Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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mardi 30 juin 2015

Plus de 100 billets publiés!

Depuis juillet 2014, j'ai redonné tout un nouveau souffle à ce blogue, tant et si bien que je trouve qu'il a fière allure à présent, qu'il grouille de débats à étudier et à affronter, qu'il explose de couleurs et de détermination. Voilà que je me rends compte que depuis le mois juillet 2014, j'y ai publié près de 80 billets!!

Voilà de quoi fêté! Surtout dans une ère de remise en question — déjà? — des blogues. Je ne crois pas qu'ils soient près de disparaître. Avec le temps, ils vont peut-être changer d'apparence, mais ils demeureront toujours une tribune supplémentaire où la liberté de penser et de s'exprimer est reine.


Je blogue officieusement depuis 2009, officiellement depuis 2014. Une fois avoir trouvé son fil conducteur, sa survivance est assurée.

Sélection d'une dizaine de billets à lire et à relire...

Décembre 2009 - Salon du Livre, Expozine et Écritures

Novembre 2009 - Libdub des étudiants en Communications de l'UQAM

Avril 2011 - Kaamelott, une série à ne pas laisser glisser entre les doigts

Février 2012 - Le Do It Yourself

Octobre 2012 - Une artiste pas ordinaire   

Mai 2013 - Investissement pour une oeuvre d'envergure

Juin 2013 - Rencontres et Découvertes au SDAUM

Juillet 2014 - Discutons « Nostalgie » entre blogueurs

Juillet 2014 - Mes Réponses au questionnaire de M. LaFrance, remastérisé par Mlle Lauzon ;-)

Post-Scriptum : Pour le décompte officiel, j'ai publié un total de 125 billets sur Tout en Syreeni et ses versions précédentes.

dimanche 28 juin 2015

Un trip de recherchiste CulTurELLe

Une autre raison, plus lointaine que la première, me motivait à me joindre à ce lot de participants pour la prochaine édition de l'émission La Voix. J'avais envie de faire un trip de recherchiste/journaliste. La veille, j'avais visionné l'émission Sucré-Salé dans laquelle j'y retrouvais un journaliste qui s'était présenté aux auditions et avait tenté sa chance, comme des milliers d'autres. Bien entendu, il n'avait pas à répondre de formulaire laborieux et à signer un genre de contrats à la fin. (J'y reviens) J'avais envie, à mon tour, de découvrir cette ambiance forte sympathique et très loin d'un esprit de compétition qui se trouvait sur place. Comme à la télé, les gens qui tentent leur chance comme candidat sont pleins d'entrain et de joies, et des adversaires pour deux sous. Tout le monde est au même niveau, qu'il soit expérimenté ou non. Tout le monde passera devant les juges. C'est La Voix qui prime sur tout le reste. Wow! Quel beau message!

Sur place, il y avait de tout âge et de tout acabit, malgré la présence nombreuse de femmes début vingtaine, et d'une dizaine d'hommes, guitare à la main. En tout, pour cette journée-là, nous étions près d'une 100 à attendre notre tour. Beaucoup de talents remarquables qui se réunissaient dans un même lieu pour une même passion. Je ne sais pas si c'est commun, dans ce milieu, mais j'aimerais beaucoup le revoir, le revivre, être entourée, comme ça, de musique, de rêveurs, de chansons, d'harmonie. Un moment unique et merveilleux. Comme je les retrouve rarement. 
 

J'ai appris beaucoup de ces pairs artistes-mélomanes. Et je me sentais à ma place, malgré mes talents de chanteuse embryonnaires. hihi

D'un certain regard, j'avais plus envie de fouiner sur place, comme journaliste, que de me présenter comme chanteuse. Mes chers lecteurs, si vous étiez sur place et aviez entendu mes idées et aspirations, je ne vous ai pas menti, elles sont authentiques et concrètes. Je me suis senti quand même un peu comme un imposteur, surtout lorsque je l'ai lu au bas de la feuille — décrivant comment se déroulait cette audition — que même si nous ne sommes pas choisis, de continuer dans cette voie professionnelle. Gloup! Comme je l'ai dit dans mon précédent billet, ce n'est qu'une fois derrière le micro que j'ai compris où était ma vraie place.  

