Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

vendredi 29 juillet 2016

Projet « On s'amuse II » en cours d'écriture et de réécriture :)

Dans la section « Projet d'écriture en gestation » que vous retrouvez (dans l'onglet de gauche de mon blogue), en-dessous de mes photos de nano-livres sur les chats, le projet On s'amuse II. Un texte de science-fiction sur lequel je travaille depuis plusieurs semaines. Je l'avais entamé il y a plus d'une année sous la thème du Cirque. Maintenant, me voilà à jouer au chat et à la souris avec lui, afin de savoir quel visage il aura une fois celui-ci ficelé comme je l'entends! 

Je ne planche pas dessus pour la première fois. Je l'ai déjà fait, à plusieurs reprises, au courant de l'année. Je m'étais donné l'objectif, il y a plus d'un mois, de le compléter pour le remettre à un appel de texte que je vise depuis longtemps. 

Or, je me suis retrouvée dans plusieurs situations épineuses en même temps : 


  • D'une part, j'ai dégoté un emploi génial qui me brûle complètement mes énergies, me force à me coucher tard, au point que le lendemain, au levé, je ne me sente pas reposée, pas suffisamment pour avoir en tête l'écriture de mon projet et m'y adonner courageusement. :P 
  • D'une deuxième part, je me suis retrouvée avec un petit problème de santé depuis deux semaines qu'on ne voulait visiblement pas guérir! (Des fois, le fonctionnement certaines cliniques médicales n'est pas clair)
  • D'une troisième part, partie A, j'avais dans la perspective d'avoir complété l'histoire de mon texte avant de commencer mon emploi, et non pas, de la poursuivre pendant! Autrement dit, j'espérais être en exercice de réécriture plutôt que d'écriture en tant que tel.
  • D'une troisième part, partie B, j'ai tellement développé les idées de mon texte original qu'il s'étend maintenant à plus de 10 000 mots... Réaliser la situation m'a troublé... Je ne m'attendais pas à finir avec une novella! Moi, j'avais besoin d'un texte de 8 pages max. 
  • D'une troisième part, partie C : Me voilà contrainte à reprendre des passages de ma nouvelle principale et tenter de tricoter un nouveau texte dans la dimension espérée. 
  • D'une dernière part, toutes ces situations entremêlées ont occasionnées chez moi une surdose de fatigue et de mauvaise humeur n'arrivant pas à atteindre mes objectifs correctement. :(  Je me suis retrouvée à être épuisée au travail... À ne plus être maître de mes émotions. 

De ce fait, en m'octroyant les trois journées de congé d'affilées qui étaient prévu à mon horaire, et en refusant une soirée supplémentaire de travail (Faut apprendre à dire non, quand on est dépassé par les événements), j'ai pu enfin soigner mon petit problème de santé. Retirer des éléments de mon texte original pour en faire une version plus courte, comme je m'y attendais. Et avoir une meilleure perspective du travail d'écriture et de réécriture et de révision qui me reste à faire avant la date fatidique. 

Je retournerais au travail, l'esprit serein et dégagé de toutes les préoccupations que j'avais en tête, et que je ne pouvais voir, à cause de la fatigue et de mon horaire bizarre. 

Sur l'heure, je travaille au découpage de mon texte et tente de lier les différentes séquences qui me semblaient, à première vue, jusqu'à lors bien distinctes. Finalement, l'entreprise n'est pas si difficile. 

Ma seule amertume est le fait que ce ne sera pas l'histoire originale que je présenterais. Du moins, un bien mince extrait. 

vendredi 22 juillet 2016

Un tuyau rempli de venin

Il y a de ces jours où on se demande si telle démarche pour avancer notre vie d'écrivaine est bonne ou pas. 

Après avoir appris l'année passée qu'il m'était impossible de soumettre de nouveau une critique cinéma pour la revue Brins d'Éternité (lire ce billet à ce sujet), une personne de son équipe m'avait proposé un autre endroit où soumettre mon écrit. Je n'étais guère enchantée par son choix, car celui-ci, d'une part, était une sorte de magazine sur un blogue, et d'une autre part, je perdais contact avec leur nouveau réviseur, fidèle au poste, qui aurait pu être tout aussi géniale que celle qui m'avait été attiré de 2007 à 2012 et qui m'épaulait pour soigner mes critiques, au point de les rendre parfaites. (Dernière toute grande oeuvre, il y a une femme, vous savez ;) ) Je préfère l'objet-papier, malgré un lectorat plus restreint, soit toutes personnes physiques pouvant avoir accès à la publication. Car sur la Toile, c'est - en principe - toute la Terre qui a accès à nos publications! Si on ne prend pas en compte la langue dont je me sers pour communiquer et qu'il faut connaître, ni qu'il faut savoir lire et comprendre un texte à demi-poussé (la moitié de le population québécoise en serait incapable des articles sur le sujet ici et ici

