Bio

Femme de lettres, artiste visuelle et conceptrice, chroniqueuse culturelle passionnée franc-tireuse, promotrice d'événements, de moments mémorables ou anecdotiques, émerveillée par les richesses artistiques de son Québec natal.




« Tout le monde peut trébucher, se fourvoyer, sans être perdu pour autant » - Professeur Charles Xavier

« Les êtres d'exception ne respectent pas les règles. Ce sont eux qui les réécrivent » - Katniss Everdeen

« Qui ne dit mot, consent » - Proverbe

« La vie d'un individu a un sens seulement si elle contribue à rendre la vie de tous les êtres vivants plus noble et plus belle » - Albert Einstein

« Le temps est sans importance. Seule la vie est importante » - Le 5e Élément

« La victoire à plusieurs pères, mais la défaite est orpheline » - Anonyme

« En garde, si tu ne te rends pas à Lagardère, Lagardère ira à toi !» - Le Bossu

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TOUS DROITS RÉSERVÉS ~ 2009-2017

TOUS DROITS RÉSERVÉS ~ 2009-2017
Toutes mes publications sont sous mes droits d'auteure. Demandez-m'en l'autorisation pour toute citation. Merci.
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mardi 21 mars 2017

Activités de blogueuse encore suspendues

Pour des raisons que j'énumère ici et ici (billet précédent), les activités de Tout en Syreeni sont encore suspendues... pour jusqu'à la mi-Avril ou avant. Je vous en redonnerai des nouvelles. 

Merci de votre attention et patience. 

À bientôt!

Syreeni        


jeudi 16 mars 2017

Mes dernières activités : Infolettre, Etsy, film « Yes », concours, du sociofinancement en perspective...

Sur mes pages Facebook d'artiste et d'auteure, j'ai l'habitude de publier au début de la semaine une sortie de résumé de mes activités en cours, à venir, et celles passées. 

Je considère cette plateforme comme un lien direct avec vous, mes chers lecteurs, admirateurs ou passionné-es de mes aventures. 

Mon processus de déménagement est désormais effectif. Je n'aurais plus Internet chez moi pour au moins un mois. Je ne pourrais plus accorder suffisamment de temps ici, et même sur Facebook. Aïe! Ce n'est pas facile. Quand Avril arrivera, une nouvelle vie s'affirmera. J'hâte à celle-ci. Cela fait des mois, mêmes des années que le toit que nous avons... que le toit où je vis... n'est plus sain pour nous/moi. Il était temps de rejoindre d'autres horizons. (En espérant que la tempête de neige du siècle que nous venons d'avoir au Québec retire ses traces d'ici une semaine... je crois que cela est possible... parce qu'au Québec, les aléas de la température sont tellement bizarres. Vous savez qu'il y a deux semaines, à peine, environ, nous humions les prémices du printemps... un printemps assez doux où il y avait déjà des hommes qui se promenaient en short... - c'est bon pour attraper la grippe ça, s'habiller aussi frêlement!) 

Pour cette fois, je vous fais mes petites annonces, puis, paraîtra un autre billet qui précisera de nouveau la suspension des activités de Tout en Syreeni. 

✽  D'abord, toutes mes activités d'écrivaine sont suspendues. Suspension forcée... manque de temps, d'énergie, d'intérêts... Un peu de tout'. Là où je vis, ce n'est plus chez moi. Je n'ai plus accès à tous mes livres, ma documentation, mon univers. Je vous en redonnerai des nouvelles. 
✽   J'ai désormais 1 abonné à mon Infolettre. Ouf! Enfin! Document que j'envoie jusqu'à 10 jours de retard... Grr... Faute de temps pour tout. Merci d'être compréhensif. 
✽  J'ai rouvert ma boutique Etsy. Demandez-moi pas pourquoi avant même d'avoir déménager. C'était tellement long avant d'arriver au bout du bout que j'ai fini par la réouvrir. Ce que vous ignorez c'est que je dois payer un certain montant, par mois, en guise de frais administratifs. Rappelons que les activités suspendues de ma plateforme ne sont pas très rentables. 
 ✽ Je vais peut-être, un gros PEUT-ÊTRE réhabilité mon compte Twitter pour faire de la promo pour cette boutique. Mais peut-être que j'emploierai une autre plateforme. Je boycotte Twitter toujours pour la même raison. Raison que vous pouvez connaître en lisant ma FAQ
✽ J'ai eu l'opportunité de visionner le film Yes réalisé par les Éric Rose et Piccoli. Un film qui porte sur la souveraineté du Québec et ce qui est arrivé durant le dernier référendum en Écosse. Ce n'est pas un film politique, mais poétique ou artistique (si tous les artistes du Québec avaient la chance de voir leur travail promu de cette façon! Oh! ça serait génial!) Le protagoniste dont nous suivons le travail est Simon Beaudry, un artiste visuel ouvert sur le monde et les possibilités. Tant et si bien que je me suis questionnée « Mais c'est vrai! Au Québec, nous avons nos us et coutumes, mais nous ne les partageons vraiment que durant des moments précis, comme le temps des fêtes. (des danses à nous... et même encore, que je ne vois jamais... la cabane à sucre, les tours en calèche pas cher, les contes populaires (nommez-m'en plus de trois conteurs connus au Québec?), La Fête des neiges, le carnaval de Québec, etc.) Et nous avons notre habit patrimonial qui est la ceinture fléchée que nous ne portons jamais. C'est vrai! Je me toujours dite que je m'en procurerai une un moment donné. Or, c'est pas un vêtement accessible, alors que ça le devrait, si ça représente le Québec non? Ça représente notre culture, à la fois nos ancêtres et où nous sommes aujourd'hui... Pourquoi à la St-Jean Baptiste, qui est censé être notre fête nationale, je ne vois personne porter ce vêtement emblématique? Les seuls personnalités que j'ai vu étaient les membres du groupe hip-hop Loco Locasse. Ce sont les seuls! »
Oups! Désolée! J'ai trouvé ce film instructif, poétique, qui fait voyager... pour vrai (et où on découvrir l'origine de la laine utilisée pour tresser les ceintures fléchés), et suscitant forces discussion et manifestation artistique. Un jour, je ferais un truc artistique sur le sujet. Il m'anime trop. 

