Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée de la vie/du vivant, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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¤ Horaire des parutions ¤

« Deux billets par semaine. Généralement le jeudi et le dimanche, à 11h. »

Merci de votre attention.

Crédits

Les différents intitulés de mes gadgets/textes informatifs ont été créé comme logo à l'aide du site générateur de logo Cooltext.
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jeudi 3 décembre 2009

Salon du Livre, Expozine & écriture

    Le temps passe vite. Je n'ai pas pu faire mon compte rendu du mois de novembre qu'on est déjà en décembre. La saison morte ne me rend, pour le moment, ni lasse, ni indifférente. Surtout que les rares précipitations de neige n'ont pu laisser leurs traces suffisamment longtemps pour que nous nous en plaignons.


     J'ai participé à deux Salons du livre : un très grand (Le Salon du Livre de Montréal) et un très petit (Expozine). Deux salons où les passions et intérêts fourmillent, s'emmêlent, s'embêtent.

    D'abord, Expozine est un salon (événement) destiné à promouvoir les petites publications indépendantes, souvent très marginales (généralement des fanzines) et quelques revues de littératures (comme cette année Biscuit Chinois et l'an passé, Brins d'Éternité et Katapulpe),des illustrateurs de bandes dessinées ou d'arts visuels, des artisans du petit art : couture, poupée de chiffons, breloques en tout genre, tricot, tatouages, etc. Le salon ne se limite pas à la littérature seule. Pour concevoir un fanzine ou une revue, se cache derrière toute une équipe. Celle-ci est divisée en « section », soit un groupe du côté littéraire, certes (corrections, mise en page) et un groupe, au minimum, pour sa conception graphique, ses illustrations, ses choix de couleur, de papier. Tout un monde insoupçonné se dissimule à l'arrière de la parution qui est le fruit de leur collaboration.
    Expozine en était à sa huitième édition. Les artisans qui s'y trouvaient sont principalement anglophones. Toutefois, les artisans francophones y ont, malgré tout, leur place. Le lieu où se il déroule est peut-être curieux - dans un sous-sol d'église, mais il permet que toute sorte de générations se côtoient, autant des enfants que des personnes de l'âge d'or, autant des intellectuels que des artistes. J'ai su que ce salon se tenait tout juste une semaine avant son ouverture. Par chance que je ne suis pas encore occupée au point de ne plus pouvoir organiser mes petites sorties et découvertes quotidiennes de notre chère culture québécoise. 
 
    Ensuite, le Salon du Livre de Montréal. J'y suis allée une seule fois, une première journée pour me promenant çà et là et une deuxième pour voir des personnes précises. La première journée était l'idéale : un vendredi. Il y avait de l'espace, de l'air, peu de gens, plus souvent des visiteurs portant un passeport que des visiteurs d'un jour. 
     Dimanche, ma seconde journée. Ce fut l'enfer. En entrant dans la salle principale, ma tête tourna vers la droite et aperçu (ma tête à des yeux!) tout au fond, dans le coin, contre l'escalier, le kiosque des éditions Alire et une ligne de monde qui grimpait tout un escalier et cheminait au deuxième, le long du balcon (mezzanine) sur au moins 10-15 mètres. Qui était à l'origine de cette foule d'admirateurs? Patrick Sénécal! Notre Stephen King québécois, dit-on!                                                 Je poursuivi mon chemin, essayant de me faufiler dans le flot de visiteurs — pas facile. J'espérais voir des maisons d'éditions auxquelles je n'avais pas eu la chance de jeter un oeil la première fois. Après une trentaine de minutes, je me suis désistée. Trop de monde!* J'ai rebroussé chemin. Je me suis rendu à ce palier entre-deux étages pour observer une bonne partie du Salon et réfléchir à mes prochaines destinations. Tiens! Pourquoi ne pas saluer Jonathan Reynolds? Il doit bien se trouver quelque part? me disais-je. Je repris ma route et le trouva à discuter avec un certain Michel J. Lévesque et Mathieu Fortin qui se préparait à changer de kiosque (pour une session d'autographes, dans une autre maison d'éditions). 
     J'ai été un peu lâche. J'aurais dû me présenter à monsieur Lévesque. Mais la gêne et mon « non savoir quoi dire » m'ont rendu silencieuse. Si au moins j'avais lu plus que deux nouvelles (soit dit en passant, excellentes (qui m'ont donné envie de le connaître davantage et de le glisser subrepticement parmi mes auteurs/écrivains québécois préférés), j'aurais eu plus de jugeote et été plus loquace. J'espère pouvoir me reprendre, une prochaine fois. 8-S