J'aimais contribuer à CôtéBlogue.ca, autrefois, parce que le magazine virtuel était affilié à Archambault Inc. Et parce que j'en avais le temps. Et qu'il ne m'était pas nécessaire de rédiger des billets extrêmement fouillés - comme je le faisais avec Brins d'Éternité, en papier. Pour le nouvel endroit, j'ai hésité. 

J'ai échangé quelque peu avec l'équipe de ce nouvel espace. Et j'ai commis une erreur impardonnable. Le mot « cyberdépendance » est sortie de sous mes doigts aussi naturellement que votre dernier respir. Et mes correspondants étaient des adeptes, à fond, de jeux virtuels, autant de grands amateurs que des concepteurs de demain. Oups! Comment dialoguer poliment dans pareille situation? Ces gens croient en leur passion, leur bonheur de se dédier à cet univers, alors que moi, j'ai pris la grosse décision de m'en pousser le plus loin possible (voir la note tout en bas) Pour revenir à une vie normale et vraie. Pour dire à mon cerveau qui m'a obligé à vivre cette cyberdépendance pendant 15 ans que je reprends drastiquement les raines de ma vie. 


Des articles sur le sujet

L'UQÀT en parle - c'est un peu heavy, moi, jouer trop longtemps, me rendait dépressive et comme sous le coup d'une brosse, une fois décidée d'arrêter; 
La revue Science & Vie en parle - qui mets exactement le doigt sur le problème, les jeux sans fin... Grrrr! Moi, une fois un niveau complété, j'ai envie de poursuivre, de poursuivre, de poursuivre.... C'est une drogue! (Note : je n'ai jamais touché aux jeux dont l'article parle, ils ne m'avaient jamais intéressé)
Et bien sûr, il y a tout la plateforme virtuelle qu'offre Anne-Marie Sergerie - qu'est-ce que les ex-CyberDépendants feraient sans son apport?  

* * * * * 

Dans ma correspondance, j'ai été aussi dire que le français de mon interlocuteur semblait pauvre... Nulle malice ne m'avait traversé l'esprit. Je pensais bien faire. Comme une whisleblower positive qui n'espère qu'aider son prochain à devenir meilleur. Je me suis fais répondre par au nouvel interlocuteur - comme si mon premier correspondant avait vraiment mal pris ma remarque O.O - que mon propre français écrit n'était pas meilleur non plus. Quelle gifle! 

Surtout pour une personne qui s'est efforcée pendant 14 ans à l'améliorer, ce français, alors qu'au secondaire, avec la réforme détestable qui nous forçait à suivre des cours de français plate et de grammaire qui ne nous rentraient pas dans la tête. Par après, durant mon BAC, j'ai suivi deux cours de grammaire trop rapide à l'UQAM, desquels je n'ai à peu près rien retenu, parce que la passion n'était pas là. Mais à l'UdM, j'ai eu la chance de suivre LE cours qui permettait de comprendre les mathématiques du français, depuis sa base à ses fins. Sans précipitations. À mon rythme. Pourquoi est-ce que le ministère de l'éducation n'en offre pas de pareille? Je dois presque attendre à ma fin vingtaine pour en arriver à ça! o_O Évidemment, je commence à perdre mes notions apprises, parce que je ne pratique pas mon savoir-faire de correctrice. Je n'ai pas de textes, autre que les miens, à réviser. 

Je n'ai rien d'une Carmélie Jacob - ma correctrice attitrée était la top du top! -, mais je me débrouille très bien, et vous, mes lecteurs, vous le savez bien j'imagine. À me lire, semaine après semaine. Mon français est très bon. 

J'ai répondu du tact au tact, exactement ce que je viens de vous écrire (première phrase du paragraphe portant sur le secondaire). J'veux pas faire pitié. Juste combien une chose qui avait été acquise par nos parents et grands-parents, ne l'est plus, pour ma génération et celle après moi. Parce que nous avons été forcé à apprendre une matière sans passion, sans intérêt, sans histoire, rien par le fait que nous nous devions de l'apprendre. Forcer à avaler une chose sans saveur, c'est terrible, vous ne trouvez pas?

