Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le mardi, vers midi et le vendredi, en soirée. »

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Crédits

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samedi 22 août 2009

Notre Congrès Boréal

      J’ai eu beaucoup de plaisir à assister à ce congrès Boréal 2009. J’en ai retiré une expérience et des liens inestimables. Quand nous y rendons, c’est le temps de parler à ceux que nous ne côtoyons – pour ma part – que virtuellement, de leur dire ce que nous avons sur le cœur, ce qui nous passe par la tête. C,est le moment d’aller chercher les conseils « d’experts » qui nous seront utiles tout au long de l’année; jusqu’à un prochain Boréal. :)

     Au programme, il y a avait nombre de tables rondes* sur des sujets comme « Le travail d’écriture en collaboration », « L’éternelle opposition entre la Littérature et la littérature de genre », « Les illustrateurs de l’imaginaire », « Le rôle du fanzinat** au Québec » et « La relève doit-elle confronter les Grands Anciens ». J’ai presque assisté à tous. Ne repoussant que ceux dont l’intérêt ni était pas vraiment – comme l’étude de l’Uchronie – ou par désir de prendre une petite pause. Un Congrès Boréal, même s’il ne dure que deux jours, peut-être épuisant.


Situations cocasses
à
immortaliser

     Une table-ronde dont le sujet de la discussion était « La frontière entre l’ici et l’ailleurs » était animé par le célèbre Jonathan Reynolds (lol) et les invités étaient Dominic Bellavance, Caroline Lacroix, Pierre-Luc LaFrance, Élizabeth Vonarburg. Je connaissais trois de ces visages de vu. Dominic Bellavance a écrit une série de livres intitulée Alegracia qui semble faire fureur chez les jeunes. Caroline Lacroix, parce que je l’ai croisé à d’autres Boréal et que j’ai lu quelques-unes lus de ses nouvelles.

     Et Vonarburg qui ne pourrait manquer un Boréal - étant sa principale fondatrice! Lorsqu'elle est conférencière*, il semble qu’elle tente toujours – peut-être le fait-elle malgré elle ? – d’être un peu le boute-en-train de la place. Elle a exprimé une pensée fort songeuse, après quelques échanges avec les autres invités :

« Je suis née trop vieille dans un siècle trop jeune »

     En regard à ce qu’elle écrivait à une époque. Quelque chose de très avancée, peut-être, mais pas pour la conscience humaine à l’époque où elle l’avait écrit.


     Un petit jeu a été improvisé en guise de concours d’écriture pour ce Boréal. Au lieu de travailler chacun dans son coin, deux équipes de cinq auteurs – professionnel, intermédiaire ou amateur – ont été réunies. Son animateur, Guillaume Houle, avait une maîtrise de soi exceptionnelle. Il nous dicta deux-trois phrases d’un début de composition. À chaque fois, une personnalité littéraire - connu à Boréal - était cité : soit Lovecraft, Claude Bolduc, Au Sanatorium, Guillaume Voisine, Jonathan Reynolds et Patrick Sénécal. Chaque équipe devait reprendre ce qui a été dit et tenter d’écrire en deux ou trois minutes quelques choses qui pouvaient y faire suite.


     Pour cet exercice, il y a eu un petit plus cette année, je me suis inscrite pour l’activité. J’avais des appréhensions avant de la vivre et finalement, ça c’est bien passé. Je me suis amusée, même. En plus, il y avait à mes côtés le célèbre Jonathan Reynolds ~;-) qui était là pour aider notre équipe. Au cours du jeu, nous en avions vu des vertes et des pas mûres. Nous nous sommes rendu compte que pour attirer la faveur du public, notre bout de texte devait soit être comique ou tragique. Notre équipe a perdu faute de réponses trop réalistes et pas suffisamment relevées. 
     Le meilleur « Cadavre instantané » optait pour cette introduction : Guillaume Voisine et les membres d’autres fanzines tels qu’Horrifique, Asile, Clair/Obscur et Nocturne ont eu une rencontre secrète au lac Édouard, non loin du Sanatorium (illusion à une novella*** de Mathieu Fortin). Ils se sont serrer la main pour conclure un accord… soit de réussir à publier davantage que la revue Solaris, qui a le monopole d’être la seule revue professionnelle, en langue française, dans les domaines du fantastique et de la science-fiction, voire de renverser sa domination.
     Ce fut le plus drôle texte a avoir été imaginé. Tout en faisant état d'un fait réaliste : il est vrai que Solaris n’a pas vraiment de concurrents. Du moins au Québec. 