 ✽ Dans une semaine ou deux, sur ma page Facebook d'Artiste multidisciplinaire (oui, je l'ai rebaptisé encore... ce titre-là sera définitif), je diffuserai un concours que j'ai intitulé « L'Amour est dans l'Air » qui sera une sorte d'hymne au printemps et où je fais tirer deux exemplaires de mon mini-livre « Chat plein d'amour » et une affiche. Suivez cette aventure directement sur Facebook.
Je peux le faire parce que Facebook me permets de programmer en avance les publications que je désire diffuser sur mes pages.  

 ✽ Enfin, je songe de plus en plus à me lancer une campagne de sociofinancement pour 1) rejoindre le public que j'ai déjà 2) rejoindre d'autres publics qui pourraient aussi être intéressés par mes créations 3) faire la promotion de mes activités 4) autofinancer celles-ci pour 2017. Je ne demanderai pas un gros montant. Juste ce qu'il me faut pour payer mes espaces durant mes prochaines foires (je vise au moins 4 présences, et dont la prochaine s'avèrera être au Festival de BD de Montréal!!) Et des sous pour effectuer mes nouveaux tirages de mini-livres. Je vous donnerai bien sûr des détails de la chose. 
Un aperçu de mes contre-parties : mini-livres sur les chats, exemplaires en édition limitée des titres à venir (soit Cat full of love (traduction anglaise de Chat plein d'amour), Chat pas d'âge et À hauteur de chat), des reproductions de ses illustrations, et des surprises.

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Ouf! Voilà! Du beau travail à venir. J'ai hâte de m'y remettre! ^ ^ 

Sur ce, je vous souhaite une belle fin d'hiver qui se prolonge... merci de votre patience, attention, soutien, et à bientôt!


Syreeni          

samedi 4 mars 2017

Activités de blogueuse suspendues

Ayant nombre d'obligations personnelles et professionnelles à voir ces derniers temps, je suspends les activités de mon blogue pour une durée indéterminée... (minimum 2 semaines)

Je vous reviens dès que je peux enfin consacrer un peu de temps à moi, à mes travaux créatifs et de commerçantes... et à compléter enfin cette deuxième partie de billet laissée en suspend (je m'en excuse d'ailleurs).

Merci de votre attention. Merci de votre patience. 

Syreeni


jeudi 23 février 2017

Rafales #1 : Recueil Les nouvelles du père (Bellavance, Simard, Lévesque... à suivre)


Recueil Les nouvelles du père
Éditions Québec Amérique, 2015

Petit recueil de onze nouvelles orchestré par l'auteur québécois de séries jeunesses telles Arielle Queen et Soixante-Six, Michel J. Lévesque. Dès le départ, la parole est donnée aux pères, par l'entremise de l'écriture de fiction se rapportant à la relation père-enfant, à l'enfance ou au passé, sans être de l'autofiction ou du fantaisiste glissant hors de la réalité ou du réalisme. 

