Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

Pour un temps indéterminer, cette formule :

« Deux billets par semaine. Pêle-mêle.
Généralement le jeudi et le dimanche, à midi. » sera suspendu jusqu'à ce que je retrouve mes aises dans mon nouveau chez.

Merci de votre attention.


Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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vendredi 10 septembre 2010

L'évolution du fanzine Brins d'Éternité

Le fanzine Brins d’Éternité ne cesse d’évoluer d’années en année. Il n’y a pas si longtemps, il était encore imprimé sur un carton jaunâtre où pour seule couleur (ou plutôt non-couleur) le noir occupait une place privilégiée pour la couverture et les gravures intérieures. Bien des numéros plus tard, le fanzine s'est présenté à son public avec un nouveau visage  : une publication colorée, avec un bout de carton en extra, plié dès la première page, un espace pour la table des matières. Pour devenir un objet littéraire de premier ordre et acquérir une plus grande crédibilité dans le milieu de l'édition, il est devenu un prozine* ou revue, selon la perception de chacun. Une revue élaborée et magnifiée par des passionnés de la littérature de l'imaginaire, dont la plupart ont fait des études en littérature et se font fait la main dans l'édition par des projets personnels, ne se cachent plus derrière des amateurs. Le simple fait de contempler l'ouvrage en dit long sur le travail qui lui est apporté. En plus de prendre en compte la qualité des textes qui y sont édités. 

À présent, la reliure qui était purement brochée s’est métamorphosée du no. 25 au  no.26 en une reliure collée dite allemande permettant à l’objet de prendre l'allure d'un livre pouvant être inséré et retrouvé plus facilement (que le format précédent) dans une bibliothèque. 

En quelques mots, la transformation de Brins d’Éternité malgré quelques bévues formelles (comme des coquilles apparaissant ici et là) est vraiment phénoménale. Une nouvelle présentation et une autre magnifique couverture sous le pinceau de Sybiline!
*Voir dans cet article de wikipedia pour trouver les caractéristiques d'un prozine. 



Un compte-rendu critique de son dernier numéro (no. 26) suivra cet billet. 

À toute suite!

lundi 29 mars 2010

Critiques des deux derniers Katapulpe - Partie II

Katapulpe, le fanzine de la relève littéraire #8 – thème « Bonbon »


     Le nº 8 est vraiment particulier. En plus d’offrir des exemplaires en magasin dans un sac à surprise de couleurs criardes, même situation pour les imprimés. Ses pages sont un arc-en-ciel de jaune, orange, vert et rose fluo. La couverture présente le dessin inversé – et agrandi – d’une fraise, qui rappelle les petits bonbons rouges enveloppés dans un papier du même style. Les illustrations à l’intérieur sont abstraites, surréalistes ou de simples images d’enveloppe de papier de bonbon. Quand j’ai vu la chose, je me suis écriée (un autre): « WOW! Ceux qui s’affairent derrière l’ouvrage n’ont pas peur du ridicule ».

     Au sommaire, des noms reviennent d’un numéro à l’autre : ici, ceux de Valérie Bonenfant et d’Hans Delrue. J’y vois également le nom d’un blogueur de notre petite communauté de la relève littéraire. Je lirais son texte et le citerai avec mes autres choix (aléatoires) afin de commenter quelques textes. Encore une fois, je ne priorise pas un auteur, à moins qu’il me soit plus ou moins connu. Par exemple, je n’ai pas choisi madame Bonenfant (même si j’aime beaucoup de ce qu’elle écrit!), mais monsieur Delrue.

     Alors voici :


Drama par Alexandre Dumont
Récit très centré sur le sujet des friandises, une démonstration de toutes ses déclinaisons. Fin inusitée, plutôt poétique et énigmatique. L’histoire porte à réflexion. 

Bonbons acidulés par Hans Delrue
Amusant. Chute inattendue (pour ma part). Une histoire d’enquête sur des bonbons meurtriers. L’intrigue est bien peaufinée, au point que nous en souhaitions connaître la fin. 

Mardi soir par Anny Bussière
Bon texte. Bien amené. La fin est inattendue et efficace. Les mots sont à leur place. Tout comme les héros, tiens! ~8-)

Gare aux papilles par Marie-Ève Caron

Jolie nouvelle toute en gaieté. Comme quoi les bonbons peuvent également servir (comparée aux autres textes) à apporter la joie. Une fin moralisante et appréciée! 