*Oui, il y avait du monde, mais pas toujours pour des raisons honorables. J'ai lu des articles de compères journalistes et chroniqueurs-web qui avaient la même opinion que moi : les visiteurs préféraient aller voir des starlettes éphémères de la littérature, comme Christian Béguin (ancien comédien) ou Guy Lafleur (ancien joueur de hockey) ou encore, monsieur Angélil (mari et imprésario d'une certaine Céline Dion...) que de voir les auteurs et écrivains de métier. Par exemple, aucune ligne ou presque ne s'étirais devant Michel Tremblay. Ça fait des années qu'il publie, des années que ses livres se trouvent dans les tops de vente et pas un chat pour aller le voir et discuter avec lui dans le cadre du plus grand Salon du Livre d'Amérique. Eh ben!


   Dans un autre registre, durant le mois de novembre, il y a eu le lancement du dernier Brins d’Éternité qui était sympa (la gang s’est séparée subtilement en deux groupes et je pense sincèrement, ne pas m’être retrouvée dans le bon pour parler avec les autres), mais qui manquait cruellement de place.


     Côté écriture, j'ai plusieurs projets entre les mains et pratiquement aucun de terminé. J'ai travaillé sur un texte pour Main Blanche qui avait un début et une fin, c'est à son développement que j'ai bloqué. Bizarre. Pour me changer les idées, j'ai voulu écrire un texte pour le nouveau thème de Katapulpe. Un travail intéressant que j'ai décidé de poursuivre après la fin de ma session automnale (la date de tombée est le 30 janvier, j'ai l'temps). Puis, en moins de temps qu'il en faut pour le dire, un nouveau texte a jailli sous mes doigts pour Main Blanche. Cette fois, libre de sujets, quoique… Finalement, il s’est retrouvé une fois de plus trop long pour la publication. Je ne désespère pas. J’ai pensé le soumettre pour Biscuit Chinois, mais ne l'ayant pas travaillé et retravaillé suffisamment, un autre texte, déjà terminé, a été proposé. Le même que pour mon concours littéraire, mais avec quelques détails en plus (la limite de 500 mots n'existant plus). 


     Beaucoup de péripéties, donc, en novembre, et peu de temps pour accomplir mes petites affaires de littéraire. Comme d’habitude. C’est la vie.

Note


À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.

jeudi 19 novembre 2009

Désolantes nouveautés trimestrielles - Automne 2009

Plusieurs déceptions côté nouveautés trimestrielles.

Solaris #172

    J’avais vu la couverture du dernier-né sur le blogue d’une consœur, il y a maintenant un mois. Je croyais qu’il était déjà disponible (d’habitude je préfère voir le nouveau numéro, directement dans mes mains, la joie se fait plus agréablement ressentir), mais j’ai dû attendre deux semaines avant de le recevoir. Une fois fait, je me suis empressée d’y jeter un coup d’œil.

    La nouvelle du Lauréat du Boréal 2009 est intéressante à lire. Un univers comportant des détails rappelant ceux de Philip K. Dick. Les autres textes, heum… leurs auteurs sont tous des hommes, d'une part, et trois sont de Claude Bolduc. Je respecte son travail. J’ai essayé de lire son recueil Les yeux troubles et autres contes de la lune noir et je me suis rapidement rendu compte que son style d’écriture ne convenait pas à mon type de lecture. Il est peut-être un très bon auteur, mais je ne suis pas, pour le moment, capable de le lire. Peut-être un peu plus tard, quand je serais dans la trentaine. C’est mon opinion personnelle. J’ai essayé de lire ceux des autres auteurs, même constat. Le début de chaque texte est trop « intellectuel » ou « philosophique ». Peut-être est-ce encore des textes qui me conviendraient de lire à un âge plus avancé.