Un contrat contraignant 
J'avais longuement hésité à signer le formulaire qu'on nous demandait de remplir. Je ne comprenais pas pourquoi tous nos droits seraient retirés sur tout ce qui était « oeuvres littéraires » et « bandes dessinées » liés à l'émission. Est-ce que les billets que j'écris sur celle-ci rentreraient dans cette situation ou non? Et sérieusement, ils ont pensé à faire paraître des bandes dessinées sur les gagnants? Me semble que j'en avais déjà vu à une autre époque, sur les Spices Girls, mais je trouve que le concept va loin. Même si le principe est qu'il doit englober le plus large possible. Finalement, tenter de participer à pareilles émissions équivaut presque à rentrer en prison. Une prison où tes droits n'existent plus, où tu deviens le pantin d'un ou des autres.

 (Eh Misère! J'aurais pas pu aboutir à cette conclusion avant?)

Espérons que je ne rentre pas dans ce bain! Je ne veux être que mon propre pantin. Je veux user de toutes les parcelles de ma personne pour assurer mon devenir. S'il y a des bouts qui m'échappent, je préfère que cela le soit entre les mains de journalistes-critiques discutant de mes oeuvres littéraires ou visuelles qu'entre les mains d'admirateurs, journalistes culturels et animateurs discutant de mon incompétence en tant que chanteuse ou à n'être qu'une marionnette, mignonnette et geignarde, sans voix, sans identité.

Un autre aspect de ce contrat me semblait fort rigoureux. On me retirerait, à perpétuité, tous les documents qui seraient reliés en même temps à cette émission et à mon image/voix. Oh Boy! C'est une archigrosse décision à prendre presque sur le tas. Pratiquement à la sauvette. Donc, la petite vidéo prise de moi tentant ma chance comme candidate ne sera jamais mienne, ni la photo de ma candidature (à ce moment-là, tel est mon souvenir, la tignasse que j'avais sur la tête me donnait un air d'Hermione Granger.
;-P Autrement dit, aucun mot à dire/contrôle des données émises par la direction de l'émission. Je comprends le concept pour ceux et celles qui n'y connaissent rien à la télévision, mais pour ceux qui, comme moi, hésitent et trouvent cet univers monstrueux avalant tout sur son passage, heu...

J'ai buté sur ce contrat, parce qu'une collègue blogueuse (Je ne suis pas sûre qu'il s'agisse du bon billet par contre. :-/) avait déjà avancé qu'il fallait être prudent au moment d'en signer. Que nous pouvions nous retrouver à perdre nos droits d'auteur sans même le savoir! Il y aurait des contrats qui stipuleraient que, tant que vous travaillez pour tel employeur — même si celui-ci n'est aucunement relié au milieu de l'édition —, tous vos projets d'écriture en cours lui appartiendraient par défaut. Han!!!???!!

Un billet précède ce dernier et le voici (Décembre 2015 : près de 200 lectures ont été faites de celui-ci)

mercredi 24 juin 2015

Une bonne fête à ma belle et grande contrée!




Aujourd'hui, c'est la fête de ma contrée! C'est le temps de célébrer combien il fait bon y vivre, de s'émerveiller par ses couleurs, ses joies et richesses culturelles, sociales et économiques!

Bonne fête à tous mes lecteurs, qu'il soit d'ici (Québec) ou d'ailleurs! Bonne Fête à mon beau grand QUÉBEC tout bleu!

Mentions spéciales cette année aux courageux autochtones, souvent nos propres ancêtres, qui n'ont pas eu la vie facile et aux Vickings* de jadis! 

*Finalement, nous avons sûrement un peu tous du sang de scandinaves! ;-)

dimanche 21 juin 2015

Une allocution émouvante et pleine de clins d'oeil à la culture pop!

Voici l'allocution que Jean-Martin Aussant - l'ancien chef du parti Option National qui en est également son créateur - avait offert lors des funéraires de l'ancien premier ministre du Québec Jacques Parizeau (9 juin 2015, à l'église St-Germain d'Outremont). Texte élogieux et grandiose qui a su rendre l'homme accessible, autant pour les pairs de sa génération que les jeunes, de la mienne. Parsemer de clins d'oeil à la culture populaire d'aujourd'hui, je n'ai pu résister à l'envie de vous le partager sur Tout en Syreeni. Bonne lecture! 


