois, je me demande si j'arriverai à boucler un projet de longue haleine de type romanesque. Je me sens écrivaine dans l'âme depuis mon adolescence, mais une question me tracasse depuis un moment : pourrais-je exister dans l'univers, en tant qu'écrivaine, en n'ayant publié aucun roman?

J'avais en tête de commencer ma vie (dans le sens d'entamer une approche pour diffuser mon art – pas de commencer à écrire pour vrai!) de littéraire en écrivant des nouvelles, puis en les soumettant à divers endroits. Éventuellement, je me lancerais dans de plus gros projets comme des romans. C'était la lancée que j'avais connue en 2008, 2009, 2010, 2011. Puis, ma flamme pour écrire est morte. Et la voir morte me tuait à l'intérieur. D'autres horizons m'attendaient. Pour revenir, en 2014, à peu près. Et retrouver le goût d'écrire et de créer et d'émerveiller mes lecteurs et moi-même, par la magie des mots.

D'après le billet de ma consoeur, certains auteurs, blasés de ne recevoir que des refus lorsqu'ils soumissionnent des textes chez des éditeurs, se lancent dans l'auto-édition, alors qu'ils n'en connaissent pas tous les mécanismes. Et comme elle je comprends et respecte leurs décisions. En s'autopubliant, ces auteurs-créateurs espèrent tant atteindre un public qu'ils prennent le risque de voir leur bassin de lecteurs considérablement réduit et de ne pas avoir suffisamment de diffusion pour faire connaître leur œuvre, ici et ailleurs. Et savent ou non qu'ils se coupent de tellement d’avantages en vivant l'expérience d'être publié par une maison d'édition. Mais ils le font, parce qu'ils veulent entrer dans le monde du livre et de l'édition et que les contingences de la vie les en empêchent, pour une raison ou une autre. Ils « forcent » un peu les choses. L'entreprise peut les aider comme les nuire. C'est une inconnue.


Mes propres auto-éditions


Les projets d'éditions que j'ai conçus ne sont pas du tout liés à cette perspective. Je n'ai pas réalisé que peut-être certains de mes collègues ou lecteurs auraient dans la tête ce genre de pensées. Je n'ai pas soumis assez de textes pour être écoeurée de ne recevoir que des refus. En fait, pour les rares fois où j'en ai soumis, je n'ai reçu aucune réponse. Ni de oui, ni de non. Que du silence. Le silence tue, c'est vrai. Tant que je n'apprends pas que mon texte ait été retenu et publié dans une revue, et que son éditeur a carrément oublié de me le dire, ça va. (Anecdote qui est vraiment arrivée à un collègue!)

Mes projets d'édition : ma série sur les chats et mon petit livret contenant une nouvelle sont pour moi des expériences de création. Autant du côté de la mise en page que de la conception des illustrations et de l'écriture des textes. Je ne me vois pas faire cela avec tout ce que j'écris! Ça serait trop nombriliste et puis je sais que dans une telle situation, je me priverais du savoir-faire de mes collègues-artisans du livre.

mercredi 3 février 2016

Malina, mi-sorcière, mi-fée : un charmant roman jeunesse

    
Cliquez sur l'image pour retrouver cet livre sur le site leslibraires.ca


     Malina, mi-sorcière, mi-fée est le premier roman jeunesse d'une auteure de la relève québécoise paru aux éditions Les Zailées. Il raconte le quotidien de la princesse Malina, une créature merveilleuse, mais considérée par son entourage comme imparfaite. Une moitié de son corps est celle d'une fée, l'autre moitié celle d'une sorcière.

Extrait : « Malina passe un coup de peigne rapide dans sa chevelure blonde, celle de droite, qui se démêle aussitôt. Du côté gauche, il n'y a rien à faire. Les ronces qui lui tiennent lieu de cheveux resteront ébouriffées, comme d'habitude » (p.8-9)

     Aujourd'hui, c'est le jour de son anniversaire. Deux compagnies y sont invitées : celle des sorcières et celle des fées bien sûr. Toutes deux conviées à y pratiquer leur art en guise de spectacle. Messieurs Soleil et Nimbus se disputent une place dans le ciel pour célébrer l'événement. Sa mère-fée et son père-roi se chamaillent également sur la température. Un orage est tout désigné pour une sorcière, mais un ciel bleu illuminé l'est tout autant pour une fée.

     Malina n'aime pas la dispute et préfère prendre le large. Déjà que les deux côtés de sa personnalité lui causent plein d'ennuis, elle n'en désire pas davantage. Au moment de partir, Malina rencontre un papillon multicolore qui lui parle de la fleur d'harmonie. Une fleur qui aurait la capacité de réunir ses deux parties d'elle-même en un tout unique. Grâce à elle, Malina sera désormais capable d'équilibrer ses contradictions et trouver sa place dans la vie.

     Elle entamera une petite excursion dans la forêt des Cent Peurs, puis rencontrera en chemin différentes créatures hors-norme avec lesquelles elle se liera d'amitié. Elle parvient enfin à se lier des amis! Chacun ayant sa personnalité propre et ses différences. La vie paraît tout d'un coup plus claire, plus belle et moins injuste.