Pourtant, dès le premier texte en scène (What child is this ? de Matthieu Simard), l'autobiographie respire à plein poumon. Son texte semble être un hommage à la naissance d'un enfant de l'auteur-protagoniste. D'une narration « Je » à un destinataire « Tu » qui n'est pas, à première vue, le lecteur, mais bien l'enfant à naître ou déjà née. Pour cette raison, ce n'est pas une « histoire », mais bien un moment authentique, précieux et unique dans une vie. Nous observons en périphérie ce qui arrive au père-protagoniste survivant à l'accouchement en plein air de sa compagne, en plein coeur du Plateau Mont-Royal. Le tout, étape par étape, explore comment l'auteur-protagoniste parvient à intégrer ses nouvelles responsabilités de père. Un texte convenu qui attirera l'intérêt par curiosité. Pour ceux qui aiment les récits concrets, directs, avec un peu d'incertitudes dans la voix. 


Le texte suivant (Coincée dans la gorge de Dominic Bellavance) appartient à l'auteur de la série jeunesse Alegracia éditée chez Les Six Brumes, et de quelques autres romans coup-de-poing parus ici et là au Québec. Ce fut la première fois que je lisais un texte complet de cet auteur. Ma première rencontre – je ne sais plus où - avec son style d'écriture (hors blogue) m'avait laissée entendre qu'il avait le don de la mise en scène et c'est effectivement le cas avec cette nouvelle. Dominic Bellavance est un auteur de la relève à suivre autant pour ce don qui lui sied fort bien que pour son style simple, avec mots justes, plein d'images et de sensibilité. Le récit de cette nouvelle explose tantôt une partie de sa propre vie à travers la création publicitaire (liée ici à un sirop pour la toux et un père de famille en émoi), tantôt en divulguant petit à petit des anecdotes savoureuses, réalistes et directes. Sa plume n'y va pas par quatre chemins.


La nouvelle Le grain de riz de Michel J. Lévesque est énigmatique. C'est l'histoire de Michel, 34 ans, en 2005, qui n'arrête pas de boire de la bière pour une raison pas claire et essai le mieux du monde, entre deux lampés, de poursuivre LE roman de sa vie. Dès le départ, je me questionne. Est-ce l'auteur qui se mets en scène? (En sachant que c'est plus ou moins ce qui est arrivé dans les deux nouvelles précédentes) Le narrateur se décrie comme un ivrogne* dans une narration au « Je », puis dans un temps futur, ce même protagoniste mute sous une narration au « tu » où il a eu un enfant, Simone (or, Michel J. Lévesque a vraiment une enfant qui porte ce prénom) et voit l'univers complètement autrement depuis son arrivée dans sa vie? 

Or, je n'adhère pas, en tant que lectrice, au personnage de l'ivrogne. Les raisons qui le plonge dans cette drogue sont nébuleuses. D'accord pour l'idée que c'est parce que sa compagne est partie... mais... le travers, l'impression de révolte ou de mal être semble inexistant. Presque comme s'il buvait pour meubler le temps et l'espace ou comme pseudo-raison de sa déchéance ou sa difficulté à compléter son roman. Disons que dans le roman The Shining de Stephen King, le personnage ivrogne de Jack Torrence était plus convainquant. Celui de J. Lévesque opte pour un discours assez propret... même si ce pourrait être un cliché de le voir nécessairement grossier...

Néanmoins, la nouvelle étant divisée en deux narrations, c'est dans la deuxième que j'ai perçois réellement l'émotion, le désir de vivre, de se battre, que je peine à saisir dans la première.


Outre cet inconfort, j'ai fini par plonger dans cette histoire une fois passée dans une narration au « tu » qui ne désigne pas le narrataire (lecteur), mais le protagoniste; une narration qui le ramène constamment à la réalité, à chacune de ses actions entreprises ou à entreprendre, de cet homme devenu adulte et responsable. Bien loin de ce qu'il avait affirmé jadis à la future mère de Simone : « Marie... je suis un enfant. Et ce roman-là, c'est mon seul univers ».


En somme, cette nouvelle est de loin la plus peaufinée des textes que contient ce recueil, par ses narrations dédoublées, par sa projection dans le passé et le futur, par ses oppositions identitaires du côté du protagoniste (aimant/détestable, enfant/adulte, mauvaise estime de soi/en pleine possession de ses moyens, etc.) et de ses mises en abîme déroutantes. D'une part, parle-t-on réellement ou pas de l'auteur lui-même? D'une deuxième part, à quelques occasions, la première narration mentionne l'arrivée, anticipée, de la petite Simone, alors que le protagoniste n'est centré que sur lui-même et son présent, et ne nous laissent que peu présager de son devenir. Tandis que son devenir « adulte » survient et s'entremêle avec ces séquences du passé, à la manière d'une danse ou union symbolique (comme le ballet qui est mentionné à même le texte), malgré les désaccords que ses deux aspects de sa vie entretiennent.

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Comme j'ai effectué une sorte d'analyse de texte de la nouvelle de Monsieur J. Lévesque - qui m'a impressionnée par sa qualité d'écriture, je sépare en deux ce billet, qui autrement serait trop long. La deuxième et dernière partie de ce compte-rendu de lecture vous sera disponible à partir de dimanche, 26 février 2017.