Jubilé de cannelle par Pierre H. Charron
Voilà un texte qui m’a posée bien des problèmes de lecture. Je suis d’avis qu’il n’est pas terminé et je lève un sourcil d'apprendre qu’il a été publié. Je m’explique : si l’on m’informe qu’il existerait une différence entre un récit et une nouvelle, je tenterais de désigner ce texte comme étant ce premier. Il se retrouve dans un environnement trop étroit (max. 4 pages) pour bien se déployer et être apprécié de ses lecteurs. Le texte comporte beaucoup trop d’idées lancées ici et là dans un si petit espace. 1) J’ai dû le relire plus d'une fois afin de bien comprendre de quoi il en retourne, car je me suis perdue au fil de la lecture ne sachant plus ce qui devrait ou non capter mon intérêt* 2) les phrases sont très longues (la lecture s’essouffle) 3) la fin est déroutante (voire préférable pour son éventuel lecteur de relire le texte afin de bien la comprendre**).

     Par ailleurs, le texte veut être poétique avec des expressions particulières, dont certaines me semblent étranges, mais qui sont peut-être connues par d’autres. En voici quelques-unes : « un ciel de feu », « dans la prison de sa mémoire », « larron de foire », « ça fesse dans mite »! J’apprécie cette intention poétique. 8-)
     Si jamais son auteur se manifeste, il doit faire de la réécriture. Son texte n’est pas mauvais en soi, il est juste confus avec toutes ces idées qui s’entremêlent et qui n’ont pas toujours – nécessairement – un lien entre elles. Et il a quelques constructions de phrase et de mises en page (celle-ci, suggestion personnelle) qui devraient être à améliorer.


     Sur ce, j’espère que mes commentaires plairont aux curieux, visiteurs ou abonnés de Katapulpe ainsi qu’aux éventuels propriétaires des textes cités!!! Il me fait plaisir que votre lecture se fût agréable et vous aider et vous conseiller me fait plaisir. 

     Si vous avez des questions ou des pépins n'hésitez pas à m'écrire : gsyreeniartiste[arobe]hotmail.com

Critique des deux derniers Katapulpe - Partie I

Juste avant de faire les critiques, il faut que je vous glisse un mot de la plus haute importance. Dans le numéro 9, qui devrait sortir dans très peu de temps, un texte de ma plume y sera intégré!!! Ça fait bien deux mois que j’attends de lui voir la binette. Ma première nouvelle publiée! Je jubile et je remercie ceux – une fois de plus – qui m’ont déjà félicités pour la chose.


Voici des commentaires pour ceux qui ont entre leurs mains ces numéros et ne savent par quoi commencer…

Katapulpe, le fanzine de la relève littéraire #7 – thème « Valise »


     Ce numéro est divertissant. Il comprend des textes, des images et un mix des deux, de la BD. Celle-ci nous repose après la lecture d’un texte intense ou compliqué. Excellente idée! J’espère que la BD reviendra dans d’autres numéros. L’ouvrage contient en tout quatorze fictions : de la sf, des poétiques, des simples, des compliqués + quatre bandes dessinées. Des textes hétéroclites où pas un – ou presque – n’est pareil. 
     J’en ai choisi cinq au hasard. Ce ne sont pas des textes que je favorise (à moins de m’être déjà entretenue avec son auteur) plus qu’un autre. Si vous avez envie que je vous parle précisément d’un de ces textes, faites-m’en part par courriel ou en laissant un commentaire.


Vol de Valise par Valérie Bonenfant
Texte poétique, drôle, tout en liesse. Un conte enchanteur, superbe.


Qu’est-ce qu’il y a dans ma valise? par Michel Gingras
Sorte de pastiche de l’émission Le Banquier (à TVA) repris comme étant une solution pour diminuer le nombre de prisonniers dans les prisons québécoises. Un texte intense, satire de la société de consommation (qui consomme pratiquement n’importe quoi). Cœurs sensibles, abstenez-vous de lire ce texte! ~;-)


Invasion par Axel Angel  ***coup de coeur ah ah ah***
Ha ha ha! Vraiment bon! Très courte, tout juste les mots essentiels pour chaque idée. Une lecture à faire!


Au-delà des dunes par Ariane Gélinas
Voici un texte dont je connais l’auteure. Son texte fait part de sf, d’une histoire que j’ai l’impression d’avoir déjà vue ailleurs, dans une nouvelle de K. Dick dont je ne me rappelle plus le titre. Vraiment, la même histoire, mais rendue d’une façon différente. Est-ce que Ariane connaît le texte en question? Ou est-ce un dédoublement – tout à fait hasardeux – du texte de Dick? Si jamais je retrouve le texte en question, je vous en ferais part. Au reste, le texte d’Ariane est bien écrit, bien amené. Impeccable.