Le Passeur - édition d'automne 2009

    J’ai reçu au début du mois le dernier numéro du Passeur. Publication à laquelle je dus m’abonner pour participer au concours 2009 de la FQLL. Je croyais que pour gagner il fallait avoir de la rigueur dans son travail d’écriture; de jouer avec les sens, les mots, tout en utilisant le moins d’espace possible (soit maximum 500 mots). En lisant les textes gagnants, j’étais déconcertée. Qu’est-ce que c’est que ça? Des textes que n’importe qui – ou presque – peut écrire. Des sujets que je qualifierai de très déjà vu, urbain, facile. Les textes ne sont pas pour autant médiocres. Seulement, comparer celui que j’ai écrit… j’ai l’impression que les membres du jury n’ont vu que du feu ou encore visaient un type de texte précis. Les textes de fantaisies, avec beaucoup d’images, de mouvement, de liberté, ont peut-être été écartés. C’est dommage.

    Je pense qu’en fait le concours s’adressait plus à des amateurs d’une littérature « réaliste » ou encore… comme la FQLL est principalement constituée de bénévoles ou, je dirais, de gens de plus de 40 ans, le milieu est plutôt fermé pour des auteurs comme moi.

    J’ai vécu une expérience de vie quoi!


Main Blanche Vol. 15, # 01 Septembre 2009

    Depuis environ deux ans, j’attendais un nouveau numéro de la revue Main Blanche des étudiants Uqamiens en Études littéraire. J’avais entendu dire que l’équipe de la revue était en concertation sur sa raison d’être. Cet automne, j’en ai déniché un sur les présentoirs de l'UQAM. En l’apercevant, j’étais étonnée. Son format avait changé. Il ne ressemble plus à un magazine, mais à une petite publication modeste comme la revue XYZ ou Moebius ne contenant presque plus d’images que du texte. Ce n’est que la lettre qui parle. Encore faut-il que son nouveau contenant souligne l’importance de son contenu.

    J’ai relu avec attention les textes qui s’y trouvent (nous sommes en novembre, ça fait un bout que je possède la revue). Ma conclusion est celle-ci : plusieurs auteurs semblent vouloir y écrire à un degré au-dessus d’une lecture générale. Tant et si bien que cette lecture ressemble plus à celle d’un cadavre exquis qu’à des fictions ayant une narration suivie et sensée. J’ai littéralement décroché en lisant certains textes.

    Beaucoup présentent de la poésie contemporaine. Cette poésie qui ressemble à des haïkus (poème japonais de trois vers de 5/7/5 syllabes) qui doivent exprimer le plus de choses possible en peu de mots. Je dois dire que cette poésie ne m’attire pas du tout. J’en ai écrit des poèmes, il y a quelques années. Mais pas de ce style. Certains sont magnifiques, d’autres à perfectionner ou à oublier. Mais écrire de cette poésie en prose… me fait perdre pied. Il y en a sûrement qui la comprend, si des auteurs actuels et confirmés continuent à en écrire.
    Le seul texte qui ressort du lot - pour moi - est celui de Laurence Olivier. Sa fin m'a fait sourire. C’est un texte narratif, compréhensible, qui ne cherche pas à faire de « l’écriture expérimentale ». Qui a une signification, qui mène quelque part… Pour les autres, ils semblent être une sorte de journal intime, décrivant les états de leur protagoniste. Je ne pourrais me prononcer pour dire si les textes sont mal écrits ou non, étant donné que leur style d’écriture m’échappe.
    Sur ce, espérons que notre prochaine lecture de la revue soit plus agréable, plus digne d’intérêt. Un souhait pour l’équipe de rédaction : « Vous devriez être plus pointu et plus ouvert dans vos choix de textes à publier. Ainsi, votre travail mûrira et sera plus digestif pour vos lecteurs. » Les prochaines thématiques sont :

