Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

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vendredi 29 avril 2011

Quand on parle du loup... et de mon congrès

Le titre que j'avais choisi pour ce court billet faisait allusion à l'auteure dont je commentais le dernier roman dans mon précédent billet. Elle sera présente cette année au congrès Boréal!!!!

J'aime beaucoup la plume de cette auteure, ses nouvelles (je m'ennuie de celles-ci, parce que ça fait longtemps que Mme Beaulieu en a fait paraître - ces dernières auraient été publiées dans la revue Alibis, il y a 4 ans, si je me fis à son site web) - et ses romans de fantaisie urbaine (sa trilogie des Cités intérieures). Je me souviens d'avoir été littéralement enchaînée par le dernier volet, voulant savoir tout de suite ce qui se passait et ne pouvant pas lire plus vite que ma vitesse de lecture normale.

Chaque fois que je tente de lui parler (aux Salons du Livre de Montréal) - j'avoue que je suis impressionnée et un peu intimidée, perds mes mots. Comme l'année dernière, lors du dernier Salon. Pas moyen d'aligner deux mots correctement. J'imagine que c'est également arrivé pour vous? Pour des auteurs que vous admirez? ou d'autres types d'artistes?

En fait, je ne saurais pas réellement quoi lui dire pendant le congrès, sauf lui parler de la critique que j'ai écrite sur son livre. C'est une critique étoffée, vous avez remarqué. J'ai pensé l'envoyer à un fanzine ou une revue avant de la publier ici, mais au bout du compte je ne savais pas trop à laquelle (Je pensais à Clair/Obscur, mais on ne sait plus trop ce qui se passe pour lui.)

Il y aura également un autre auteur que j'apprécie : Joël Champetier! Il sera plus qu'un simple invité au congrès, il y sera invité d'honneur! Par ailleurs, ne craignez pas de ne pas le voir. Il n'aurait manqué aucun Boréal depuis sa naissance en 1979. Sauf lorsqu'il y a eu le congrès mondial Anticipation à Montréal en 2009. Je le sais, parce que j'étais présente à toutes les journées et que je ne l'y ais pas vu, héhé! (Sauf à la remise des prix Boréal, à la toute fin.)

Je n'ai en tout lu que deux de ses romans (La peau Blanche* et La mémoire du lac). Et il en a écrit beaucoup. Autant des romans pour adulte que jeunesse. Il a également écrit de nombreuses nouvelles et je n'en ai lu aucune. Il faudra que je me rattrape. Bien que j'ai fait peu de lecture de cet auteur, je l'admire surtout en tant qu'écrivain.

Je ne crois pas me retrouver avec le même problème que Mme Beaulieu pour lui parler. J'y suis parvenue au congrès dernier, même si ce n'était pas au sujet de son oeuvre, mais d'un point qu'il avait traité durant sa dernière table-ronde. (Il avait mentionné que la revue Solaris allait publier un texte Lovecraftien et j'ai cru que cela pourrait être celui qu'avait soumis un ami. Hélas non. Pas grave, j'ai quand même fait le pas! :-D ) 

*Saviez-vous que La peau blanche a été adapté au cinéma et porte le même titre? C'est d'ailleurs par le film que j'ai découvert l'auteur. J'avais eu envie de lire le livre, considérant que, parfois, il est meilleur que le film. La fin du livre est différente de ce dernier (d'ailleurs, je n'ai pas compris pourquoi ils l'ont changé. Censure?). Pour le film, d'une part, il a été réalisé au Québec et d'une part, il est un des rares films québécois où il y a une dose de fantastique.