Le cinquième texte est en fait le regroupement de toutes les BD :
Mademoiselle Bachelard fait sa valise par Estelle Bachelard
Comment ouvrir une valise? par X,   
Justice à emporter par X
Le déclin de Romanouche Bidon par X **De beaux dessins! Si ça adonne, j'aimerais bien travailler en collaboration avec leur créateur/trice**


Les "X" appartiennent aux bédéistes qui n’ont pas clairement signé leur œuvre. 

Néanmoins, voici les auteurs qui sont désignés à la fin du fanzine (sans préciser qui a fait quoi): André Frenette-Nolin, Pascale Pelletier & Marie-Lise Leclerc.


Toutes les bandes dessinées sont intrigantes, ont leur style et sont intéressantes à lire et à regarder. La première est mignonne, la seconde étrange, la troisième bouge, la dernière est charmante. 

mercredi 17 mars 2010

Qu'est-ce que le fanzine Katapulpe?

      Katapulpe est un fanzine dédié à la nouvelle littéraire. Il catapulte « les auteurs débutants, amateurs et étudiants » et sa pulpe fait ressortir les récits émergents du populaire même (comme ses précurseurs, les pulps). Ses auteurs proviennent principalement du Québec, mais tend ses pages depuis quelques numéros à des compatriotes de la France. Le fanzine ne publie que de la nouvelle et opte pour une esthétique très recherchée.

      Jamais entièrement sobre. Toujours avec quelque chose qui attire l’œil, l’intrigue, le stupéfait, le rend joyeux et rieur ou glisse une larme. Mêmes attributs pour les textes. L’un ne va pas sans l’autre. L’ouvrage est loin d’être un fanzine très amateur. J’oserais dire un prozine, mais avec réserve. À ma connaissance, ce ne sont pas des professionnels qui travaillent à l’arrière, mais des bénévoles, et la plupart sont étudiants (en design, lettres et autres). À ses débuts, la publication était très mince (nº 1, 26 pages), avec plusieurs erreurs typographiques, son caractère (taille du texte) était beaucoup trop de petits (moins que la taille 10?), les images aussi présentes que le texte.

       Katapulpe a évolué très vite, pour devenir quelque chose de « WOW! » Les deux derniers numéros sont singuliers et je vais en faire la critique dans l’article suivant celui-ci. Je pense qu’en réalisant de telles petites merveilles, Katapulpe essaie en plus de faire correspondre les textes et les images, faire écho avec le thème. Par exemple, dans le nº 6, le thème est « Lettre » et il aurait été imprimé avec du véritable papier à lettres de fantaisie. Alors, si l’on y trouve une licorne, des roses et des colibris au beau milieu d’un texte à saveur policière, c’est normal, ou pour le nº 8, dont le thème était « Bonbon », certains exemplaires auraient été offerts dans une version ensachée - rappelant le sac à surprise.  

       Depuis la parution des deux derniers numéros, j’ai relevé plusieurs commentaires de lecteurs qui trouvaient exagérées leurs présentations. À mon avis, il faut avoir l’esprit ouvert pour vraiment estimer la valeur et la polyvalence réelles de ce fanzine. Je n’ai jamais vu quelque part (passé ou actuel) une publication offrir une telle diversité d’idées dans un contenu aussi étroit. Katapulpe est vraiment unique en son genre. Et très contemporain. J’appuie sa poursuite. Certes, il a ses excentricités, ses habitudes à sortir de la normalité, mais ceux-ci n’en font pas moins un excellent fanzine.

Note personnelle:
J’adore Katapulpe. Au point de l’avoir fait grimper aux côtés de Brins d’Éternité, au même rang que mon fanzine préféré. Et si on me demande de voter pour l’un d’eux, je suis divisée.

      Les seuls bémols sont le fait que, d’abord, ses concepteurs ne cessent de repousser la da-e de parution de chaque numéro. Désir de perfection ou manque d’effectifs? Je comprends que ça peut être difficile de trouver les bonnes personnes pour la réalisation de ces petits chefs-d’œuvre, mais à force de repousser, on dirait que notre abonnement (à l’origine trois numéros/an) tomberait à deux numéros par an, sans que des corrections au niveau de son prix soient faites, ou suis-je dans l’erreur? D’ailleurs, c’est 20 $ pour un an, donc, s’il y a trois numéros (chacun valant 6 $ à l’unité), où va le 2 $ en surplus? Tandis qu’un abonnement est censé être moins cher qu’à l’unité. Ce sont des petits détails, certes, mais pour garder intéressés ses abonnés, il faut prendre soin d’eux et ne pas les fourvoyer. Toutefois, je ne me sens pas perdue, seulement désorientée par le fait que j’attends impatiemment la parution du dernier numéro, et il me semble qu’il le rallonge trop souvent (la raison est expliquée au début de mon prochain article).