Chers Lisette et membres de la famille, Monsieur le Premier Ministre, chers amis.
 
J’avais d’abord pensé vous entretenir aujourd’hui des avantages économiques d’une approche keynésienne que monsieur Parizeau appréciait, mais je vous parlerai plutôt sur un plan plus personnel. Le premier ministre Jacques Parizeau appartient pour moi à ces géants politiques que peu de nations dans le monde peuvent se targuer d’avoir connus. Il fait partie de ceux qui créent un avant et un après, ceux dont on refuse même d’envisager le départ. Félix Leclerc, un autre de nos géants, dirait qu’il appartient à la courte liste des libérateurs de peuples. Si nous pouvons en être fiers, nous devrons aussi en être dignes.
 
Lui-même issu d’un peuple dont l’histoire contient traumatismes, doutes et craintes, il incarnait la confiance en soi et la capacité, voire le devoir de gérer ses propres affaires. Toujours en complet, toujours sans complexe, il était pour ainsi dire le « convaincu en chef ». L’assurance de l’homme qui sait où il va et qui est capable d’expliquer pourquoi.
 
Sa réputation dépassait aisément les frontières du Québec. Je l’ai constaté moi-même lors d’une rencontre avec des gens de la finance à New York il y a quelques années. Un ancien haut placé d’une agence de notation m’avait confié que « Jack » Parizeau, par sa simple présence aux commandes de l’État, donnait de la crédibilité au Québec à l’époque du référendum et qu’il n’y aurait certainement pas eu de décote du Québec en cas de victoire du Oui.
 
D’ailleurs, si la langue de la finance internationale demeure clairement l’anglais, trois mots de la langue de Molière y sont toutefois devenus communs grâce à la vision de Jacques Parizeau : « Caisse de dépôt ». Cette institution bien de chez nous que tous connaissent et respectent sur les marchés financiers mondiaux.
 
Jacques Parizeau était ce rare ambidextre, un homme de chiffres qui a du coeur. Fils du 1 %, il a consacré sa vie au 99 %, fort de l’idée que l’argent est un bon serviteur, mais un bien mauvais maître. En survolant sa vie, l’élément qui semble l’avoir le plus guidé toujours, c’est la poursuite d’une certaine justice, ses préoccupations de souverainiste, de social-démocrate, de féministe, d’environnementaliste, toutes s’appuyaient au fond sur un désir de justice, d’équité pour son monde, comme il disait.
 
D’une tendresse insoupçonnée de prime abord, il avait compris que la seule forme de supériorité pour un homme, c’est la bonté. D’une érudition et d’une curiosité sans fin, je lui faisais parvenir jusqu’à tout récemment des documents techniques comme le budget du Québec ou le rapport annuel de la Caisse de dépôt. Il les épluchait méticuleusement. Les cahiers les plus intéressants pour lui étaient ceux portant la mention de renseignements additionnels, essentiellement constitués de colonnes de chiffres et de graphiques.
 
Monsieur aimait aller au fond des choses, il adorait la musique et aurait voulu être musicien. Bien qu’il soit plus proche d’un style assez classique, j’avais bien compris encore une fois toute son ouverture d’esprit quand il avait insisté pour que je lui fasse écouter de la musique un peu plus techno que j’avais composée et où la grosse caisse était avouons-le un peu plus présente que chez Vivaldi. Il suivait de façon enjouée le rythme en tapant sur sa jambe et m’avait dit avec son sourire allumé : « Mais c’est très bien, ça, vous voyez que je ne suis pas pudibond. »
 
L’état de sa collectivité lui importait constamment. Il regrettait de constater que la chose publique courrait le risque de devenir tout sauf publique. Il ne voulait pas que la politique devienne l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. Il appelait de tous ses voeux les projets de société autres que comptables. Son attachement et son vif intérêt pour ce qui vient, pour la jeunesse québécoise, ne se sont jamais démentis. Durant le soulèvement étudiant du printemps 2012, je lui avais mentionné que la génération montante serait probablement plus difficile à gouverner, il m’avait répondu du tac au tac : « Je l’espère bien » […]
 
Conscient que l’éducation était la clef de tout progrès économique, technologique ou social, Jacques Parizeau était pédagogue jusqu’au bout des doigts. En échangeant avec lui, on avait l’impression d’apprendre même pendant ses silences caractéristiques entre deux phrases parfaites, comme par osmose. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour Monsieur arrivaient aisément.
 