* * * * *

Pour la qualité du français, ça aurait dû être une moindre chose que de parler de cyberdépendance auprès de ceux et celles qui glorifient les instruments de cette problématique. Mais recevoir une gifle concernant ce premier fait, comme si ma tentative d'aider mon prochain n'était pas bien venu, ah ça! il est clair, je ne suis pas la bienvenue. J'aimerais déclarer à la personne qui m'avait proposé ce tuyau, il y a deux ans au moins, que celui-ci était rempli de venin. Mais comment aurais-je pu le savoir avant? 

En rédigeant ce billet, pour vous, pour nous, j'ai donc prise la décision de ne plus entamer une démarche pour cette plateforme. À quoi bon nous inter-irrité?


G. Syreeni, auteure et réflexioniste

vendredi 15 juillet 2016

Absence de cyberlecteurs pour nos critiques

Mon collègue-blogueur Benoît Bourdeau racontait sur son propre blogue combien il avait toujours eu de la misère à attirer l'attention d'un certain public en y publiant ses critiques de produits culturels - surtout littéraire. Moi-même, à nombre reprises, je me disais que je re-publierai ici mes nombreuses critiques qui avaient perdu leur air d'aller sur le défunt CôtéBlogue.ca. À bien y penser, peut-être que l'initiative ne portera que peu de fruits. Même si je considère avoir un lectorat plus grand de mon côté, grâce aux billets que je publie assez régulièrement depuis au moins deux ans, en trouvant des opportunités pour vendre mes petits trésors lors de foires d'artisanat et d'édition, et parfois, réseauter à tout hasard en laissant ça et là ma carte de visite. Benoît ne fait rien de tel. Autrefois - il y a au moins cinq ans -, il n'avait que pour tribune physique, les congrès Boréal, ce qui lui accordait un mince public. Peut-être quelques admirateurs supplémentaires ayant lu ces deux nouvelles parues dans Brins d'Éternité et ceux et celles n'ayant pas oublié sa folie caricaturale de sa fin vingtaine, soit un certain D-Natural. 

Je m'ennuie de mes rédactions de critique cinéma. Pour chacune que je publiais dans Brins d'Éternité, j'avais appris tant de choses sur le cinéma et sur la nature humaine. Chaque expérience fut d'une richesse inestimable. 

Je ne m'ennuie pas de mes critiques de produits littéraires. Je lis beaucoup moins qu'avant que durant mon BAC. Pour combler le vide, je lis les journaux, des revues sur la science, des articles sur Internet. Et dans les mains (depuis au moins trois mois), je tente de lire un bouquin. Quand je me trouve du temps, je me plonge le nez dedans. Avec passion ou curiosité. Parfois, le bouquin demeure dans ma main trois bonnes semaines avant que je ne parvienne à le terminer. Je n'en suis pas désintéressée. Je lis juste lentement. Me laisse m'immerger dans son univers comme on immerge dans une piscine. Et je m'y baigne le temps qu'il faut. J'en ressors fraîche, dégourdit, un pas de plus vers l'avant. 

Autrefois, je stressais à l'idée de rédiger un commentaire-critique sur chacune de mes lectures. Comme si chacune d'entre elle pourrait connaître ce sort. En prenant distance peu à peu de cette ancienne façon de voir, façon de faire. En n'étant plus connecter à des revues littéraires qui partagent leur propre idée sur tel ou tel livre, mon besoin, ma nécessité s'est amenuisée. À présent, l'idée seule de commenter un ouvrage précis me plonge dans la torpeur... Comme un poids à me débarrasser. Alors, je place le bouquin sur ma PAL (Pile À Lire), et quand je me sentirais vraiment prête pour le commenter, je me donnerais le Go

J'ai le sentiment, en suivant d'autres camarades-blogueurs évoluer dans le cyberespace que publier des critiques de produits culturels - littéraires et cinématographiques - n'ont plus la cotte. Sauf si la critique se retrouve sur un blogue spécial, comme cela avait été pour nous (moi, Benoît, Jonathan Reynolds, Mathieu Fortin, M. L'Ermite) sur CôtéBlogue.ca. Par conséquent, je ne me lancerais pas dans la parution d'un flot de critiques qui ne serait publié qu'ici. Ce serait peine perdue. Ou peine à demi-perdu (tout d'un coup qu'il y est une recrudescence de ce type de lectures?). 

Je conserverais donc mes prochaines critiques pour des publications papiers, de prime à bord, autant pour celles dédiées au cinéma que sur des oeuvres littéraires.