Style du texte


     Beaucoup de jeux de mots et de jeux de sens. Certains sont expliqués à travers le nom des personnages. Beaucoup de mots recherchés aussi. Suffisamment ou trop pour l'âge visé par cette collection? Même si on sait que les enfants aiment les nouveaux mots et les cherchent dans un dictionnaire, dans ce texte... deux ou trois mots m'étaient inconnus. Un petit lexique à la fin aurait été de bonne compagnie, surtout pour le mot « myosotis » (p. 77). O.o

Quelques exemples : « penaude », « contrit », « estropiera », « rengorge de fierté ».

     En plus de ces mots rares, certains peuvent prendre une tournure plus abstraite. Comme le mot « rengorger ». Signifie-t-il « ravaler quelque chose » ou « gonfler la gorge »? Ou l'auteure désirait jouer avec celui-ci ? On peut se « rengorger de fierté » comme pour dire qu'on se met la tête bien droite, bien haute pour témoigner de sa vanité. Un plus dans cette histoire particulière. 
     Autre phrase notée : « Les arbres s'évanouissent bientôt pour faire place à des champs de quenouilles » (p.51) Quoi? Les arbres tombent sur le côté pour laisser plus de place aux quenouilles? O.o J'avais appris que pour les très jeunes lecteurs, certains termes ou expressions étaient à éviter pour ne pas les égarer. Débutants en lecture, ils ne connaissent pas toutes les tournures d'écriture et lisent souvent au pied de la lettre les mots. Quand je lus « Les arbres s'évanouissent... », je sursautai un peu, parce que cette image suggère qu'un élément surnaturel entrait en scène, alors que ce n'était pas le cas. Mais si, au contraire, c'est une formule poétique, je m'incline, devant sa joliesse qui n'atténue en rien le charme de cette histoire.


     En somme, une histoire pas trop compliquée où de belles idées d'acceptation et d'entraide sont mises en relief, par le biais de rencontres sympathiques et jeux de mots amusants. 

mardi 2 février 2016

La boutique Randolph, où le jeu de société est à l'honneur

     Le Randolph Pub Ludique est une entreprise spécialisée en animation de jeux de société qui offre, dans sa maison mère, une panoplie de ces jeux (des plus sérieux et modernes, au plus quétaines et anciens). À cela s'ajoute un petit cachet bonne chère et de bonnes bières. :) Ouvert depuis 2012, il est dirigé par quatre copropriétaires, soit le comédien Normand D'Amour, Justin Bazoge, Joël Gagnon et Benoît Gascon, tous des passionnés d'activités récréatives. Le nom de leur entreprise serait inspiré du père des concepteurs de jeux contemporains, Alex Randolph, et non du renne au nez rouge! ;o) 
     Quoiqu'avec toutes les sortes de jeux qui se trouvent là-bas, je ne serais pas surprise que le père Noël y soit pour quelque chose. lol


Quels sont les petits plus de la Boutique Randolph?


     Si vous êtes grands amateurs de jeux de société et que vous avez l'occasion de vous rendre de temps à autre au Randolph Pub Ludique, sachez que l'entreprise s'est depuis peu agrandie. (Rectification, agrandie depuis septembre 2015, mois où j'avais rédigé pour la première fois ce billet.) Il vous est désormais possible d'acquérir ces jeux que vous y aviez découverts, les classiques comme les modernes, ces jeux tant appréciés, joués, réunis et accessibles — ou presque, dans une boutique. Un local annexé à leur maison mère s'est ouvert dans le quartier Villeray, à Montréal (métro Jean-Talon). Soyez certain qu'il est le seul dans cette vaine dans le secteur. Carta Magica — autre boutique de ventes de jeux (celle-ci se spécialisant dans les cartes à échanger (Pokémon, Magic, Yu Gi Oh!) et en tournois est située à l'extrémité du sud de ce quartier, la boutique Randolph se situant du côté nord. De plus, à cet endroit, il est possible de rencontrer des spécialistes qui sauront vous présenter les jeux dans les moindres aspects. Vous pourrez aussi leur avoir accès un certain temps, afin que vous puissiez les apprivoiser. Ce service de location de jeux serait unique à l'endroit, autrement au Canada!


Le lancement


     Le 9 septembre 2015, pour un 5 à 7 convivial, avait eu lieu son lancement officiel. Je m'y suis invitée, ainsi que nombre de passionnés comme Thierry Robert, coorganisateur du festival MontréalJoue (dont la 4e édition aura lieu fin février 2016!!) et le comédien Normand D'Amour et son collègue Joël Gagnon, copropriétaire de l'établissement. Des concepteurs de jeux de société québécois nous présentaient leurs dernières créations, comme les jeux Gaïa et Taïaut aux éditions Tiki.

     L'ambiance était fort sympathique et me suffisait de me joindre à de petites sections jeux à tester et découvrir pour me sentir comme chez moi. Nombre victuailles étaient à notre portée : croustilles, bonbons en gélatine, fondant au chocolat, limonade, mini-sandwichs pour les petits creux. Enfin, l'établissement est divisé en différents « coin », pour mieux cibler les intérêts de ses visiteurs : « Tout petit », « Jeux modernes et classiques », « Jeux complexes et fantaisistes », « Jeux simples et détente ».