      Pour les curieux, l’éditeur du fanzine, Denis Bégin, a fait une courte entrevue avec la librairie Pantoute (Québec). Il n’en dit pas grand-chose, mais l’effort est là pour le faire découvrir un peu plus. Voici la vidéo, suivi de quelques liens concernant la publication :

http://katapulpe.com/ (le site officiel),
http://shop.lepressier.com/collections/katapulpe (site en ligne où on peut se le procurer), http://www.facebook.com/group.php?gid=109968032656 (sa page facebook)

lundi 18 janvier 2010

L'avenir de Nocturne, le fanzine culte - Réflexions

No. paru en 2007 ou début 2008

     Nocturne* est un fanzine destiné à toutes les formes d’art relatant l’horreur, l’épouvante, l’angoisse… Derrière lui, plusieurs changements d’équipe se sont succédé, ce qui a causé des irrégularités dans leurs publications et des problèmes de mises en page. De ce fait, tristement, nous n'en sommes encore qu’au numéro 13 et possiblement, après les trois numéros suivants, le fanzine s’éteindra – à moins que des personnes généreuses ne souhaitent reprendre son gouvernail. L’éditrice du fanzine ne sera plus apte à le maintenir sous son aile, par cause d’aléas de la vie qui mènent certaines personnes ailleurs et laissent la place à d’autres.

     Lorsque je me suis abonnée au fanzine, je m’étais longtemps demandée si mon abonnement était justifié. De numéros en numéro (je suis partie dès le # 5), j’étais de moins en moins sûre de mon choix.

*Le site officiel n'existant plus, je n'ai trouvé que ce site pour vous donner un aperçu de l'ancienne version du fanzine, désormais intitulé Nocturne, les charmes de l'effroi.

   

Amateurs d'horreur à l'oeuvre

     À bien y penser, il était peut-être normal que Nocturne se présente ainsi à mes yeux. Il n’a pas derrière lui la même équipe que Brins d’Éternité, par exemple. Ces bénévoles n’ont pas tous un baccalauréat en Études littéraires ou sont à la maîtrise ou au Doctorat dans ce domaine. Nocturne a été créé par des amateurs du genre pour des amateurs du genre. Donc, pas nécessairement des gens qui s’y connaissaient en édition.

     Une première question s’en dégage? Est-il nécessaire pour un fanzine de comporter une esthétique professionnelle afin de survivre dans le milieu de l’édition? Habituellement, un fanzine qui persiste est rare (exceptionnellement, il y a eu le défunt Mensuhell qui a duré une centaine de numéros), surtout s’il n’évolue pas en une revue professionnelle. 
     Une seconde question en découle. La société québécoise (ou francophone) a-t-elle besoin d’une revue sur l’horreur? Si on pense aux grands maîtres du genre tels que Stephen King, Edgard Allen Poe et Lovecraft, sa persistance est indispensable. Il s’agit, à ma connaissance, du seul fanzine francophone traitant de cette littérature de genre. Il doit se battre pour survivre, car il a des lecteurs, des gens qui se nourrissent de cette passion et qui plus est, en langue française. 


Raisons pour ne pas disparaître

     Prenons en compte trois aspects principaux qui seraient fâcheux de voir disparaître si jamais la fin de Nocturne s’avère proche :

1) une place de moins pour diffuser des textes au public. Une place de perdue où un jeune auteur aurait pu laisser sa marque avant de devenir – potentiellement – un grand écrivain. Une place mise à néant qui créait auparavant des liens entre plusieurs auteurs, lecteurs, passionnés du genre.
 
2) S’il en est ainsi pour les fictions, il en est de même pour les artistes produisant ses gravures, peintures, photographies artistiques, les dessins… Tant de plateformes imprimées faciles d’accès perdues... car un fanzine ne survit que par l’apport de ses lecteurs (éventuellement acheteur) et collaborateurs. Comme un fanzine n’est pas pour objectif d'être rentable, il doit en quelque sorte être en « quête » de supports et non l'inverse, telles les revues qui sont capable de rémunérer leurs collaborateurs.

3) Un endroit où il était possible d’acquérir bénévolement de l’expérience dans le milieu de l’édition


Pour conclure

    Je dirais, d’après mes cherches sur le phénomène du fanzinat*, que malgré le (ou les) dernier(s) numéro(s), Nocturne doit encore s’améliorer. Il est de mieux en mieux, mais pas achevé. Peut-être que des mains neuves lui fourniront l’éclat qui lui manque encore.
     Pour terminer, je lance un appel à tous. Tous ceux et celles qui seraient intéressés/es à participer au fanzine, que ce soit de près ou de loin, voire devenir peut-être le prochain éditeur/rédacteur en chef. Voici le courriel où vous pouvez joindre l'actuelle éditrice : laportemarie@hotmail.com.
     Gardons espoir que le fanzine ne disparaisse pas, qu'il arrivera à ressurgir des eaux de l'oubli, qu'il poursuivra sa noble mission: celle de donner une place à tant d'auteurs/écrivains francophones en devenir... 