Son sens de l’humour était toujours présent en filigrane, un certain héritage britannique pourrait-on croire. Comme lorsqu’il parlait de sa carte de membre faite en bois pour qu’il ne puisse pas la déchirer ou de son éclat de rire quand il a su que plusieurs militants l’appelaient très affectueusement Yoda, le sage des sages dans la saga de La guerre des étoiles. Il est vrai lorsqu’il était assis et appuyé sur sa canne qu’on l’aurait bien vu brandir une épée laser pour mener son combat contre le côté obscur de la force.
 
De nombreux monuments dans le monde sont dédiés à des généraux et des présidents qui ont mené d’autres hommes à la guerre à partir de leur officine sécurisée. Jacques Parizeau pour sa part méritera son monument pour avoir construit du beau. Il existe des révolutions pacifiques et tranquilles, il nous l’a bien prouvé, lui le révolutionnaire dans le plus constructif sens du terme. Il mentionnait d’ailleurs que notre Révolution tranquille avait été l’oeuvre d’une poignée d’élus, de fonctionnaires et de poètes. On réalise maintenant qu’il faisait finalement partie de chacun de ces trois groupes.
 
Pour paraphraser Churchill, qu’il admirait, l’histoire du Québec lui sera favorable puisqu’il l’a écrite lui-même. Et cette histoire n’est pas finie, il nous en reste plusieurs chapitres à écrire collectivement. Celui qui aura plus que quiconque contribué à construire le solage et le premier étage de notre maison commune nous quitte, mais il nous a laissé des plans pour les étages qu’il reste à bâtir. Il souhaitait que nous puissions décider nous-mêmes des règles à mettre en place dans notre maison, que l’on puisse choisir nous-mêmes les éléments de sa décoration et de ses relations avec les autres. En somme, il trouvait futile de tenter d’améliorer les aptitudes d’un voisin, aussi sympathique soit-il, à bien gérer notre maison.
 
Nos discussions entre économistes portaient souvent sur des concepts plutôt pragmatiques, je ne lui aurai donc jamais dit moi-même ce que le Québec entier ne lui a pas assez dit : « Je vous aime, Monsieur Parizeau. » Vous étiez assurément la personne dont le regard approbateur m’importait le plus, vous me manquerez […]
 
Et maintenant quoi ? S’il est une chose que son départ devrait amener, c’est la fin des exils, de tous les exils. Qu’ils soient géographiques ou intellectuels, il faut que chacun de nous participe à sa façon dans la construction de cette société pour laquelle il a tant travaillé. L’embellissement de la vie pour ceux qui restent est le plus bel hommage à offrir à celui qui part. « L’avenir dure longtemps », aimait-il à dire. Grâce à lui plus que tout autre, nous savons que nous pourrons le dessiner nous-mêmes, si tant est que ce soit ce que nous désirons comme peuple.
 
Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Parizeau, Monsieur l’Enseignant, j’ai bonne confiance que le Québec entier se joint à moi pour vous dire bon repos et merci pour tout. FIN

Voici l'origine de cette version virtuelle de ce texte.

Si le coeur vous en dit, il est possible également de visionner la version vidéo de cette allocution.

vendredi 19 juin 2015

Coup d'oeil à mes derniers bébés!

Oh! Excusez-moi de ce petit retard pour la diffusion de ce billet! Je viens de me départir d'une grosse grippe, attrapée je ne sais où, la semaine dernière. Cette vilaine grippe m'a drôlement ralenti dans mes activités autant du côté de la recherche d'emploi-s que des côtés de la Rédaction et de la Création.

