Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le mardi, vers midi et le vendredi, en soirée. »

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Crédits

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vendredi 22 juillet 2016

Un tuyau rempli de venin

Il y a de ces jours où on se demande si telle démarche pour avancer notre vie d'écrivaine est bonne ou pas. 

Après avoir appris l'année passée qu'il m'était impossible de soumettre de nouveau une critique cinéma pour la revue Brins d'Éternité (lire ce billet à ce sujet), une personne de son équipe m'avait proposé un autre endroit où soumettre mon écrit. Je n'étais guère enchantée par son choix, car celui-ci, d'une part, était une sorte de magazine sur un blogue, et d'une autre part, je perdais contact avec leur nouveau réviseur, fidèle au poste, qui aurait pu être tout aussi géniale que celle qui m'avait été attiré de 2007 à 2012 et qui m'épaulait pour soigner mes critiques, au point de les rendre parfaites. (Dernière toute grande oeuvre, il y a une femme, vous savez ;) ) Je préfère l'objet-papier, malgré un lectorat plus restreint, soit toutes personnes physiques pouvant avoir accès à la publication. Car sur la Toile, c'est - en principe - toute la Terre qui a accès à nos publications! Si on ne prend pas en compte la langue dont je me sers pour communiquer et qu'il faut connaître, ni qu'il faut savoir lire et comprendre un texte à demi-poussé (la moitié de le population québécoise en serait incapable des articles sur le sujet ici et ici

J'aimais contribuer à CôtéBlogue.ca, autrefois, parce que le magazine virtuel était affilié à Archambault Inc. Et parce que j'en avais le temps. Et qu'il ne m'était pas nécessaire de rédiger des billets extrêmement fouillés - comme je le faisais avec Brins d'Éternité, en papier. Pour le nouvel endroit, j'ai hésité. 

J'ai échangé quelque peu avec l'équipe de ce nouvel espace. Et j'ai commis une erreur impardonnable. Le mot « cyberdépendance » est sortie de sous mes doigts aussi naturellement que votre dernier respir. Et mes correspondants étaient des adeptes, à fond, de jeux virtuels, autant de grands amateurs que des concepteurs de demain. Oups! Comment dialoguer poliment dans pareille situation? Ces gens croient en leur passion, leur bonheur de se dédier à cet univers, alors que moi, j'ai pris la grosse décision de m'en pousser le plus loin possible (voir la note tout en bas) Pour revenir à une vie normale et vraie. Pour dire à mon cerveau qui m'a obligé à vivre cette cyberdépendance pendant 15 ans que je reprends drastiquement les raines de ma vie. 


Des articles sur le sujet

L'UQÀT en parle - c'est un peu heavy, moi, jouer trop longtemps, me rendait dépressive et comme sous le coup d'une brosse, une fois décidée d'arrêter; 
La revue Science & Vie en parle - qui mets exactement le doigt sur le problème, les jeux sans fin... Grrrr! Moi, une fois un niveau complété, j'ai envie de poursuivre, de poursuivre, de poursuivre.... C'est une drogue! (Note : je n'ai jamais touché aux jeux dont l'article parle, ils ne m'avaient jamais intéressé)
Et bien sûr, il y a tout la plateforme virtuelle qu'offre Anne-Marie Sergerie - qu'est-ce que les ex-CyberDépendants feraient sans son apport?  

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Dans ma correspondance, j'ai été aussi dire que le français de mon interlocuteur semblait pauvre... Nulle malice ne m'avait traversé l'esprit. Je pensais bien faire. Comme une whisleblower positive qui n'espère qu'aider son prochain à devenir meilleur. Je me suis fais répondre par au nouvel interlocuteur - comme si mon premier correspondant avait vraiment mal pris ma remarque O.O - que mon propre français écrit n'était pas meilleur non plus. Quelle gifle! 

Surtout pour une personne qui s'est efforcée pendant 14 ans à l'améliorer, ce français, alors qu'au secondaire, avec la réforme détestable qui nous forçait à suivre des cours de français plate et de grammaire qui ne nous rentraient pas dans la tête. Par après, durant mon BAC, j'ai suivi deux cours de grammaire trop rapide à l'UQAM, desquels je n'ai à peu près rien retenu, parce que la passion n'était pas là. Mais à l'UdM, j'ai eu la chance de suivre LE cours qui permettait de comprendre les mathématiques du français, depuis sa base à ses fins. Sans précipitations. À mon rythme. Pourquoi est-ce que le ministère de l'éducation n'en offre pas de pareille? Je dois presque attendre à ma fin vingtaine pour en arriver à ça! o_O Évidemment, je commence à perdre mes notions apprises, parce que je ne pratique pas mon savoir-faire de correctrice. Je n'ai pas de textes, autre que les miens, à réviser. 

Je n'ai rien d'une Carmélie Jacob - ma correctrice attitrée était la top du top! -, mais je me débrouille très bien, et vous, mes lecteurs, vous le savez bien j'imagine. À me lire, semaine après semaine. Mon français est très bon. 

J'ai répondu du tact au tact, exactement ce que je viens de vous écrire (première phrase du paragraphe portant sur le secondaire). J'veux pas faire pitié. Juste combien une chose qui avait été acquise par nos parents et grands-parents, ne l'est plus, pour ma génération et celle après moi. Parce que nous avons été forcé à apprendre une matière sans passion, sans intérêt, sans histoire, rien par le fait que nous nous devions de l'apprendre. Forcer à avaler une chose sans saveur, c'est terrible, vous ne trouvez pas?

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Pour la qualité du français, ça aurait dû être une moindre chose que de parler de cyberdépendance auprès de ceux et celles qui glorifient les instruments de cette problématique. Mais recevoir une gifle concernant ce premier fait, comme si ma tentative d'aider mon prochain n'était pas bien venu, ah ça! il est clair, je ne suis pas la bienvenue. J'aimerais déclarer à la personne qui m'avait proposé ce tuyau, il y a deux ans au moins, que celui-ci était rempli de venin. Mais comment aurais-je pu le savoir avant? 

En rédigeant ce billet, pour vous, pour nous, j'ai donc prise la décision de ne plus entamer une démarche pour cette plateforme. À quoi bon nous inter-irrité?


G. Syreeni, auteure et réflexioniste

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