*Réalisé dans le cadre d'un de mes cours d'université.


[Note ajoutée en Octobre 2010 - (1) Tous les liens sur les fanzines ont été transférés sur une base de donnée sur l'édition que vous pouvez aller retrouver ici. (2) Il existe à présent une entrevue avec l'éditrice de Nocturne, Marie Laporte. Vous pouvez écouté l'entrevue, celle-ci fait suite à mon article, dont le titre est "Entrevue avec Marie Laporte". Cette entrevue a été réalisée par AudioLibris, un poste de radio sur la Toile.]
                                                                                                                               

jeudi 14 janvier 2010

Compte-rendu du 25e Brins d'Éternité

     Bon, maintenant je continue ce que j’avais commencé à la fin de l’année passée, c'est-à-dire mes commentaires sur les derniers numéros de Brins d’Éternité et de Nocturne. Beaucoup de choses à dire.


Côté Fiction

     Le texte du français Phil Becker est génial. (***coup de coeur***) Il me rappelle beaucoup ceux de Natasha Beaulieu même s’il ne traite pas du même sujet! Sa nouvelle, Abyssale partie de pêche. est fouillée, soignée, travaillée… bref, excellente! J’ai peine à croire, d’après sa mini-biographie, que l’auteur n’a commencé à écrire qu’à partir de 2007. Ou c’est un génie ou il a commencé bien plus tôt et que la date affichée n’indique que l’année où il a décidé de rendre publiques ses œuvres.
     Pour les autres textes (sauf celui de Mathieu Fortin et de François Lambert que je n’ai pas encore lus), je dirais qu’ils mériteraient d’être davantage travaillés. Pas dans leurs histoires, mais dans leur rendue. En somme, les textes sont bien. L'un sur le voyage dans le temps, l'autre racontant la vie d’une créature fantastique menant une vie « normale » dans une école humaine. 
     En ce qui concerne la fiction de M. Fortin, je suis incapable de la lire. Elle est beaucoup trop à double sens. Elle m’horripile. N’étant arrivée qu’à lire quelques lignes, je sens que l’auteur a voulu jouer sur la satire et l’exagération. Pour les amateurs d’hémoglobine.


Côté Critique

     Une délectable entrevue avec Patrick Sénécal, qui nous présente un homme simple qui écrit ce qu’il veut écrire. Une seule critique-cinéma et une seule critique-livre. Il serait peut-être souhaitable d’en publier plus d’une à chaque numéro. Ça offrirait plus de choix pour les lecteurs qu’être obligé, par exemple, de s’astreindre à Harry Potter, alors que depuis plusieurs d’autres bons films sont sortis depuis celui-là.
     Toutefois, cette unique critique-cinéma paraissant dans ce numéro est sous ma plume! :-D Et on m'a dit que ce texte était renversant, l'un des meilleurs que je leur ai écrit jusqu'alors - quoique j'en n'ai écrit que trois pour le fanzine..., que je m'améliore de critique en critique. Je remercie grandement cette personne pour son éloquence, c’est apprécié! ~:-)


L'essai du jour

     Un essai de Pierre-Alexandre Bonin, « Le refus du deuil, un processus horrifiant dans Simetierre de Stephen King », un autre texte que je n’ai pas lu, encore. Je ne tripe pas beaucoup sur Stephen King. J’ai lu au cours de ma vie – au complet – deux romans corrects : The Shining et Les yeux du dragon. J’en ai commencé beaucoup d’autres sans jamais les avoir terminés. Le désintérêt s’est fait vite sentir. Peut-être suis-je tombée sur les mauvais romans à lire. Ceux qui n’étaient pas vraiment épeurants. Puisque, dit-on, Stephen King serait un maître de l’horreur. Simetierre, je l’ai lu jusqu’à mi-parcours. Je ne m’en rappelle que les interminables anecdotes et soirées à boire de la bière entre voisins et que le chat de la famille protagoniste revenait à la maison, alors que la veille, il avait expiré. Une lecture que je n’avais pas trouvé palpitante.
     L’essai de Bonin est peut-être utile et bon à lire pour quelqu’un admirant King. Je ne vous empêche pas de le lire. Je ne dis que mon opinion.


Et la couverture?