Sur ce, je vous laisse avec l'affiche officielle du congrès Boréal qui se déroulera cette année les 13, 14 et 15 mai, à Montréal, à l'Hôtel Espresso. Nous y retrouverons ses habituelles activités, entre autres (pour les néophytes), des tables-rondes sur le métier d'écrivain, sur l'édition et le thème de cette année qui est « Escales imaginaires : les genres en mouvance ». Également, le concours d'écriture sur place, une salle d'exposition (pour les artistes et illustrateurs qui travaillent dans le milieu, tantôt professionnellement, tantôt comme passe-temps), section ventes de livres, séances de signature, remise des Prix Aurora/Boréal*. Si vous désirez connaître l'histoire de ce congrès ou en apprendre plus, visitez son site web.

BON CONGRÈS À TOUS!!!

*Noter que ma nouvelle de SF que j'avais publiée dans le fanzine Katapulpe se trouvait dans la liste des mentionnées. Pour plus de détails, allez ici.

dimanche 17 avril 2011

Mon compte-rendu du roman « Le deuxième gant » de Natasha Beaulieu

Bon, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps pour la critique de roman que je voulais faire apparaître ici. C'est la version longue et un peu plus subjective que celle que j'avais publié sur Côté Blogue. J'espère que vous en serez satisfait. Je me devais de faire cette lecture et de réaliser un commentaire-critique, car il s'agit là d'une de mes auteures préférées et j'avais hâte de lire du nouveau d'elle. À la prochaine!

Cela fait bien trois ans que Natasha Beaulieu ne nous avait rien laissé sous la dent, sauf un énoncé sur son prochain roman : «Un thriller sur un fétichiste de gants ». D'ailleurs, celui-ci parut au printemps dernier, toujours chez Alire, dans un grand format, la couverture présentant une main gantée derrière laquelle une clôture de barbelés se dresse. Ne vous attendez pas à une histoire de merveilleux urbain, comme elle nous avait habitués. Il s'agit ici d'un roman réaliste, historique, reposant sur des intrigues dures, troublantes, singulières, uniques, aux saveurs plus corsées que sucrées.

Cliquez sur l'image pour retrouver
 ce roman sur le site leslibraires.ca


Nouvelle vie saisie au passage

Le deuxième gant relate les tribulations d'une jeune femme, Marie-Aile, qui vit au côté d'un homme qui la maltraite. Ses amis lui rappellent sans relâchent qu'elle mène une relation malsaine et qu'elle devrait s'en départir. Mais l'héroïne semble incapable de le faire par ses propres moyens.

Chaque matin, la même routine : elle prend le métro pour se rendre au boulot. Or, un jour, avant que le train n'arrive, une femme d'allure excentrique lui demande son nom, sans plus, avant de s'éloigner. Quelques jours plus tard, cette femme mystérieuse, à l'accent étranger, la recroise et lui glisse à l'oreille « L'amour naît parfois de la cruauté ». Avant de s'éclipser de nouveau, elle lui laisse un de ses gants.

Marie-Aile est piquée par la curiosité. Elle décide de retrouver l'étrangère, quitte à la retracer avec l'aide (de l'étiquette cousue à l'intérieur) du gant. Tour à tour, elle vivra des expériences qui la feront évoluer, comprendre et mieux saisir sa vie.



Réalité passée mise en fiction

Natasha Beaulieu n'explore pas que l'attirance pour les gants chez ses personnages, elle fait également ressortir des souvenirs de la Deuxième Guerre mondiale : des faits, gestes, émotions envahissent les lieux, nous présentent l'état d'un monde, de pensées et de comportements de cette époque, qui se répercute encore en l'an 2000. Traiter de la Deuxième Guerre mondiale dans un roman réaliste demande une recherche minutieuse et une écriture impeccable. Serait-ce pour cette raison que l'éditeur insiste à dire que ce roman est probablement le plus ambitieux de l'auteure? Pourtant, sa trilogie Les cités intérieures, en plus des nouvelles s'y rattachant, furent déjà un projet fort d'envergure. Certes, l'auteure est parvenue à glisser des personnages et des réalités fictives, tout en restant cohérente vis-à-vis de cette réalité passée. Mais l'épanouissement des intrigues demeure ici, figé et fermé dans le roman.