Plasticine (date de tombée dépassée)        &      Migratoires (pour le 23 novembre)

mardi 10 novembre 2009

Lipdub des étudiants en Communication de l'UQAM


Le 2 octobre 2009 restera dans les annales de l’UQAM. Un projet qui semblait anodin, une « initiation » étudiante filmée et placée sur youtube s’est transformée en un phénomène sans précédent. La vidéo qui présentait un lipdub (que je vous expliquerai un peu plus loin) sur la chanson « I gotta feeling » des Black Eyes Peas a été vu par un million de personnes sur le web, en seulement une semaine. Deux millions, la semaine où je me suis décidée à voir qu’est-ce que c’était, soit une semaine plus tard. Et ce n’est pas fini, l’aventure s’est poursuivie pour les deux créateurs de la vidéo : soit Luc-Olivier Cloutier et Marie-Ève Hébert. À peine quelques jours plus tard, ils ont été interviewer par plusieurs médias, dont non seulement des journalistes de l’UQAM, mais par la CBS, CTV, Global, TVA et même la chaîne américaine CNN!

Bon, vous vous demandez sûrement ce qu’elle a de si fabuleux. Aller la voir. Cliquer la photo ci-dessous. Vous n’en démordrez pas. (Note de contre-indication : la toune risque de jouer longtemps dans votre tête...)


Qu’est-ce qu’un lipdub vous vous demandez? Un lipdub est simplement un montage vidéo d’un groupe de personnes qui « chante » ou plutôt fait lipsync sur une chanson donnée, ainsi qu’une petite chorégraphie à son intention. Ce n’est plus l’artiste seul qui le fait sur scène (comme Britney Spears) ou n’importe quel individu qui s’improvise chanteur. C’est devenu un nouveau hobbies, une nouvelle mode. Et je dois dire qu’elle est spectaculaire cette mode! J’aimerais bien que les étudiants en Arts de l’UQAM fassent la même chose, bientôt! Nous aussi nous pouvons revendiquer la gloire et le fait que les étudiants en Arts ne sont pas que des militants durant les grèves.
Mon appréciation personnelle? Elle est plus qu’enthousiaste! En voyant cette vidéo déjantée, avec ces gens – on le voit – qui le font avec plaisir et multiplie les sourires, mon estime pour l’UQAM a monté d’un cran. C’est sublime ce qu’ils ont réalisé! Ça aurait pu avoir l’air amateur (ex. quelque qui ne suit pas la chorégraphie), mais tous les étudiants étaient dedans. À chaque déplacement, une surprise nous attend. C’est drôle de voir ça. Que ça s’est fait dans mon université, dans des couloirs que je côtoie à journée longue (pavillon Judith Jasmin). On prend plaisir à regarder la vidéo, comme les étudiants le prennent pour la réaliser. Tous les étudiants ont mis leurs mains à la pâte.

Pour une fois que l’UQAM est mise de l’avant. Qu’elle ne rebrousse pas chemin dans son évolution due à son échec financier de l’Îlot voyageur et aux grèves qui se perpétuent – presque – de session en session depuis deux ans. Ça lui donne une tout autre image. Une institution où on peut s’amuser.

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Dans un article de journal, il est dit que les réalisateurs ont eu peur, lors de la journée de tournage fatidique (ils ont tourné la vidéo complète en moins de deux heures!), soit le 10 septembre 2009. Ils ont eu chaud. Ils avaient créé une page sur Facebook et « les nouveaux étudiants en communication avaient reçu les paroles de la chanson dans leur trousse d’initiation, personne ne pouvait savoir le nombre de participants qui oseraient plonger dans l’aventure*». Ils ne s’attendaient pas à voir autant de monde, soit 120 nouveaux étudiants contre 52 anciens.

*Propos de Luc-Olivier Cloutier, recueilli par Le Journal de l’UQAM, p.2


(Photo de la gang des Communications 2009)
S’ensuivit la réalisation d’un making off du projet que vous pouvez consulter à cette adresse (NB : l’entretien n’est qu’en anglais). Et voici d’autres adresses où vous pouvez jeter un œil, concernant la vidéo et nos deux uqamiens.