     Belle, comme toujours, depuis que Brins d’Éternité publie en couleur. Du style bondage (un peu à la Natasha Beaulieu (un écho au texte de Becker?)) La peinture a été réalisée par Cyril Rolando établi en France. On peut jeter un œil à son travail en visitant ce site.


     Comme quoi, le #25 de Brins d’Éternité ne nous laisse pas sur notre faim et offre une place à la curiosité et à la découverte de nouveau auteurs, que ce soit littéraire ou pictural. 

Nocturnes, Brins d'Éternité, des fanzines en évolution

     Brins d’Éternité est un prozine qui traite de l’imaginaire (fantastique, fantasy et science-fiction), avec une prédilection pour les fictions (courts récits/nouvelles). En plus, on y trouve des essais, des critiques cinéma, romanesques, faniques; des entrevues, des rétrospectives sur les festivals Fantasia et SPAM, notamment. Brins d’Éternité était autrefois un fanzine, devenu semi-prozine, par la transformation de son équipe, par le souci du détail et de la justesse des idées qui y sont développées, par la couverture couleur, le design aéré et le désir de ne pas faire des clones de chaque numéro en diversifiant les sujets et fictions traités.

     Tandis que Nocturne* est un fanzine sur l’horreur et l’épouvante conçu par des passionnés pour des passionnés. Autant des fictions sur le genre que des articles s’y trouvent d’à peu près les mêmes types que pour Brins d’Éternité à quelques exceptions près. La ligne éditoriale manque s’essouffle. L’un de ses créateurs, Jonathan Reynolds, mentionne que dès le départ, le fanzine devait se consacrer à la littérature d’horreur et d’épouvante. Aujourd’hui, son éditrice, Marie Laporte, souligne que le fanzine se doit de présenter des fictions et des articles sur l’un des six genres : soit l'horreur, le fantastique, la fantasy, le policier, la science-fiction et l'inconnu. Autrement dit, tous les genres précis demandés par la maison d’édition Les Six Brumes.

     Est-ce que Nocturne serait devenu une mini-version des Six Brumes? Pourquoi donc persister à dire, à la première page de chaque numéro qu’il s’agit d’un fanzine destiné à un genre particulier et que la personne en tête du projet dit le contraire ou raconte quelque chose qui passe à côté de la raison d’origine?

*Le site officiel n'existant plus, je n'ai trouvé que ce site pour vous donner un aperçu de l'ancienne version du fanzine, désormais intitulé Nocturne, les charmes de l'effroi



 
     Brins d’Éternité a été créé en 2003, d’abord sous l’apparence d’un fanzine publié en noir et blanc. Son créateur porte le nom de Mathieu Fortin (nouvel auteur qui peu à peu prend sa place dans le milieu de l’édition québécoise). Après quelques numéros parus, il cède son bébé à des personnes qui avaient plus de temps que lui de s’en occuper. Le créateur de Brins d’Éternité laisse, toutefois, de temps à autre, des traces de son passage. Comme dans ce dernier numéro. Un peu, peut-être, pour célébrer le 25e numéro et la régénérescence de son ancien enfant, car dès le prochain numéro, le prozine changera d’aspect. Son format grandira, il acquerra un dos de couverture, sa publication s’établira aux quatre mois plutôt que trimestriellement, et ce, sans élever son coût à l’abonnement. 
     J’avoue que j’ai hâte de voir ce qu’en sera sa nouvelle mouture. Cette nouveauté implique plus d’espace pour l’imaginaire : fictions, critiques, essais, etc. 

À suivre...

dimanche 10 janvier 2010

Brins d'Éternité No. 26 - Mon compte-rendu

Survol de textes
Voyez le sommaire complet à l'adresse suivante.


Comme il y a plus de textes dans l'ouvrage qu'auparavant, je n'en ai sélectionnée que trois pour exprimer mes commentaires. Mes choix ne seront pas fait par favoritisme - comme je l'avais déjà dit dans un précédent article sur un numéro de Katapulpe, mais par inspiration. Si je me sens inspiré de le lire, j'y vais. Et comme je ne suis pas contrainte par une revue ou d'un magazine de devoir lire l'entièreté d'un si petit ouvrage, je me permets ce petit écart. 8-P 


Du haut des toits immaculés par Carl Rocheleau

       Pour ceux qui ne le savent pas ou ne connaissent pas encore cet auteur, Carl Rocheleau n’est pas nouvellement arrivé dans notre petit monde de littérature de genres. Il a déjà publié deux recueils de nouvelles ainsi d’une bande dessinée dans une maison d’édition qu’il a fondé lui-même : les Éditions Carl Rocheleau. Récemment, il a lancé un roman fantastique intitulé L’Aquilon aux éditions Six brumes.