     Anecdote anodine. Dimanche matin, première table-ronde de la journée. Guillaume Voisine est à l’animation. Il se sent en forme, comparé à la veille où il n’aurait dormi que trois heures avant de se présenter au congrès. Il lève sa tasse de café, avale son chaud contenu. Constatation première, juste avant de poser ce geste, il proclame : « Tout va bien. On va prendre ça relax. On est dimanche matin. Et on a bien dormi » Ha Ha Ha!

     Sa table-ronde traitait de la question des fanzines au Québec. C'était le moment de découvrir les nouveaux et vieux visages. À cette heure, il y avait Clair/Obscur présidé à Émilie C. Lévesque, David B. Lachance pour Asile, Marie Laporte pour Nocturne et Guillaume Voisine pour Brins d’Éternité. Le deuxième invité a discourir, David B. Lachance, était un nouveau visage à Boréal. Sa personnalité excentrique, illuminée par un désir de paraître fou – tout droit sorti d’un Asile? - déclamait à plusieurs reprises des commentaires naïfs, comiques, insolites, en réponse aux exposés des autres conférenciers. ;P Il nous présenta ensuite son projet d'édition. Après avoir entrepris leur fanzine de manière amateur – soit dans le cadre d’un travail collégial – plutôt simpliste, ils ont transformé leur projet en quelque chose de plus viable et plus beau aussi – selon eux. Enn guise de conclusion, il s'était écrié : « Et oui, on a évolué comme les pokémons… »

     La dernière table-ronde de ce Boréal a été plus chaud en débats ou emportements. Non pas que le sujet était à controverse (« La relève doit-elle confronter les Grands Anciens? »), mais un des invité, Michel J. Lévesque, s’entêtait à s’arrêter sur un point précis, simplement en se basant sur son expérience de travail. Persuadé qu’il était faux de dire que les femmes lisaient davantage de romans de science-fiction et/ou de fantastiques que les hommes. Se positionnant sur le fait d’avoir travaillé dans une librairie et une bibliothèque, les livres sur ses sujets étaient plutôt empruntés par des hommes et rarement des femmes. René Beaulieu – considéré à ce moment-là comme un Ancien du congrès – démentait sa position d’après des études statistiques.

     Bien sûr l’un ou l’autre peut avoir tort. Une étude statistique comporte toujours une marge d’erreurs. Tandis qu’une expérience de travail dépend du lieu où il se situait, ainsi que du quartier et de caractéristiques propres à ses citoyens (plus de personnes âgées ou de jeunes, plus d’hommes ou de femmes, plus de travailleurs ou d’universitaire...) Les « statistiques » personnelles de Michel J. Lévesque peuvent être utiles pour une étude dans un secteur précis ou pour une clientèle précise. Pas pour une ville entière ou pour un état/pays entier.
     I
l n’a sans doute pas pris la peine de réfléchir objectivement à ce qu’il disait et s’entêtait à affirmer une chose d’erronée. Sa subjectivité, si nous ne y faisons pas attention, peut prendre en un éclair le dessus sur nous. 


NB. Les photos utilisées pour cet article proviennent de l'album de photo du Congrès Boréal 2009 de Carmélie Jacob retrouvé sur facebook.

Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.


*Par soucis de la justesse de la langue, je n'emploierais que les mots « conférence » et « table-ronde » pour désigner les activités qui se déroulent à ce congrès. Bien que mes collègues emploient abondamment l'anglicisme « panel », je préfère l'utilisation du mot français, bien plus précis et clair, et pour ne pas tomber dans le gouffre d'un univers réservé aux anglophones, étant donnée que le congrès Boréal est l'un des seuls offerts en français, en Amérique du Nord, sur les littératures l'imaginaire. Je me dois de respecter ma langue, quitte à avoir l'air folle de ne pas m'incliner à parler ce franglais saumâtre. 
**Seul le mot fanzinat demeurera en anglais, puisqu'il ne semble pas exister d'équivalent en langue française. 
***Il ne semble pas, pour ce mot d'origine italien, exister une équivalence francophone. Une novella se rapporte à la taille de la publication, c'est-à-dire trop longue pour être une simple nouvelle et trop court pour être un roman. 

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