Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

Pour un temps indéterminer, cette formule :

« Deux billets par semaine. Pêle-mêle.
Généralement le jeudi et le dimanche, à midi. » sera suspendu jusqu'à ce que je retrouve mes aises dans mon nouveau chez.

Merci de votre attention.


Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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vendredi 25 mars 2011

Atelier «Revues, magazines... et fanzines» de la BANQ


     Depuis peu, j'ai eu le loisir de participer à un atelier intitulé Revues, magazines... et fanzines offert par la Bibliothèque et Archives Nationales du Québec (BANQ) à Montréal. Cet atelier permet à tous (usager ou non) d'une part de différencier les différents types de publication. D'une autre part, de nous présenter quelques ouvrages ainsi que de nous apprendre que chacun est catégorisé selon l'âge auquel ils sont destinés et selon leur thématique (aussi appelé «Rubrique»). D'une tierce part, nous familiariser avec des techniques de recherches dans les catalogues de la BANQ et des ressources électroniques* disponibles (dont certaines ne sont accessibles que si vous êtes membres de la bibli).
Ex. Âge : « 1 à 3 ans », « 7 à 12 ans », « adolescent », « adulte »

Ex. Rubrique : « Arts », « Géographie et Voyages », « Histoire », « Langues et Littérature »
     À noter qu'il est important, lors de nos recherches de documents, d'être exacts quant au titre de l'ouvrage recherché. Côté négatif, si on souhaite découvrir une revue ou un fanzine, il faut alors vagabonder dans les différentes rubriques et espérer tomber sur l'une ou l'autre publication.

*Il existe un autre atelier ne traitant que de ces ressources, ainsi que des revues sous cette plateforme qui nous sont accessibles. Voir ici
** La photo a été trouvé ici, si jamais il y a un problème, faites-moi en part. 


Fanzine = ouvrage problématique?

     J'ai assisté à cet atelier surtout pour le volet fanzine, comme vous vous en doutez. Mais c’est à peine si le sujet avait été survolé, entre autres, par le peu de connaissances de l'animatrice et le manque d'accessibilités des ouvrages. Je me suis sentie dans le devoir de lui en glisser deux mots, de lui nommer ceux que je connais, et parallèlement de lui parler d'un lieu de réunion annuel de quelques-uns de leurs créateurs, soit le Congrès Boréal. Au moins, elle n'était pas néophyte au point de ne pas être connaître Expozine. C'est déjà ça.

Exemple de fanzine
     Le problème n'est pas limité à l'animatrice, mais à tout usager de la Grande Bibliothèque, parce que les fanzines ne sont pas à la portée de tous, comme les magazines de la section Actualités, de même que ceux qui ont été reliés de telle sorte que nous pouvons les emprunter comme un livre*. Les créateurs de fanzines ne pensent pas à cet aspect de leur diffusion ou ne sont tout simplement pas au courant. Ils effectuent leur dépôt légal et ça s'arrête là. Quel dommage! Si le système était différent, leurs ouvrages acquéraient une plus grande notoriété et, par le fait même, un plus grand public. Il faudrait laisser davantage d'exemplaires ou les relier ou créer un atelier rien que sur eux, pour les faire découvrir à tout un chacun. 

*Hum... je ne suis plus tout à fait sûr sur ce point, il faudra que j'effectue une petite vérification. Désolée de l'inconvénient. 


Jouer sur les mots

     Concernant la distinction entre revue et magazine, après cet atelier, je suis demeurée perplexe. Je pense que l'animatrice (ou la Grande Bibliothèque) désignait pour revue ce que j'aurais désigné pour magazine. Se peut-il que les directions littéraires se trompent chaque fois qu'elles écrivent le mot « magazine » sur la première de couverture de leur ouvrage? Ce que c'est confondant! Qui a raison?