      Sa nouvelle dans Brins d’Éternité arpente l’univers d’une jeune tueuse à gages. Une histoire originale à l'intrigue imprévisible. Très bon texte. Même si, selon moi, la science-fiction employée par l’auteur n’est qu’un prétexte pour raconter son histoire. La science-fiction n'est pas en première ligne, mais  bien secondaire. Sans elle, le récit pourrait très bien se tenir, car la manière dont il est amené est différente de ce que nous pourrions avoir vu/lu des centaines de fois.

        En soi, Du haut des toits immaculésest un bon texte à lire, avec un choix méticuleux dans ses adjectifs et descriptions du décor, qui, en quelque sorte, répondent au récit. 



Ensuite le silence par David B. Lachance

     David B. Lachance se révèle être l'un des fondateurs du fanzine Asile qui propose des écrits expérimentaux ou avant-gardistes s'arrimant à l'imaginaire. Ensuite le silence est un récit à saveur scientifique qui perd et mêle autant le lecteur que les personnages dans un univers juxtaposant rêve et réel. Il raconte l'expérimentation d'un nouveau sérum sur un patient cible et ses effets. Pour connaître les impressions du patient, ce dernier rédige un rapport jour après jour.  

     L'histoire semble simple à première vue, mais la manière dont elle est articulée cause des flous lors de notre lecture. Un mystère plane du début à la fin. Le narrateur ne dit que le strict minimum. Même lorsqu'il arrive au patient quelque chose d'extraordinaire, le texte reste monotone et désintéressé. Peut-être est-ce à cause de la vision qu'a le scientifique de son patient. Une lecture objective de « spécialiste ». Je note également une volonté de surréalisme quand le patient fait état de sa situation rêve-réalité. Je ne saurais que conseiller à l'auteur, dans la perspective qu'il a possiblement désiré que son texte soit ainsi. En tout cas, il ne m'a pas fasciné – sauf pour son côté surréaliste.


Julien un jour par Martin Lessard  (***coup de coeur***)

   Julien un jour est une nouvelle savoureuse. Drôle, à l'intrigue peaufinée, crédible, amusante, divertissante, avec un vocabulaire riche, de bons mots à mis la bonne place par un narrateur qui n'en fait qu'à sa tête. Et vlan! Il rencontre un être surnaturel qui lui propose un choix ultime, pour sa vie, mais Carl Julien n'y comprend rien, se fâche à tout moment par les interventions railleuses de son interlocuteur.

   Le texte est également un éloge consterné aux divinités terrestres et la facilité pour un individu d'y perdre son intégrité. Bravo, monsieur Lessard! 8-)


        Chaque fois que je lis Brins d'Éternité, il y a toujours un texte dans lequel j'ai de la misère à plonger. Vous savez, plus nous vieillissons, plus il nous est facile de les lire, parce que nous sommes rendus suffisamment aptes à les comprendre. Que ce soit pour les phrases un peu longues ou l'univers complexe que propose Le ver de François-Bernard Tremblay,  je n'y arrive pas. Désolée. ~8-S  Ce n'est pas un mauvais auteur pour autant. J'ai lu quelques-uns de ses haïkus diffusés sur le web et je les avais trouvé magnifiques.





Les critiques

     Dans ce numéro, nous trouvons des critiques pour tous les goûts. Un hic : la grande majorité des commentaires-critiques prennent une tournure négative et au moins cinq d'entre elles proposent des romans de chez les Éditions Michel Quintin, laissant entendre que la direction littéraire de la Maison a de sérieux problèmes avec l'originalité et l'achèvement des romans de ses auteurs. Mais aussi, n'existe-t-il pas d'autres maisons d'édition qui publient des littératures de l'imaginaire? Bien sûr que oui. Peut-être est-ce un hasard que toutes ces critiques se soient retrouvées en même temps, dans le même numéro?  


Voici les critiques de livres offertes :

Titre
Auteur
Titre
Auteur
L'Aquilon



Le Protocole Reston


Luna - Tome I à V

Slow Dance


Le Mauve Empire

Les maîtres du pentacle

Kimo, le dernier Shaman - Tome IV
Carl Rocheleau


Mathieu Fortin


Élodie Tirel


Élizabeth Vornaburg

V. K. Valev


MarioFecteau


Lise Baucher-Morency
 Agrippa - Tome IV


Suprématie



La machine du bonhomme sept heure


Les messagers de Gaïa - Tome I à IV
Mario Rossignol & Jean-Pierre Laigle

Laurent McAllister


Collectif, bande-dessinée d'après l'oeuvre de Claude Bolduc


Fredrick D'Anterny


     Nous avons également l'honneur d'avoir une critique cinéma - ce qui n'arrive pas souvent - et comme à l'habitude, la rubrique Rézine qui nous présente le dernier numéro d'un/e autre fanzine/revue. La critique de film est de Josée Boudreau: L'aube des survivants, réalisé par les frères Spierig. Le fanzine commenté est le numéro 2 d'Asile.