L’article fait dans le journal de l’UQAM : http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=602

L’entrevue de leur making off : http://www.youtube.com/watch?v=-a29SXbHoRM

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Pendant mes brèves investigations concernant la vidéo afin de rédiger cet article, j’ai découvert d’autres libdubs universitaires. Mais elles ne sont pas d’aussi bonne qualité que celle des Communications. Par exemple, celles de l’école des Hautes Études Commerciales. Le HEC en fait une chaque année avec ses nouveaux étudiants. Et sincèrement, elles manquent d’enthousiasmes : les étudiants y sont nonchalants et un peu « forcés » de faire la chose. J’en ai vu une avec une chanson de Bryan Adams, une de Bon Jovi, une de Mika et une d’ABBA. Les étudiants essayent de capter notre attention, mais c’est le contraire qui arrive, on s’en détourne. Pas de réelles surprises, ni de bout comique à chaque scène. Il n’y a pas vraiment de quoi nous attirer l’œil.

Toutefois, j’en ai trouvé une qui vaut la peine, qui rappelle notre succès uqamien. Mais elle ne provient pas d’une université de notre continent. Elle provient d’Europe, plus précisément de France, et encore plus précisément de la région lyonnaise. La voici :

http://www.youtube.com/watch?v=WJkjDAFuB1M&feature=related


Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.

samedi 22 août 2009

Notre Congrès Boréal

      J’ai eu beaucoup de plaisir à assister à ce congrès Boréal 2009. J’en ai retiré une expérience et des liens inestimables. Quand nous y rendons, c’est le temps de parler à ceux que nous ne côtoyons – pour ma part – que virtuellement, de leur dire ce que nous avons sur le cœur, ce qui nous passe par la tête. C,est le moment d’aller chercher les conseils « d’experts » qui nous seront utiles tout au long de l’année; jusqu’à un prochain Boréal. :)

     Au programme, il y a avait nombre de tables rondes* sur des sujets comme « Le travail d’écriture en collaboration », « L’éternelle opposition entre la Littérature et la littérature de genre », « Les illustrateurs de l’imaginaire », « Le rôle du fanzinat** au Québec » et « La relève doit-elle confronter les Grands Anciens ». J’ai presque assisté à tous. Ne repoussant que ceux dont l’intérêt ni était pas vraiment – comme l’étude de l’Uchronie – ou par désir de prendre une petite pause. Un Congrès Boréal, même s’il ne dure que deux jours, peut-être épuisant.


Situations cocasses
à
immortaliser

     Une table-ronde dont le sujet de la discussion était « La frontière entre l’ici et l’ailleurs » était animé par le célèbre Jonathan Reynolds (lol) et les invités étaient Dominic Bellavance, Caroline Lacroix, Pierre-Luc LaFrance, Élizabeth Vonarburg. Je connaissais trois de ces visages de vu. Dominic Bellavance a écrit une série de livres intitulée Alegracia qui semble faire fureur chez les jeunes. Caroline Lacroix, parce que je l’ai croisé à d’autres Boréal et que j’ai lu quelques-unes lus de ses nouvelles.

     Et Vonarburg qui ne pourrait manquer un Boréal - étant sa principale fondatrice! Lorsqu'elle est conférencière*, il semble qu’elle tente toujours – peut-être le fait-elle malgré elle ? – d’être un peu le boute-en-train de la place. Elle a exprimé une pensée fort songeuse, après quelques échanges avec les autres invités :

« Je suis née trop vieille dans un siècle trop jeune »

     En regard à ce qu’elle écrivait à une époque. Quelque chose de très avancée, peut-être, mais pas pour la conscience humaine à l’époque où elle l’avait écrit.


     Un petit jeu a été improvisé en guise de concours d’écriture pour ce Boréal. Au lieu de travailler chacun dans son coin, deux équipes de cinq auteurs – professionnel, intermédiaire ou amateur – ont été réunies. Son animateur, Guillaume Houle, avait une maîtrise de soi exceptionnelle. Il nous dicta deux-trois phrases d’un début de composition. À chaque fois, une personnalité littéraire - connu à Boréal - était cité : soit Lovecraft, Claude Bolduc, Au Sanatorium, Guillaume Voisine, Jonathan Reynolds et Patrick Sénécal. Chaque équipe devait reprendre ce qui a été dit et tenter d’écrire en deux ou trois minutes quelques choses qui pouvaient y faire suite.