La semaine dernière, mon désir de sortir de chez moi (pour aller sur le net) et de veiller à Tout en Syreeni n'était pas très convainquant, hormis les billets que j'avais préparé. Rapidement, j'avais profité de la capacité que Blogger a de publier mes billets selon des dates précises et celui dû pour hier était encore jusqu'à cet après-midi inachevé, en raison de l'absence de ses clichés-illustrations. ^ ^ Le voilà, ce billet, rondement préparé comme il se doit:

Aucun oubli de ma part! Manque de temps pour y voir! Tellement d'activités m'occupent ces dernières semaines. Dont deux, sinon trois, d'assez bonne ampleur, dont je tairais l'allure pour encore plusieurs semaines. Des activités de conceptrice et d'éditrice qui battent leur plein. ^-^

En attendant, un survol de mes dernières créations papier. Pour ma dernière exposition, en tant que fanéditrice, j'avais développé deux concepts dédiés spécifiquement à un public ciblé, amateurs de littérature de l'imaginaire et fantaisiste. Dans un premier temps, un signet intitulé « Victime de la Norme » contenant au verso une historiette* de science-fiction et l'illustration du recto a été librement inspiré de ce petit texte, voire du plus grand texte duquel il est issu.

Pourquoi ce choix? Lorsque j'ai eu l'idée de confectionner ce nouveau signet, je ne trouvais pas d'idées originales et suffisamment intéressantes à écrire pour une si courte histoire. J'avais donc décidé de reprendre un des personnages de la nouvelle de science-fiction sur laquelle j'avais travaillé l'hiver passé pour lui donner plus de chair, plus de vécu. Car dans ce grand texte, son passage ne tient qu'à l'anecdote. Autrement dit, adopter « Victime de la Norme » permettra d'avoir un petit aperçu de ce plus grand texte en cours d'élaboration. :)

Dans un deuxième temps, un mini-livret de 8 pages contenant une nouvelle littéraire inédite et 2-3 illustrations substantielles. J'avais rédigé ce texte l'été dernier, alors que les étincelles de passion pour l'écriture de fiction revenaient soudainement m'habiter après plusieurs années de mutisme. Il était à l'origine destiné à un concours d'écriture (un billet paraîtra à ce sujet). Comme il n'avait pas été retenu et que je ne me voyais pas le soumettre ailleurs, j'ai eu la vive idée de le publier à compte d'auteure. Pourquoi pas? Ça serait une façon simple de vous faire accéder à mon style d'écriture sans avoir à passer par un tiers. Et depuis longtemps que j'espérais développer davantage le concept d'un fanzine, sans entrer dans un format fouillé et de taille. J'avais donc tenté l'expérience grâce à ce petit imprimé aux feuilles maintenus par une agrafe. Même si c'est un menu projet, quelle joie eus-je à monter chacun de ces exemplaires!!! :-D Et de les avoir plus tard, en main, pour mes éventuels lecteurs!

Comme pour mes nano-livres sur les Chats, j'ai tout conçu de A à Z — hormis l'impression que je confie à des spécialistes. Sa mise en page, son texte, la révision de son texte**, les quelques illustrations qu'il contient, son découpage et montage. Le résultat est très bien.  Si j'étais à votre point de vue, je dirais à l'éditrice-auteure : « C'est un projet bien trop court! Syreeni! Donne-m'en plus! » Hé! ;-)

Clin d'oeil également à son premier acquéreur lors de ma présence au congrès Boréal (ma dernière exposition). Merci.

* Historiette = courte histoire de moins de 500 mots.
**Je n'y ai trouvé qu'une seule erreur, fort fâcheuse. Je vous prie de la pardonner (c'est un de mes espiègles Feux Follets qui m'a joué un tour là où je m'y attendais le moins. ;-P)

samedi 13 juin 2015

Publicité mensongère de Kijiji

Avez-vous déjà vu l'une des publicités télévisuelles de Kijiji vantant les qualités du site de petites annonces québécois Kijiji? Annonce où on trouve des solutions pour un peu tous les objets possibles, avec des jeux de mots et illusions visuelles? Avez-vous entendu sa version radiophonique clamant que la rapidité des ventes qui y seraient faites et qui nous rendraient heureux? 
Eh ben! Que vous le croiriez ou non, je suis tombée dans le panneau! En mars dernier, j'avais ouvert un compte en espérant y faire ma propre petite vente-débarras virtuelle. Les objets en vente ne me servent plus ou n'ont jamais été utilisés. Et attendent, patiemment, leurs prochains nouveaux propriétaires dans un coin d'une pièce... Ils ont pris la poussière parce qu'ils y attendent toujours! Un seul objet a trouvé preneur, pour l'instant, sur une trentaine d'autres (des CD, DVD, livres, objets utilitaires)

Je ne désespère pas. Je compte très prochainement tenter une approche semblable sur eBay! ou Amazon! Parce que sérieusement, l'idée d'offrir au suivant à moins coût ne semble pas être réalisable dans ma propre contrée!

