Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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mercredi 16 septembre 2015

De « fanéditrice » à « éditrice »

     C'est décidé, je ne me présente plus en public comme « fanéditrice », mais comme « éditrice ». Parce que l'appellation « éditrice » fait plus professionnelle. Un peu à la manière des artisans d'Etsy qui ont besoin de se présenter comme étant des professionnels, parce que sinon, leur travail sera qualifié de douteux et n'attirera pas les bons égards à leur endroit. Et puis, dans l'avenir, j'aimerais bien avoir ma propre maison d'édition. ;-)

    Me retrouver dans des Foires d'art m'a fait prendre conscience des aptitudes insoupçonnées que j'avais en tant que commerçante, gérante d'entreprise et créatrice de projets/produits. J'aime beaucoup ces disciplines, plus que je ne l'aurais cru. Je me lancerai* donc, en parallèle de ma vie d'écrivaine et de journaliste culturel. :) Un peu à la manière de Caroline Néron, même si nous ne la voyons plus dans le milieu du cinéma et de la télévision. Son entreprise a pris tellement d'ampleur! J'imagine que, parfois, elle ne sait plus où donner de la tête. C'est passionnant, ce qui lui est arrivé!

   Je suis fière qu'au Québec on ait des entreprises aussi florissantes et enrichissantes. Et je suis contente de me joindre au lot, à ma façon.

    Quand je me présentais comme « fanéditrice », c'était bien parce que je réalisais mes projets avec passion. J'étais une « fan » de mes propres réalisations. lol Mais en même temps, quand nous tentons de percer de manière professionnelle, si nous savions au préalable, combien peu de monde connaît notre réalité du fanéditeur? Si ces gens ne visitent pas au moins un événement de la culture indépendante, ils ne sauront pas qu'elle existe, ni les superbes trouvailles qu'ils pourraient y découvrir. À part Etsy qui commence à être de plus en plus connu. Mais Etsy est le DIY des professionnels. Il n'y a pas beaucoup de vendeurs sur ce site qui font amateurs. S'ils veulent être pris au sérieux, il leur faut présenter leurs produits de façon professionnelle. C'est comme ça. Par conséquent, je suis obligée de quitter « l'amateurisme » pour rentrer dans le « professionnalisme » — ce qui n'est pas mauvais. :)

    M'autoproclamer « éditrice » faisait tout drôle au début — c'est-à-dire il y a un an ou deux, parce que je n'étais pas encore assez rentrée dans cet univers. Je n'en étais encore qu'à mes débuts. Éditer mes petits livrets d'historiettes de chat a été mon point de départ dans cette aventure. On commence à petits pas pour progresser vers des perspectives de plus grande ampleur. C'est un peu la vie d'entrepreneure que je vous avais avancée dans ce billet! Aujourd'hui, me proclamer comme « éditrice » rentre dans l'ordre des choses.

*Je ne me lancerais pas tout de suite de façon concrète. Il faut beaucoup de travail et d'organisation en arrière avant de se présenter de cette façon. Pour l'instant, j'édite des projets personnels de petite et moyenne taille. De cette façon, j'apprends, je découvre, je fouine.

samedi 12 septembre 2015

Peu de ressources existent pour aider les cyberdépendants québécois

   Il y a quelques années, j'avais découvert l'existence d'un groupe de discussion — du type A. A. — dans un article du journal Métro. (L'article en question) Un groupe qui se réunissait chaque semaine pour discuter de leur dépendance aux jeux vidéo. À ce moment-là, j'étais surprise par cette idée de rencontre et de discussion sur cette problématique, même si je ne la trouvais pas saugrenue. Elle avait du sens. Je n'avais pas osé me présenter à ce groupe,trop intimidée ou ne me sentant pas plus concernée que ça. Peu importe, avoir le courage de se présenter dans pareil endroit et de se déclarer publiquement « dépendant » prend beaucoup de confiance. Et quand nous sombrons dans le jeu ou une drogue, disons que notre confiance en soi à vivre en société diminue radicalement.

  Or, après quelques recherches, j'ai dû me rendre à l'évidence, ce groupe n'existe plus. Même le courriel lié au groupe ne fonctionne pas. En fait, les deux seules ressources officielles qui existeraient à ce jour proviennent d'une émission Les Francs-Tireurs et de services de psychothérapie offerte par Mme Marie-Anne Sergerie, qui aurait fait des études sur ce sujet. Dans l'émission des Franc-Tireurs, on raconte qu'il y aurait des centres de désintox pour cyberdépendant en Angleterre et un à Vancouver. Aucun au Québec! Comme la problématique ne pouvait pas toucher notre peuple.

  Nous voilà donc devant le néant, le vide, le rien, pour contrer cette dépendance, de plus en plus envahissante et perverse. Comment ça? Alors que l'industrie des jeux vidéo au Québec engendre d'énormes profits, elle n'offre aucune ressource pour les victimes de celle-ci? Hein????

    Vous savez pourquoi? Parce que le sujet est tabou! Parce qu'on a de la misère à croire que le jeu virtuel peut être mauvais à long terme. Mauvais pour le corps, le coeur, l'esprit. Je ne propose pas d'y mettre un terme. J'espère juste trouver une façon de rééduquer le monde — et particulièrement les joueurs compulsifs — devant ce problème. Et leur dire que si vous n'en tirez pas ou plus de plaisir, c'est parce que votre activité n'est plus saine pour vous. Qu'elle vous ronge vous tue à petit feu, sans que vous vous en rendiez compte. En fait, comment s'en rendre compte, quand cette activité nous force à nous plonger dans l'irréelle pendant tant d'heures de vie?

   Je désire aider les autres et trouver des moyens pour nous épauler, pour en parler, pour s'en sortir. Si personne ne le fait, à cette heure, personne ne le fera.

   Ç'a prit combien de temps avant que quelqu'un se rendre compte qu'il y avait un sérieux problème d'intimidation dans les écoles du Québec? Vingt ans! Et est-ce que d'autres personnes se sont levées, avant Jasmin Roy, pour parler du problème? Pas âme qui vive. (Du moins, peut-être pas des voix assez fortes, assez convaincantes.) J'aimerais concevoir un cercle ou un regroupement dans la même veine, dédiée aux Ex-Gamers compulsifs du Québec! J'aimerais savoir que je ne suis pas la seule à vivre cette situation. J'aimerais que d'autres voix se lèvent. (Même si je sais que ce n'est vraiment pas facile).
À suivre...