Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

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« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le mardi, vers midi et le vendredi, en soirée. »

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vendredi 12 juin 2015

Pause dignité

     J'ai réalisé, au moment où les réseaux sociaux de la SFFFQ se sont emballés pour dévoiler le décès de l'écrivain et bon vivant Joël Champetier, que je devais taire les parutions prévues pour Tout en Syreeni pour quelque temps. Ce n'était plus le moment de bavarder. Le silence et le recueillement devaient régner, surtout envers mes pairs carnettistes qui semblaient grandement affectés par sa disparition.

Ma petite histoire

     Je ne connaissais pas beaucoup M. Champetier comme plusieurs de mes collègues. Je n'ai jamais eu le loisir de travailler avec lui n'ayant jamais soumis de textes à Solaris. La seule idée que je lui avais lancée avait été de collaborer à la revue comme critique de cinéma et littéraire... Suggestion qui demeure, et semble-t-il demeurera, toujours en l'air... J'ai un ami, par contre, qui avait tenté l'expérience. La première fois, ç’a été un peu long, mais son texte (de SF-Fantaisie) avait abouti entre les mains du jeune grand Ancien. L'écrivain d'expérience lui avait donné de nombreux conseils sur comment améliorer ses différents aspects. À la deuxième soumission, le nouveau texte de mon ami s'était retrouvé directement dans les mains de M. Champetier. Disons que ce premier ne s'attendait pas à pareille réception! Mais... comme pour mon idée de critique, l'idée que ce texte puisse être accueilli dans le nid douillet de Solaris est restée en l'air...

     J'ai découvert l'écriture de M. Champetier au début de ma vingtaine en lisant le roman La Peau blanche après avoir visionné la version adaptée au cinéma de celui-ci. Un peu plus tard, au tour de La mémoire du lac. Dès mon premier Boréal, j'étais impressionnée de voir d'aussi près leur auteur. Je ne l'avais jamais abordé concrètement. Il m'impressionnait trop (surtout lors de mes premiers Boréal). J'étais la plupart du temps observatrice qu'une participante active lors des tables rondes derrière lesquelles il était assit. J'ai fini par admirer sa constance et la passion qui l'habitait pour Boréal. Car il y revenait année après année (le seul qu'il aurait manqué en 35 ans d'existence serait celui qui avait eu lieu en même temps du Congrès international Anticipation, qui s'arrêtait en 2009, à Montréal.) Pour moi, il était un modèle à ce niveau-là.

    Une fois, je me rappelle, lors des premiers balbutiements de Tout en Syreeni, il avait laissé un commentaire sur l'un de mes billets. Je ne m'attendais pas, à ce moment-là, d'être lue par un professionnel du milieu.

     Pour ma situation, mes rares approches à son endroit furent celles qui viennent d'être énumérées. Quand j'ai appris qu'il souffrait qu'un grave mal et que ses chances de survie étaient minces, ça m'avait attristée. Pas attristée qu'au moment — comme plusieurs le témoigne sur leur blogue O.O — de sa disparation. Bien avant. Il n'était pas ben vieux pour souffrir d'un cancer. Un bon vivant auquel on ne s'attendait pas du tout a un tel sort. Son corps était plus malade qu'on aurait pu le croire. La dernière fois où je l'ai vu de son vivant était lors du dernier Boréal via une communication Skype.

     Un samedi, l'annonce a été faite. Une frénésie de tristesse parcourait les médias sociaux de la SFFFQ. J'en ai été témoin, par hasard. Étant bien rare pour moi de me retrouver sur le net un samedi matin. J'ai relayé la nouvelle. J'ai rédigé un billet en sa mémoire sur Tout en Syreeni. Une pause dignité dans notre blogosphère était de mise...

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