Alors, tout ce qui est francophone sera dirigé vers Amazon et tout ce qui est anglophone vers eBay!

En allant vers Kijiji, je voulais justement ne pas accroître les bénéfices de ces gros joueurs de la vente en ligne. Je désirais contribuer à un joueur moyen, et qui plus est québécois, qui a le droit, tout comme ses adversaires à une certaine estime et viabilité.

Peut-être que cela sera effectivement le cas dans le futur.


Si mes objets en vente vous intéressent, visitez ici.

vendredi 12 juin 2015

Pause dignité

     J'ai réalisé, au moment où les réseaux sociaux de la SFFFQ se sont emballés pour dévoiler le décès de l'écrivain et bon vivant Joël Champetier, que je devais taire les parutions prévues pour Tout en Syreeni pour quelque temps. Ce n'était plus le moment de bavarder. Le silence et le recueillement devaient régner, surtout envers mes pairs carnettistes qui semblaient grandement affectés par sa disparition.

Ma petite histoire

     Je ne connaissais pas beaucoup M. Champetier comme plusieurs de mes collègues. Je n'ai jamais eu le loisir de travailler avec lui n'ayant jamais soumis de textes à Solaris. La seule idée que je lui avais lancée avait été de collaborer à la revue comme critique de cinéma et littéraire... Suggestion qui demeure, et semble-t-il demeurera, toujours en l'air... J'ai un ami, par contre, qui avait tenté l'expérience. La première fois, ç’a été un peu long, mais son texte (de SF-Fantaisie) avait abouti entre les mains du jeune grand Ancien. L'écrivain d'expérience lui avait donné de nombreux conseils sur comment améliorer ses différents aspects. À la deuxième soumission, le nouveau texte de mon ami s'était retrouvé directement dans les mains de M. Champetier. Disons que ce premier ne s'attendait pas à pareille réception! Mais... comme pour mon idée de critique, l'idée que ce texte puisse être accueilli dans le nid douillet de Solaris est restée en l'air...

     J'ai découvert l'écriture de M. Champetier au début de ma vingtaine en lisant le roman La Peau blanche après avoir visionné la version adaptée au cinéma de celui-ci. Un peu plus tard, au tour de La mémoire du lac. Dès mon premier Boréal, j'étais impressionnée de voir d'aussi près leur auteur. Je ne l'avais jamais abordé concrètement. Il m'impressionnait trop (surtout lors de mes premiers Boréal). J'étais la plupart du temps observatrice qu'une participante active lors des tables rondes derrière lesquelles il était assit. J'ai fini par admirer sa constance et la passion qui l'habitait pour Boréal. Car il y revenait année après année (le seul qu'il aurait manqué en 35 ans d'existence serait celui qui avait eu lieu en même temps du Congrès international Anticipation, qui s'arrêtait en 2009, à Montréal.) Pour moi, il était un modèle à ce niveau-là.

    Une fois, je me rappelle, lors des premiers balbutiements de Tout en Syreeni, il avait laissé un commentaire sur l'un de mes billets. Je ne m'attendais pas, à ce moment-là, d'être lue par un professionnel du milieu.

     Pour ma situation, mes rares approches à son endroit furent celles qui viennent d'être énumérées. Quand j'ai appris qu'il souffrait qu'un grave mal et que ses chances de survie étaient minces, ça m'avait attristée. Pas attristée qu'au moment — comme plusieurs le témoigne sur leur blogue O.O — de sa disparation. Bien avant. Il n'était pas ben vieux pour souffrir d'un cancer. Un bon vivant auquel on ne s'attendait pas du tout a un tel sort. Son corps était plus malade qu'on aurait pu le croire. La dernière fois où je l'ai vu de son vivant était lors du dernier Boréal via une communication Skype.

     Un samedi, l'annonce a été faite. Une frénésie de tristesse parcourait les médias sociaux de la SFFFQ. J'en ai été témoin, par hasard. Étant bien rare pour moi de me retrouver sur le net un samedi matin. J'ai relayé la nouvelle. J'ai rédigé un billet en sa mémoire sur Tout en Syreeni. Une pause dignité dans notre blogosphère était de mise...