Question de point de vue!

     Pour le commentaire de Guillaume sur la série de romans Luna, je dirais que si un lecteur n'a pas lu les la série romanesque des Royaumes Oubliés, ni n'a tellement considéré l’œuvre de Tolken (bien que ce soit un incontournable dans la littérature de Merveilleux sombre*), il s'émerveillera facilement de ton résumé. Ok, des elfes, c'est du déjà vu. Mais si la manière de les rendre est nouvelle ou différente, la raison d'être de cette série sera justifiée. Quoi qu'apprendre – en poursuivant ton commentaire – qu'il y a des vampires et des elfes dans un même récit, ça fait peur! À moins que les elfes soient une sorte de vampire... Ah tiens, ça donne des idées... ~:-)


Problèmes techniques et esthétiques

     Comme pour toute nouveauté, il y a encore quelques ajustements à faire. Le texte est un peu condensé à certains endroits (la section critique littéraire et cinéma). Beaucoup de mots et peu d’images**. À deux reprises, on parle de couvertures de livre sans pour autant nous les montrer. Et les critiques romanesques se suivent et se ressemblent. Ça étouffe notre lecture. Suggestions : les séparer en au minimum deux sections (ex. section œuvres québécoises, section œuvres étrangères). Toujours qu’une seule critique cinéma. Mais si on lui rejoint l'article sur le no. 2 du fanzine Asile qui le précède, la critique cinéma n’est plus si solitaire. Il y a également une erreur de mise en page (c'est mon impression). Détail technique : un début de compte-rendue errant au bas d'une page et qui errera à nouveau en une seule ligne au haut d'une autre page. Je comprends que vous voulez mettre le plus de compte-rendus possibles, mais pour qu'un ouvrage soit agréable à lire, il lui faut de l'espace pour respirer. Et oui, tout livre est vivant! Une publication qui en fait trop c'est comme une publication qui n'en fait pas assez. Vous allez y arriver!

     Un dernier aspect me trouble (c'est un aspect purement esthétique et logique d'une directrice artistique en devenir). La couverture fait état d’une thématique, soit celui du portrait dans la littérature fantastique. Or, nous devons parcourir tout l’ouvrage avant d’arriver au dit texte et, soit dit en passant, à l’unique texte sur le sujet. Ce me semble qu'il faudrait éviter de proclamer un titre aussi flagrant en avant scène. Et je n’accuse pas que le texte d’Ariane Gélinas. C’est la direction littéraire qui a été limitative à ce sujet. Suggestion : éviter d’inscrire une thématique aussi large, car celle-ci est présente nombre de fois dans la littérature, outre le récit de Gogol. (ex. Le portrait de Dorian Grey d'Oscar Wilde, La Maison du Juge de Bram Stoker, Le portrait ovale d'Edgar Allan Poe) 


*Je l'utilise plus le mot anglophone « fantasy » pour désigner ce genre littéraire. Toutefois, son équivalent francophone ne pourrait se limiter à « fantaisie » ou « fantastique » qui rejoignent d'autres formes d'imaginaire. La meilleure expression pourrait être « merveilleux sombre ». Du « merveilleux », parce que se transposant dans un univers qui ne pourrait être notre réalité dont les phénomènes dits surnaturels sont acceptés comme tels (≠ fantastique) et « sombre », parce que la plupart des textes décrivant cet univers comportent des personnages horrifiants (quoi qu'on pourrait dire aussi du « merveilleux étincelant », quand celui-ci contient des personnages lumineux). [Je base ma pensée à partir des arguments apportés par le théoricien Tzevan Todorov.  

**Ce qui me fait penser au fanzine Clair/Obscur (hormis que pour ce dernier le texte soit microscopique) qui laisse trop souvent les mots faire la part des choses. Le lecteur aime voir ce qu’il est en train de lire. Une image peut lui faciliter sa visualisation de l'histoire. Un fanzine est un objet d’art, comme toute autre publication. Il devrait laisser place au texte, bien sûr, et aux images. Que ce soit des dessins, des gravures, des photos. Un fanzine contenant surtout du texte renvoie à un vrai roman ou à une revue intellectuelle où l’imaginaire (études et fictions) n’est pas accessible à tous... qu’aux érudits quoi!