     Plusieurs semaines avant cet atelier, j'avais effectué par moi-même une petite recherche pour discerner les appellations. Je me suis rendu compte que l'expression la plus juste pour les périodiques spécialisés est « revue », tandis que l'expression « magazine » serait en fait un anglicisme, qui à l'origine désignait un journal. C'est vrai que le magazine est pas loin d'un quotidien, puisqu'il comporte des éléments d'actualités et parfois est publié semaine après semaine, comme ce dernier, jour après jour. 
=

     D'après l'animatrice, une revue est spécialisée dans un domaine particulier et comporte des actualités. Alors qu'un magazine porte sur plusieurs sujets et nous témoigne d'abondantes publicités. Donc, le périodique Vogue serait, selon ses critères, un magazine (ok), que Plantes et Jardin le serait également, même s'il est spécialisé dans l'horticulture (!?) et contient des éléments actuels, comme les derniers développements techniques (hein?). Mais alors, pourquoi est-ce que l'animatrice – ou la Grande Bibliothèque – considère celui-ci comme une revue, alors qu'il est écrit ceci sur la première de couverture : « Le magazine pratique du jardinage »! Par ailleurs, la publication Le Libraire est classé dans la catégorie revue, même chose pour Lurelu (ok pour les deux). C'est vrai que ces publications font plus des survols de ce qui se fait au Québec au cours de la présente année plutôt que vraiment approfondir des sujets.

     Deux seules distinctions concrètes me parviennent à l'esprit. 1) Le magazine a besoin de publicités pour survivre, alors que la revue persiste grâce – la plupart du temps – à des subventions - et des dons, j'imagine. 2) Le magazine a une plus grande diffusion favorisant un moindre coût contrairement aux revues qui ont un public limité, parce qu'ils n'ont pas de sujets diversifiés, mais une thématique ciblée.

     Voici un petit schéma récapitulatif : 


Magazine
Revue
- Clin d'oeil
- Plantes et jardin
- Vogue
- La semaine
- Safarir
- Etc.
- Solaris
- Lurelu
Enfants Québec
- Ulysse
- Éventuellement Brins d'Éternité?

     Si ces publications sont catégorisées de cette façon, c'est donc dire que les Moebus, Exit, Biscuit Chinois, Zinc, etc. de ce monde sont également des revues... des revues spécialisées en création littéraire. Ça tient.


Entre-deux

     Je me demande s'il existe des revues qui se comportent comme des magazines. C'est-à-dire dans lesquels on retrouverait beaucoup de publicités - d'organismes/de professionnels/d'institutions - tout en offrant des textes songer et enrichissant. Des revues ne parlant pas nécessairement de sujets légers ou sensationnalistes comme les dernières gaffes de starlettes américaines ou de la mode vestimentaire de la dernière saison. Des ouvrages plus approfondis, tout en étant accessibles à tout le monde. Ou du moins, proposant une thématique qui pourrait tous nous intéresser, piquer notre curiosité.
Par exemple, imaginons une revue historique avec des publicités et des commandites se rattachant à ses thèmes. Comme des annonces des prochaines expositions de musées historiques (ex. Maison St-Gabriel, Musée du château Dufresne, Musée Pointe-à-Callière), des annonces de couturières spécialisées en vêtements historiques et de boutiques du costume où il serait possible d'avoir les services et acheter des produits (autres commandites pour la revue). Même chose avec des annonces/publicités pour de prochains congrès, foires, événements spéciaux, etc. En outre du volet commandite, cette revue pourrait parler des métiers ancestraux, des fêtes organisées à cette époque, qui existent encore ou plus aujourd'hui, etc. Une revue qui serait divertissante (comme le font les magazines) tout en permettant d'apprendre sur une époque révolue. Et ces ouvrages entre-deux pourraient être abondamment illustrés, sans pour autant que les clichés/illustrations prennent toute la place. Une peu dans la même veine que les premiers Nocturne.

     Quel beau rêve! À moins qu'il en existe pour de vrai. Si vous en connaissez, faites-les-moi savoir. J'ajouterais alors une partie complémentaire à ce billet. ;-)


     Pour conclure, j'ai apprécié cet atelier. Quoique je lui aurais donné une bonne demi-heure de plus. Savez-vous que la Grande Bibliothèque en offre une multitude d'autres? Tantôt sur les publications, collections de livres et la cherche dans les différents catalogues, tantôt sur l'emploi et le départ d'entreprise. Je ne les connais pas tous. Celui-ci fut mon premier, et certainement pas mon dernier. Précisons que la BANQ vaut le détour, en raison des conférences qui sont offertes au grand public, ses visites guidées de l'édifice, ses colloques, ses expositions. Sans compter ses cinq étages à visiter. Un palier est réservé aux enfants et à la littérature jeunesse, un pour les actualités et accueil, deux immenses pour les livres, un pour les DVD et CD. En plus des trois centres d'archives parsemant l'île et d'un quatrième accessible à même le bâtiment principal.