Je pense que les problèmes que nous y rencontrons – et qui déplaisent à certains lecteurs - proviennent d'ailleurs. D'un manque ou d'oublis dans la construction des personnages et des liens qu'ils tissent entre eux.



Pour le meilleur et pour le pire 

Le roman dans son ensemble est une lecture agréable où l'on a envie de suivre les péripéties de ses personnages. Du moins, si on ne considère pas, avec un trop grand intérêt, son héroïne. Ce personnage manque de personnalité, on dirait qu'elle en n'a qu'une toute petite, toute faible, en sourdine. Tout au long de ma lecture, ce personnage me laissait perplexe. Elle paraît comme étant une femme soumise à son conjoint. Or, je n'arrivais pas à percevoir son état psychologique. Elle est nonchalante et n'a aucun mot à dire. Et ce n'est pas parce qu'elle en a. La seule Raison – au sens moral – qui émerge du personnage est l'Inconscient de Marie-Aile qui la pousse à aller voir ailleurs, à fuir sa situation.

Elle me semble décalée dans le temps présent du récit, provenir d'une époque archaïque, des années 60 ou antérieurement. Une époque où il était normal qu'une femme soit battue par son mari et se taise. Toutefois, je n'écarte pas qu'il soit possible qu'une telle situation puisse exister encore de nos jours. Or, au lieu de se rebeller ou de témoigner l'inconfort de sa situation à ses proches - même à son agresseur, Marie-Aile reste indifférente, lasse, accepte son sort sans rechigner. Ce qui la rend insaisissable.

Un malaise général

Dans une critique sur le roman paru dans le journal Voir (17 juin 2010), Christine Fortier fait l'éloge du malaise que suscite constamment le roman de Beaulieu. En effet, il est présent tout au long de l'histoire : chez l'héroïne en elle-même, dans ses relations avec son entourage (ex. un conjoint malveillant, un frère entiché d'elle, un amoureux transi qui l'a toujours eu dans l'oeil), dans les liens qui rattachent les personnages entre eux, dans les événements pleins de mystère. Le malaise se poursuit même jusque dans la construction du roman. Jusqu'à une lecture avancée, j'avais l'impression qu'il y avait un problème dans la narration. Dans la première partie du roman, la narration est au "il". Donc, une mise en place de la situation et des héros principaux. Tout à coup, à la deuxième partie, voire un des derniers chapitres de la première, la narration objective devient subjective (parole à Marie-Aile). Est-ce le souhait d'offrir un point de vue introspectif? Pas vraiment. Elle raconte ce qu'elle vit – comme si elle avait été une narratrice ignorante – et s'interroge sur le pourquoi des événements. Un récit décrivant ce qui se passe, sans tellement pousser dans les émotions.

Revenons à la personnalité propre de notre héroïne. Son silence en tout et sur tout, déjà difficile à suivre, ôte l'envie d'assister à ses péripéties. En fait, Marie-Aile est une sorte d'antihéros du début à la fin. C'est son entourage qui l'aidera à sortir de son impasse et la manipulera à ses desseins. D'ailleurs, j'ai préféré talonner les intrigues qui tournent autour de l'héroïne, paraissant plus palpitantes que les siennes. Seuls la curiosité qu'elle éprouve pour les gants et tout un univers de pensées qui se cache derrière m'incitèrent à poursuivre le roman. Je suis arrivée à la conclusion que le protagoniste du roman n'est pas réellement ce personnage effacé qu'est Marie-Aile, mais bel et bien le pouvoir de la Manipulation, et ce, sous toutes ses formes.


Le roman Le deuxième gant ne s'adresse pas à tout public. Il véhicule des intrigues étranges, parfois choquantes, pouvant déranger les lecteurs impressionnables. Le deuxième gant trouverait preneur chez les adeptes de ce genre de lecture complexe et les curieux intéressés par une œuvre de littérature marginale. Vous serez d'abord un peu déstabilisé, mais, petit à petit, vous plongerez dans un univers de mystères, d'incertitudes et d'exotisme qui exalteront votre lecture, chacun y trouvant son compte.


Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.

vendredi 1 avril 2011

Kaamelott, une série à ne pas laisser glisser entre les doigts


Quelle belle trouvaille que de commencer une série d'articles sur une télé-série comique que j'adore en cette journée du poisson d'avril! Au plaisir d'avoir pu vous faire rire et découvrir ce petit bijou français.


       Connaissez-vous la télé-série française Kaamelott? Une série mêlant la légende du roi Arthur aux mœurs de sa cour à Kaamelott, le tout raconté avec un souci du détail historique, tout en demeurant en légèreté par son humour burlesque. L'émission fut diffusée au Québec pour la première fois en 2007, sous l'égide d'Historia et se constitue en une suite de capsules humoristiques qui, dans les deux premières saisons, ne dépassent pas les quatre minutes. Chaque capsule est découpée en trois actes, comme dans une pièce de théâtre et comprend également des courtes introduction et conclusion.

        Au fil des saisons, l'émission s'est rallongée de 20 à 30 minutes (plus le récit devenait dramatique), jusqu'à atteindre les 45 minutes. Les saisons, appelées ici Livre ou Tome, sont au compte de six. Au terme de la série, son créateur, Alexandre Astier, souhaiterait réaliser quelques films basés sur celle-ci, mais préfèrerait avant en réaliser d'autres, afin de s'habituer à ce nouveau média, dont il n'est pas encore très très familier.


Voyons d'un peu plus près                                 - - - - - - - -
                                                                     Karadoc et Perceval inquiets
       Un célèbre roi, sa cour, leurs péripéties. Les intrigues sont nombreuses, mais plusieurs reviennent de temps en temps, les plus absurdes, les plus ridicules ou les plus amères, les plus graves. Comme les chevaliers Perceval et Karadoc qui se retrouvent constamment à la même taverne au lieu d'aider leur roi dans sa quête du Graal ou les éternelles chamailleries entre Arthur et la reine Guenièvre, mariés par alliance. Plusieurs internautes disent que le roi ne supporte pas la reine, or, il me semble que cette affirmation soit fausse, car les deux dorment toujours côte-à-côte (sauf les fois où Arthur invite une de ses maîtresses*) et parviennent à se sentir. Leur union demeure stérile, le roi ne la trouvant pas de son goût, tandis que Guenièvre patiente, attend, de façon naïve, qu'il prenne un peu plus soin d'elle.

*ajout intentionnelle de la part d'Alexandre Astier.

Maintenant, un peu de visuel

       Vous savez, d'ordinaire, un chevalier doit se montrer fort, courageux, exemplaire, c'est un fait. Or, le seigneur Bohort de Gaunes, chevaliers de la Table Ronde, est une véritable poule mouillée. Il a peur des animaux sauvages se trouvant dans la forêt. Voyez dans "Un bruit dans la nuit", le lien étant associé à l'image que voici :

 (le personnage de gauche est Arthur)

Quelques répliques inavouables de ce cher Bohort :

(Livre I, épisode 13)
 [À Arthur, Léodagan et Venec]  
- Ça vous ennuie si je vomis ?

(Livre I, épisode 86)
[À Arthur, Perceval et Léodagan]
- Moi aussi, je ne me sens pas dans mon assiette, 
j'ai jamais beaucoup aimé les tunnels.

Et mention à celle-ci, énoncée dans l'épisode que vous venez de visionner =>

(Livre I, épisode 61)
 - J’irai me coucher quand vous m’aurez juré qu’il n’y a pas dans cette forêt 
d’animal plus dangereux que le lapin adulte !





Si vous souhaitez en connaître la genèse, visiter la page suivante (cliquez sur l'image). Cette page offre une excellente description du parcours de son créateur, Alexandre Astier.




Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.