     Pour cet exercice, il y a eu un petit plus cette année, je me suis inscrite pour l’activité. J’avais des appréhensions avant de la vivre et finalement, ça c’est bien passé. Je me suis amusée, même. En plus, il y avait à mes côtés le célèbre Jonathan Reynolds ~;-) qui était là pour aider notre équipe. Au cours du jeu, nous en avions vu des vertes et des pas mûres. Nous nous sommes rendu compte que pour attirer la faveur du public, notre bout de texte devait soit être comique ou tragique. Notre équipe a perdu faute de réponses trop réalistes et pas suffisamment relevées. 
     Le meilleur « Cadavre instantané » optait pour cette introduction : Guillaume Voisine et les membres d’autres fanzines tels qu’Horrifique, Asile, Clair/Obscur et Nocturne ont eu une rencontre secrète au lac Édouard, non loin du Sanatorium (illusion à une novella*** de Mathieu Fortin). Ils se sont serrer la main pour conclure un accord… soit de réussir à publier davantage que la revue Solaris, qui a le monopole d’être la seule revue professionnelle, en langue française, dans les domaines du fantastique et de la science-fiction, voire de renverser sa domination.
     Ce fut le plus drôle texte a avoir été imaginé. Tout en faisant état d'un fait réaliste : il est vrai que Solaris n’a pas vraiment de concurrents. Du moins au Québec. 

     Anecdote anodine. Dimanche matin, première table-ronde de la journée. Guillaume Voisine est à l’animation. Il se sent en forme, comparé à la veille où il n’aurait dormi que trois heures avant de se présenter au congrès. Il lève sa tasse de café, avale son chaud contenu. Constatation première, juste avant de poser ce geste, il proclame : « Tout va bien. On va prendre ça relax. On est dimanche matin. Et on a bien dormi » Ha Ha Ha!

     Sa table-ronde traitait de la question des fanzines au Québec. C'était le moment de découvrir les nouveaux et vieux visages. À cette heure, il y avait Clair/Obscur présidé à Émilie C. Lévesque, David B. Lachance pour Asile, Marie Laporte pour Nocturne et Guillaume Voisine pour Brins d’Éternité. Le deuxième invité a discourir, David B. Lachance, était un nouveau visage à Boréal. Sa personnalité excentrique, illuminée par un désir de paraître fou – tout droit sorti d’un Asile? - déclamait à plusieurs reprises des commentaires naïfs, comiques, insolites, en réponse aux exposés des autres conférenciers. ;P Il nous présenta ensuite son projet d'édition. Après avoir entrepris leur fanzine de manière amateur – soit dans le cadre d’un travail collégial – plutôt simpliste, ils ont transformé leur projet en quelque chose de plus viable et plus beau aussi – selon eux. Enn guise de conclusion, il s'était écrié : « Et oui, on a évolué comme les pokémons… »

     La dernière table-ronde de ce Boréal a été plus chaud en débats ou emportements. Non pas que le sujet était à controverse (« La relève doit-elle confronter les Grands Anciens? »), mais un des invité, Michel J. Lévesque, s’entêtait à s’arrêter sur un point précis, simplement en se basant sur son expérience de travail. Persuadé qu’il était faux de dire que les femmes lisaient davantage de romans de science-fiction et/ou de fantastiques que les hommes. Se positionnant sur le fait d’avoir travaillé dans une librairie et une bibliothèque, les livres sur ses sujets étaient plutôt empruntés par des hommes et rarement des femmes. René Beaulieu – considéré à ce moment-là comme un Ancien du congrès – démentait sa position d’après des études statistiques.

     Bien sûr l’un ou l’autre peut avoir tort. Une étude statistique comporte toujours une marge d’erreurs. Tandis qu’une expérience de travail dépend du lieu où il se situait, ainsi que du quartier et de caractéristiques propres à ses citoyens (plus de personnes âgées ou de jeunes, plus d’hommes ou de femmes, plus de travailleurs ou d’universitaire...) Les « statistiques » personnelles de Michel J. Lévesque peuvent être utiles pour une étude dans un secteur précis ou pour une clientèle précise. Pas pour une ville entière ou pour un état/pays entier.
     I
l n’a sans doute pas pris la peine de réfléchir objectivement à ce qu’il disait et s’entêtait à affirmer une chose d’erronée. Sa subjectivité, si nous ne y faisons pas attention, peut prendre en un éclair le dessus sur nous. 