     Si vous avez un peu de temps libres et n'êtes pas loin de cette boutique, si vous aimez la nouveauté et avoir le choix, je vous y convie sans tarder! 



Adresses

Randolph Boutique
347 de Castelnau Est
Montréal, QC
H2R 1P8


lundi 1 février 2016

Visite au Salon de la Passion médiévale et historique

     En 2014, une amie et moi sommes allées visiter le Salon de la Passion médiévale et historique qui avait lieu à Montréal. Une visite qui nous avait déçues, bien que c'était notre première incursion directe là-bas. Déception bien plus grande de mon côté, habituée à me plonger depuis 2012 dans les univers du Comic Con de Montréal, je ne retrouvais pas, dans cet autre salon, cette magie qui rend ce type d'événement si spectaculaire, si unique. 

     Sur place, tout le monde - les initiés* - était habillé pareil. À part les couleurs et le modèle qui changeaient, les habillements étaient sensiblement les mêmes : chevaliers en armure, robes médiévales lassées ou avec corset, mousquetaires...


 


















     Certains sortaient du lot. Ici un Robin des Bois. Là une créature provenant d'une épopée filmique ou littéraire. Quelques-uns s'étaient aventurés le pied ailleurs, comme les costumés en Steam Punk, de Pirate, de Gothique ou de Croisé. Or, outre ces exceptions, il y en avait trop. Trop de clones. Ça en devenait étouffant! Si seulement ces passionnés n'étaient pas sur place que pour être costumés. Autrement dit, très peu de visiteurs jouaient le jeu. Très peu de costumade*. :( Nous avions eu l'impression que ces adeptes n'étaient à ce salon que parce que c'était LE moment d'y être habillé comme ça.

     Ou ces initiés** ne jouaient pas leur rôle ou ils y croyaient trop***. Tant et si bien que nous avons été snobés à quelques reprises. Parce que nous n'étions pas des spécialistes comme eux! Pourquoi faudrait-il que nous le soyons nécessairement? Il s'agit d'un salon (événement où on expose des oeuvres, présente des organismes, des entreprises, etc.), pas d'un Grandeur Nature (GN) dans le fond de la campagne comme pour Bicolline. Un salon est un lieu de découvertes, de connaissances, de partages, et non pas un lieu fermé au public, ce me semble. Nous pouvons triper sur le médiéval et sur ceux et celles qui se permettent ces folies vestimentaires sans pour autant être jugés par notre ignorance en la matière. Dommage que nous en ayons retiré ce genre de leçon au lieu de passer un bon moment et de nous amuser.


*Version française de l'expression anglophone « cosplay ».
** L'initié (celui qui est connaisseur d'un domaine donné) s'oppose à néophyte (un nouvel adepte à un domaine donné, qui n'en est pas encore un spécialiste). 
***Trop entêté, engouffré dans cet univers, enfermé comme s'il n'y avait plus que cela qui comptait.


Le volet exposant


     Un peu à la manière des adeptes costumés en trop grand nombre, il y avait aussi trop de boutiques vestimentaires. Comme si la reconstitution médiévale ne consistait que de ce volet. Alors que je demeure persuadée que le volet « Arts visuels » aurait pu, tout aussi bien, y trouver ses aises. Il y en avait, mais très peu : un tout petit kiosque pour les bannières, un encore plus petit sur la broderie ancienne, un autre – le seul? - proposant des objets fait-à-la-main. Quand était-il des créateurs de vitraux, des portraitistes, des architectes, etc?


La programmation


     Y avait-il une programmation, à part les dizaines et dizaines de boutiques offrant les derniers épées et brassards à la mode, de beaux casques ou bourses de ceinture, d'élégants colliers ou diadème ou bijoux de corps? Oui, mais très peu. Les spectacles finissaient par être redondants, parce que toujours les mêmes revenaient : même danseuses (très jolies dans leur art. :-) ), mêmes chanteurs-musiciens, mêmes performances théâtrales. Malgré le fait que dans l'intitulé de l'événement, le volet « Historique » aurait dû également être pris en compte, impossible d'en découvrir davantage à ce sujet. Aucune conférence n'était présentée ou d'ateliers ou d'activités de ce genre – à part celles à l'extérieur, réservées aux enfants ou aux adeptes.


     Si j'avais à suggérer à un néophyte de visiter ce salon, je lui dirais d'y aller que acheter des vêtements spéciaux (comme ceux que nous trouvons chez Dracolite), des ornements de corps et des objets décoratifs. Il y a tellement de choix, impossible de ne pas y trouver son compte. Ce ne serait que LA raison valable de dépenser 11$ pour y entrer. Pour avoir un accès privilégié, dans un même endroit, à tous les artisans de l'univers médiéval du Québec. Nullement pour les représentations ni pour les activités extérieures ni pour l'absence de conférences ou ateliers sur l'histoire ou les univers médiévaux. 


Adresse

http://salonmedieval.com