NB. Les photos utilisées pour cet article proviennent de l'album de photo du Congrès Boréal 2009 de Carmélie Jacob retrouvé sur facebook.

Note

À l'origine, ce billet était paru sur mon ancien blogue tour à tour intitulé « Culture volubile », puis « Les Arts de Syreeni ». Je le réédite parce que je trouve son sujet intéressant et je ne veux pas qu'il tombe dans l'oubli.


*Par soucis de la justesse de la langue, je n'emploierais que les mots « conférence » et « table-ronde » pour désigner les activités qui se déroulent à ce congrès. Bien que mes collègues emploient abondamment l'anglicisme « panel », je préfère l'utilisation du mot français, bien plus précis et clair, et pour ne pas tomber dans le gouffre d'un univers réservé aux anglophones, étant donnée que le congrès Boréal est l'un des seuls offerts en français, en Amérique du Nord, sur les littératures l'imaginaire. Je me dois de respecter ma langue, quitte à avoir l'air folle de ne pas m'incliner à parler ce franglais saumâtre. 
**Seul le mot fanzinat demeurera en anglais, puisqu'il ne semble pas exister d'équivalent en langue française. 
***Il ne semble pas, pour ce mot d'origine italien, exister une équivalence francophone. Une novella se rapporte à la taille de la publication, c'est-à-dire trop longue pour être une simple nouvelle et trop court pour être un roman. 

vendredi 7 août 2009

Ma désolante aventure à Anticipation 2009

Avant


     Bien le bonjour, 

     Dans moins d'une heure, je ferai un tour à Anticipation. J'ai finalement décidé de ne pas m'inscrire à temps complet, mais seulement en tant que tour d'essai. Cela signifie explorer cet immense congrès dans un nombre d'heures fixes.

     Demain, le congrès Boréal!!! J'ai hâte. Je serais présente pour les deux journées comme congressiste. Je souhaite également participer au concours d'écriture, mais je ne sais pas si 1) se sera possible, ni 2) à quoi ce concours ressemblera et combien de temps il durera.

    Sur ce, je vous souhaite de bonnes journées mes amis!


Après


     Anticipation ne fut pas comme je me l'étais imaginé depuis qu'on m'avait appris son existence à Boréal 2008 (comme une sorte de gigantesque Salon du Livre). Ce congrès ressemble à une université où plusieurs exposés étaient donnés simultanément dans des pièces closes et la majorité en anglais. Peu ou pas de traduction pour les francophones ou d’exposés carrément francophones. Les congressistes qui s’y trouvaient devaient posséder un minimum de connaissances de cette langue, sinon ils auraient été égarés. Rien ne sert à fouiller indéfiniment dans son dictionnaire anglais-français si on n’en connaît pas parcoeur un traite mot.

     On m’avait affirmé qu’il y aurait une volonté de concevoir des exposés et des activités francophones. L’intention était sûrement là, mais le geste, omis. Il y a une différence entre penser le faire et le faire. Je ne sais pas si c’est en quelque sorte manquer de respect à l’hôte d’Anticipation qui est Montréal. Ville qui se doit d'être considérée comme francophone ou bilingue. Pas strictement qu’anglaise. Je ne pourrais pas vivre dans un lieu francophone où ma langue – ma si belle langue – est laissée de côté, comme si elle ne valait pas la peine d’être connue. Ce serait une terrible erreur. Mais je ne peux seule faire changer la mentalité des gens. Au Québec, nous avons déjà nos militants pour cette cause.


     Comment visiter un congrès pareil quand la plupart des exposés ont déjà commencé, ne semblent être que strictement en anglais, qu’il y a tant de gens qui y assiste depuis le début et que je risque de perturber en entrant dans une salle, voire interrompre tout le discours des conférenciers? J’ai préféré échoué à la section « Jeux de société » (où les notions de langues anglaises sont minimes) et j’ai pu m’y amuser, alors que je pressentais que cette courte visite finirait par devenir désolante.